17
déc

ARE YOU "WRONG"?

wrong-poster1.jpg

to be Wrong or not to be, wrong.

13:59 17/12/2011 | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook

Brush death if you dare

Le studio Corridor Digital propose dans cette vidéo “Brush With Death” d’opposer avec dynamisme un ange du graffiti face à la mort dans un combat entre le blanc et le noir.

momies.jpg

13:53 17/12/2011 | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook

12
déc

mankind sur un air de manchild

01 Xooang Choi 2.jpgYou gentlemen who think you have a mission
To purge us of the seven deadly sins
Should first sort out the basic food position
Then start your preaching, that’s where it begins

You lot who preach restraint and watch your waist as well
Should learn, for once, the way the world is run
However much you twist or whatever lies that you tell
Food is the first thing, morals follow on

So first make sure that those who are now starving
Get proper helpings when we all start carving
What keeps mankind alive?

What keeps mankind alive?
The fact that millions are daily tortured
Stifled, punished, silenced and oppressed
Mankind can keep alive thanks to its brilliance
In keeping its humanity repressed
And for once you must try not to shriek the facts
Mankind is kept alive by bestial acts

William S. Burroughs reciting What Keeps Mankind Alive? (Kurt Weil / bertolt brecht, 1928) on the film September Songs (Hal Willner, 1997)


(art by Xooang Choi)

00:56 12/12/2011 | Lien permanent | Tags : act-u, lis tes ratures |  Facebook

11
déc

Robert the doll

Would you like to see a creepy doll from Fort East Martello Museum. Robert the Doll actually has his own wikipedia page and a very strange webpage...

robert the doll aura.jpg

13:37 11/12/2011 | Lien permanent | Tags : place net |  Facebook

Iranian Documentary Film About a Leper Colony (The House is Black) - 1963

Documentary film made by Forough Farrokhzad.

Dave Simmons says:
"White people who romanticize other countries, other cultures and other races, have neither lived among them, nor have they ever been at their mercy and forced to live by their rules and standards of living. Western Civilization - aka white people - gave us the modern medicine that made leper colonies a thing of the past. All of the people who have ever lived without modern medicine - or any of the other things white people gave the world, e.g. scientific and technological advances - are thankful for it. None of the spoiled people who accuse whites of racism and like to shake them down with guilt trips, but who gorge their fat carcasses and marvelous physiques on three meals a day provided to them by modern agriculture that whites invented, have ever lived outside of a society that was run by white people, otherwise they would learn to be grateful.

Whites who are ungrateful for their own people's marvelous achievements, view these advances with no special appreciation, and see the advanced state of white people as evidence of their racism instead of appreciating it and seeing how wonderful it is, and saying "thank you" to their OWN PEOPLE for what they have received from them.
These are the people who will not let white people have their own thing, and who will destroy their uniqueness, and who will take from the world the milieu of an all white society that produced these marvelous improvements.
They must be resisted without fear, for the sake of preserving what is good."

house is black.jpg


Press said:

"The House is Black is an acclaimed Iranian documentary short film directed by Forough Farrokhzad.
The film is a look at life and suffering in a leper colony and focuses on the human condition and the beauty of creation. It is spliced with Farrokhzad's narration of quotes from the Old Testament, the Koran and her own poetry. It was the only film she directed before her death in 1967. During the shooting she became attached to a child of two lepers, whom she later adopted.
Although the film attracted little attention outside Iran when released, it has since been recognised as a landmark in Iranian film. Reviewer Eric Henderson described the film; "One of the prototypal essay films, The House is Black paved the way for the Iranian New Wave.

فیلم خانه سیاه‌است به کارگردانی فروغ فرخزاد و تهیه کنندگی ابراهیم گلستان در سال ۱۳۴۲ در پی دیدار از آسایشگاه جذامیان بابا داغی تبریز ساخته شد
و در همان سال در فستیوال فیلم آلمان غربی برندهٔ جایزهٔ بهترین فیلم مستند می‌شود
استفاده از جذامی‌ها به عنوان طرد شدگان جامعه که البته نمونه‌ای این طرد شدگان را در بیش تر قشرهای جامعه می‌توان دید، روزمرگی و انسان گرفتار به طور عام از "شاخص‌های مهم این فیلم است

lèpre.jpg

Musée de la Lèpre: http://www.bymuseet.no/?vis=80

 

13:20 11/12/2011 | Lien permanent | Tags : arts, lis tes ratures, poly-tiques |  Facebook

« Ayons les femmes le reste suivra »

Merci à T. pour ce passage d’un ouvrage de Frantz Fanon, L’an V de la révolution algérienne, datant de 1959, dans lequel ce dernier écrivait ce qui suit.

« Ayons les femmes le reste suivra »

Il y a chez l’Européen cristallisation d’une agressivité, mise en tension d’une violence en face de la femme algérienne. Dévoiler cette femme, c’est mettre en évidence la beauté, c’est mettre à nu son secret, briser sa résistance, la faire disponible pour l’aventure. Cacher le visage, c’est aussi dissimuler un secret, c’est faire exister un monde du mystére et du caché. Confusément, l’Européen vit à un niveau fort complexe sa relation avec la femme algérienne. Volonté de mettre cette femme à portée de soi, d’en faire un éventuel objet de possession.

Cette femme qui voit sans être vue frustre le colonisateur. Il n’y a pas réciprocité. Elle ne se livre pas, ne se donne pas, ne s’offre pas. L’Algérien a, à l’égard de la femme algérienne, une attitude dans l’ensemble claire. Il ne la voit pas. Il y a même volonté permanente de ne pas apercevoir le profil féminin, de ne pas faire attention aux femmes. Il n’y a donc pas chez l’Algérien, dans la rue ou sur une route, cette conduite de la rencontre intersexuelle que l’on décrit aux niveaux du regard, de la prestance, de la tenue musculaire, des différentes conduites troublées auxquelles nous a habitués la phénoménologie de la rencontre.

L’Européen face à l’Algérienne veut voir. Il réagit de façon agressive devant cette limitation de sa perception. Frustration et agressivité ici encore vont évoluer de façon permanente.


01 sophie jodoin.jpg

(photo par Sophie Jodoin)

9
déc

Mémé tique...

Mémétique

 

La mémétique utilise le concept de mème, pour étudier les évolutions de la culture avec une approche Darwinienne étendue. Si la génétique se base sur le concept de gène, pour étudier la nature, la mémétique se base sur le concept de mème, pour étudier la culture. On y étudie le comportement des codes et schémas informationnels appelés mèmes, dans leurs milieux physico-chimiques et socio-culturels : l'homme, l'animal, la machine (tout support mémoriel). Le mème peut se définir comme un élément d'une culture pouvant être considéré comme transmis par des moyens non génétiques, en particulier par l'imitation1.

Elle associe les sciences de

autour de l'étude de l'évolution des phénomènes culturels dans le temps et l'espace physico-social, dans une approche culturo-centrée. En s'intéressant autant à l'aspect neuronal que mental, symbolique que pratique, elle se positionne naturellement au sein des Sciences Humaines et Sociales, même si elle n'est pas centrée sur l'humain.

Elle s'inscrit dans le mouvement du darwinisme étendu, cette tendance d'une généralisation de la théorie de l'évolution qui s'observe dans des domaines aussi variés que ceux de l'intelligence artificielle, des neurosciences, de la systémique, la psychologie, ou la sociologie. Par exemple, les chercheurs en intelligence artificielle utilisent l'algorithme génétique, pour résoudre des problèmes d'ingénierie, en modélisant l'évolution de créatures mathématiques virtuelles. En neuroscience, on considère peu à peu que l'apprentissage se base sur des mécanismes darwiniens au niveau des synapses.

 

Sommaire

 [masquer

Origine

Le mot mémétique a été formé dans les années 1980 à partir du terme mème. Les deux accents aigus rappellent l'analogie avec le mot génétique.

Le mot mème vient de l'anglais meme, introduit en 1976 par Richard Dawkins dans son livre Le gène égoïste. Il a été créé à partir de :

  • Mimesis : imitation, similitude (grec ancien) ;
  • Mimeme : chose imitée (grec ancien) ;
  • Gène : unité de base de l'information génétique qui se transmet de génération en génération ;
  • Même : identique, sans différence (adjectif français) ;
  • Memory/Mémoire : capacité de retenir, conserver et rappeler les informations.

La mémétique applique à la culture humaine les concepts et modèles issus de la théorie de l'évolution (et spécialement de la génétique des populations). Elle essaye ainsi d'expliquer de nombreux phénomènes culturels, tels que :

  • La propagation des rumeurs, des modes (sur internet, mais pas seulement) ;
  • Les phénomènes d'adhésion à des mouvements culturels, idéologiques, politiques ou religieux ;
  • Les phénomènes de sélection, tels que l'auto-censure, la charge cognitive, les décisions ;
  • Les phénomènes de variation : l'apparition de variantes culturelles, l'innovation, la création.

L'approche d'Aaron Lynch est un exemple2. Mais aussi celles d'Howard Bloom, de Susan Blackmore, ou encore de Pascal Jouxtel.

De nombreuses têtes pensantes se demandent si l'analogie entre patrimoine génétique et patrimoine culturel peut soutenir un examen approfondi, et comment elle pourrait être vérifiée. Depuis sa création en 2003, la Société francophone de mémétique favorise en langue française leur travail et leur collaboration. Une série de séminaires pluridisciplinaires permettent de consolider peu à peu cette science en devenir, à commencer par son positionnement.

La mémétique doit être clairement distinguée de la sociobiologie. En sociobiologie, les entités considérées sont des gènes et des humains ; on s'y intéresse exclusivement à la part héréditaire des comportements. La mémétique, elle, s'intéresse à la part acquise (non génétique), et manipule les concepts de mèmes et de solutions culturelles. La sociobiologie s'intéresse aux origines biologiques des comportements humains, alors que la mémétique considère l'Homme non seulement comme un produit de l'évolution biologique, mais aussi comme un environnement pour l'évolution des éléments culturels.

Récemment, la découverte des neurones miroirs est venue renforcer l'idée de la reproduction mémétique. En effet la réplication d'actions, d'émotions et d'intentions, d'une personne à une autre, pourrait être favorisée par ce type de neurones.

Quelques concepts

La dérive mémétique se définit comme le processus par lequel une idée ou mème se transforme lors de sa transmission d'une personne à l'autre. Très rares sont les mèmes montrant une inertie mémétique forte, qui est la capacité d'un mème à être transmis de la même façon et à conserver son impact, quel que soit l'émetteur ou le récepteur. La dérive mémétique augmente quand le mème est transmis en exprimant l'idée de façon gauche, tandis que l'inertie mémétique est renforcée quand elle est exprimée en rimes ou par d'autres moyens mnémotechniques utilisés par le transmetteur pour en conserver le souvenir. L'article sur la loi de Murphy présente un exemple de dérive mémétique. Les légendes urbaines et les histoires drôles constituent des types de mème à forte inertie. Le marketing viral est une tentative d'exploitation de l'inertie mémétique à des fins de promotion commerciale.

Une grande partie du vocabulaire de la mémétique est formé en ajoutant le préfixe 'mèm(e)-' à un terme existant, provenant en général de la biologie, ou en substituant 'mèm(e)' à 'gèn(e)'. Par exemple : pool mémétique, mémotype, ingénierie mémétique, complexe mémétique. En tant qu'adjectif, mémétique est parfois remplacé par mémique, avec la même relation qu'entre génétique et génique.

Les méméplexes sont des ensembles de mèmes qui, une fois associés, optimisent leurs chances de se répliquer (tout comme les gènes, lorsqu'ils sont associés dans un organisme, optimisent leurs chances d'être conservés par la sélection naturelle). Par exemple, les religions sont des méméplexes particulièrement adaptés à leur environnement, tout comme la notion de responsabilité, ou l'univers automobile.

Les cultures évoluent-elles ?

Dawkins observa que les cultures peuvent suivre une évolution similaire à celle de populations d'organismes vivants. Différents concepts peuvent passer d'une génération de créatures culturelles à l'autre et influencer, en bien ou en mal, les chances de survie de ces créatures culturelles hébergées par les humains. La mort de l'humain porteur est la plus forte contrainte, pour une créature mémétique, mais pas la seule. Par exemple, différentes cultures peuvent concevoir indépendamment des outils uniques et spécifiques, et leur efficacité peut influencer directement les chances de prospérité de leur concepteur, et procurer ainsi des avantages sur les cultures concurrentes. Les méthodes prouvées ainsi meilleures peuvent alors être adoptées par une plus grande proportion de la population. Chaque mème agit de façon similaire à un gène biologique qui peut être présent ou absent dans des populations de solutions culturelles données, la présence et la transmission génération après génération d'un mème sont directement liées à sa fonction. Le mème 'présence d'une chute' dans un contenu audiovisuel, augmentera sa capacité à distraire, et donc à se re-produire (le contenu sera conseillé, ou revu, plus que d'autres).

Une caractéristique clé d'un mème vient de son mode de propagation par imitation, comme l'a montré le sociologue français Gabriel Tarde. Le phénomène d'imitation appliqué à l'homme peut être considéré comme un comportement augmentant la capacité d'un individu à se reproduire et propager son génome. Les imitateurs auraient ainsi réussi à génétiquement accroître la capacité du cerveau à bien imiter. Dans ce sens, imiter signifie la capacité d'absorber des informations en utilisant ses sens pour ensuite les réutiliser. Cette information peut être inanimée, comme un livre, ou plus typiquement animée comme un autre humain dont le comportement va fournir des informations qui pourront être réutilisées. Les sources inanimées d'information ont été appelées systèmes de rétention. Sans le support de cerveaux suffisamment évolués pour évaluer leurs points clés de comportement et l'intérêt de les copier, les mèmes ne pourraient pas se propager. Les mèmes (ou des comportements acquis et propagés par imitation) ont été observés chez d'autres espèces que l'homme telles que les dauphins, les primates ou certains oiseaux. D'autres exemples de transmission de mèmes simples ont été aussi mis en évidence artificiellement chez les céphalopodes ou les rats. Une fois cette couche biologique installée, elle favorise une certaine indépendance du culturel sur le biologique.

Les mèmes et les gènes peuvent survivre plus longtemps que les organismes qui les transportent. Par exemple, un gène fournissant un avantage évolutif tel qu'accroître la force des dents d'une population de lions peut rester inchangé pendant des générations. De même, un mème particulièrement efficace peut se propager par copie d'un individu à l'autre longtemps après sa première apparition.

Exemples de solutions culturelles

Une solution culturelle est une réponse, souvent partielle, aux contraintes actuelles d'une situation. C'est l'expression du code mémétique dans les systèmes mentaux, sociaux et physiques. Les solutions culturelles sont les véhicules des mèmes, les "individus" de l'algorithme évolutionnaire.

  • Le jeu de Yams, solution culturelle ludique, répondant à l'ennui de plusieurs personnes.
  • Un repas, solution culturelle codée avec plusieurs mèmes : à plusieurs ou en solitaire, avec des assiettes ou pas, cuisiné par un autre ou pas, ...
  • utiliser une fourchette, solution culturelle d'usage d'un objet, codée entre autres avec le mème du nombre de dents.
  • fabriquer une fourchette, solution culturelle de fabrication.

Une fois définie la solution, le méméticien va :

  • étudier son cycle de reproduction (par imitation, enseignement, médias, bouche à oreille, récits),
  • déterminer l'importance des phénomènes de sélection qui peuvent contraindre cette reproduction (désintérêt, compétition avec d'autres solutions répondant aux mêmes contraintes, charge cognitive, contexte, ...)
  • évaluer les possibilités d'innovation par croisement ou variation, intentionnels ou non.

Exemple de mèmes

Quelques mèmes très répandus sont décrits ci-dessous :

  • la chanson Happy Birthday to You est un des mèmes les plus performants de tous. Il est présent dans presque tous les faits culturels de fête d'anniversaire.
  • les origamis sont des mèmes qui possèdent une très grande fiabilité lors de leur réplication.
  • la technologie contient de nombreux mèmes qui sont liés à son évolution (voiture...) ; la technologie démontre clairement le mécanisme de mutation permettant à des améliorations d'apparaître et de se répandre.
  • les images pouvant être associées à des épisodes de l'histoire,
  • les images associées à des représentations du monde,
  • jingles accompagnant les messages publicitaires,
  • musiques que l'on ne peut chasser de son esprit
  • blagues, du moins celles qui sont communément considérées drôles
  • proverbes, dictons et aphorismes
  • les poèmes épiques étaient très importants pour conserver l'histoire orale
  • chanson enfantine qui se propage de parents à enfants de génération en génération
  • chaînes de lettres
  • religions et croyances
  • théories de complots

Critiques

Certains auteurs critiquent la mémétique sur la base qu'elle ne permet pas de faire de prédictions concernant les évolutions futures de la culture. Si elle décrivait adéquatement les mécanismes mis en œuvre, elle devrait pouvoir le faire. Certains répondent qu'elle se place dans la catégorie des phénomènes complexes, comme l'économie ou la météo, et que la recherche de la prédiction parfaite est impossible, par manque d'informations sur les conditions initiales (il faudrait scanner et interpréter le "contenu" de tous les cerveaux).

D'autres auteurs, comme le darwinien et chrétien Connor Cuningham, pensent que la théorie des mèmes comporte une erreur intrinsèque, dès sa formation. Si l'on applique la théorie des mèmes à la culture, aux connaissances, alors cette théorie est un mème au même titre que la théorie créationniste, ou religieuse. Et si je suis victime de l'expansion d'un mème, que ce soit en défendant l'une ou l'autre de ces théories, qu'est-ce qui distingue les mèmes "corrects" des "incorrects" ? Cette théorie ne le permet pas. Elle permet par contre, de placer au centre du débat nos filtres personnels ou collectifs, nous permettant d'évaluer et de comparer. Le fait qu'une théorie puisse s'appliquer à elle-même n'est d'ailleurs pas considéré ordinairement comme une faiblesse, ainsi les sociologues du programme fort en sociologie de la connaissance scientifique font de la réflexivite de leur théorie un des 4 piliers essentiels de la discipline.

Notes et références

  1. Oxford English Dictionary, Traduit par Pascal Jouxtel dans Comment les systèmes pondent ? Introduction à la mémétique, Le Pommier, Paris, 2005.
  2. Aaron Lynch, 1996, Thought contagion. How Belief Spreads Through Society. The New Science of Memes. Basic Books

Bibliographie

  • (fr) Claidière Nicolas, Théories darwiniennes de l'évolution culturelle : modèles et mécanisme thèse de doctorat, 2009 [1].
  • (fr) Dominique Guillo, la culture, le gène et le virus, La mémétique en question, Hermann, 2009
  • (fr) Gérard Ayache, Homo sapiens 2.0 - Introduction à une histoire naturelle de l'hyperinformation, Max Milo, Paris, 2008.(ISBN 978-2-35341-038-5)
  • (fr) Safi Douhi, Mémétique. Une théorie de l'évolution ...des idées ? Science & vie no 1093 , octobre 2008 , p. 103-109
  • (fr) Michel Serres, Récits d'humanisme, Le Pommier, 2006.
  • (fr) Susan Blackmore, La théorie des mèmes, Max Milo, 2006 (traduction de The Meme machine)
  • (fr) Pascal Jouxtel, Comment les systèmes pondent ? Introduction à la mémétique, Le Pommier, Paris, 2005. Citations
  • (fr) Howard Bloom, Le cerveau global, le principe de Lucifer tome 2. Paris: Le jardin des livres, 2004.
  • (fr) Howard Bloom, Le principe de Lucifer. Paris: Le jardin des livres, 2002.
  • (fr) Jean-Michel Truong, Totalement inhumaine, Les Empêcheurs de penser en rond, Paris, 2001.
  • (fr) D. Sperber, La contagion des idées, Paris, Odile Jacob, 1996.
  • (fr) N. Khouri, Il y a vingt-cinq ans, la sémiotique, in Horizons Philosophiques, vol 1 no 2, p. 161-175, 1991.
  • (fr) Richard Dawkins, Le gène égoïste, Menges, Paris, 1978, Armand Colin, Paris 1990.
  • (fr) Julia Kristeva, Sêmeiôtikê, recherche pour une sémanalyse, Seuil, Paris, 1969.
  • (en) Howard Bloom ,The Genius of the Beast: A Radical Re-Vision of Capitalism, 2009
  • (en) R. Brodie, Virus of the Mind: The New Science of the Meme, Integral Press, 1996.
  • (en) Susan Blackmore, The Meme Machine, Oxford, Oxford U. P., 1999.
  • (en) Susan Blackmore, Imitation and the definition of a meme, 1998.
  • (en) Charles Darwin, The origin of species [1869], Penguin Books, Londres, 1985.
  • (en) Richard Dawkins, Viruses of the mind, in (B. Dalhbom, ed.) Dennett and His Critics: Demystifying Mind, Blackwell, 1993.
  • (en) Richard Dawkins, Is religion just a disease?, The Daily Telegraph, Wednesday December 15, p. 18, 1993.
  • (en) Daniel Dennett, Memes and the exploitation of imagination, J Aesthetics Art Criticism 48 : 127-135, 1990.
  • (en) Daniel Dennett, Consciousness Explained, Penguin Books, 1991.
  • (en) Daniel Dennett, Darwins dangerous idea. NY, Simon & Schuster, 1995.
  • (en) L. M. Gabora, Memetics: The creative spark, Wired 5.06, June 1997.
  • (en) A. Lynch, Thought Contagion: How Belief Spreads Through Society, the New Science of Memes. Basic Books, 1996.
  • (en) W.V.O. Quine, Theory and Things, Harvard U.P., Cambridge, 1981.
  • (en) W.V.O. Quine, Ontological Relativity and Other Essays, Columbia U.P.Mélissa Thériault, New York, 1969.

Voir aussi

Liens internes

Liens externes

 

01:54 09/12/2011 | Lien permanent | Tags : poly-tiques |  Facebook

jail mouse

Le dilemme du prisonnier

 

Dans le jeu du dilemme du prisonnier, deux détenus sont emprisonnés dans des cellules séparées. La police fait à chacun des deux le même marché:
"Tu as le choix entre dénoncer ton complice ou non. Si tu le dénonces et qu'il te dénonce aussi, vous aurez une remise de peine d'un an tous les deux. Si tu le dénonces et que ton complice te couvre, tu auras une remise de peine de 5 ans, mais ton complice tirera le maximum. Mais si vous vous couvrez mutuellement, vous aurez tous les deux une remise de peine de 3 ans."

Dans cette situation, il est clair que si les deux s'entendent, ils s'en tireront globalement mieux que si l'un des deux dénonce l'autre. Mais alors l'un peut être tenté de s'en tirer encore mieux en dénonçant son complice. Craignant cela, l'autre risque aussi de dénoncer son complice pour ne pas être le dindon de la farce. Le dilemme est donc: "faut-il accepter de couvrir son complice (donc de coopérer avec lui) ou le trahir ?"

 

Le tableau standard est le suivant :

 

 Joueur B
  coopèretrahit
Joueur Acoopère
(3,3)
(0,5)
trahit
(5,0)
(1,1)
 

 

Ce genre de situation se rencontre fréquemment dans la vie: concurrence entre deux entreprises, conflits de personnes, comportement social de certains animaux, guerre des tranchées durant la guerre 14-18 (Axelrod 1992), etc.
Ce modèle très simple de la théorie des jeux semble appréhender en miniature les tensions entre cupidité individuelle et intérêts de la coopération collective. Pour cette raison, il est devenu un des modèles les plus utilisés en sociologie, biologie et économie.

Le dilemme du prisonnier itéré

 

Le dilemme du prisonnier devient plus intéressant et plus réaliste lorsque la durée de l'interaction n'est pas connue. On peut alors envisager de se souvenir du comportement d'un joueur à son égard et développer une stratégie en rapport. Par exemple, si je sais que mon adversaire ne coopère jamais, mon intérêt sera de ne pas coopérer non plus, sous peine d'être systématiquement grugé. Par contre si je sais que mon adversaire coopérera toujours quoi qu'il arrive, j'aurai intérêt à être vicieux et ne jamais coopérer pour maximiser mon gain.
La stratégie appelée "Donnant donnant", qui consiste à coopérer au premier coup puis à systématiquement copier le comportement de son interlocuteur à la rencontre précédente, s'avère particulièrement robuste (Axelrod 1992).

 

Votre choix
 Choix du complice
your actionTour
my action
Votre score:             Score du complice:

Résultat du tour de jeu:

Boutons pour jouer une partie interactive:        

 

 

Intervention du hasard (%): 1 2 5 10 20 30 40
Vitesse de simulation (secs / tour): 0.05 0.20 0.50 1 2 5 10
Nombre de tours:     50 100 200 500 1000 5000

 

Évaluation des résultats (%)
Votre résultat Résultat du complice
Résultat commun
Évaluation des stratégies du complice (%)
Donnant donnant Donnant donnant / Aléatoire
Donnant pour 2 donnants / Aléatoire Donnant pour 2 donnants
Sondeur naïf Sondeur repentant
Pacificateur naïf Vrai pacificateur
Aléatoire Toujours trahir
Toujours coopérer Rancunier
Pavlov Pavlov / Aléatoire
Adaptatif Graduel
Donnant donnant soupçonneux Rancunier doux

   

 

 


 

Travail: le dilemme du prisonnier itéré avec Mathematica

 

Il est relativement simple d'implémenter le dilemme du prisonnier itéré sous Mathematica; il s'agit essentiellement de manipuler des listes, un domaine où Mathematica est particulièrement performant. Des notions de programmation modulaire sont aussi requises.
L'idée est que chaque élève programme quelques stratégies et qu'il choisisse celle qui lui semble la meilleure. Chaque stratégie doit être écrite dans un module. Ensuite, les élèves s'affronteront deux à deux dans un tournoi (il s'agira donc de rassembler les modules dans un même programme). Chaque stratégie affrontera toutes les autres (y compris elle-même). Toutes les stratégies participeront ainsi que cinq "joueurs" invités: "Bonne Poire", "Toujours seul", "Calculateur", "Aléatoire" et "Donnant donnant", ainsi que le maître qui participera sous le nom de "Coyote".

 

Cliquez sur le nom du fichier ci-dessus puis enregistrez sur votre disque dur ce fichier en format Texte en allant dans le menu Fichier/Enregistrer sous...
Ouvrez ensuite ce fichier depuis Mathematica (version 3 ou supérieure), et complétez-le.

 

Pour les élèves:

 

dilemme.nb (20 Ko)
Pour le maître:

 

tournoi.nb (16 Ko)

 

Les anciens tournois

Deux tournois ont déjà eu lieu.

Le tournoi 1997:

 

tour97.nb (48 Ko)
Le tournoi 2000:

 

tour00.nb (24 Ko)

Note: Si vous n'avez pas Mathematica, vous pouvez télécharger le logiciel gratuit MathReader pour visualiser (mais pas exécuter) ces fichiers.

 


Références

 

 


 

 

 

01:43 09/12/2011 | Lien permanent | Tags : society |  Facebook

8
déc

Coke en stocking

green spot.jpg

Un bon Coca et tout va... (attention images indécentes et terriblement sans aspartam)

09:06 08/12/2011 | Lien permanent | Tags : society |  Facebook

5
déc

thyis is not the end, my fiend

07 m Harland Miller - waiting for nothing to end.png

"There is a satisfactory boniness about grammar which the flesh of sheer vocabulary requires before it can become a vertebrate and walk the earth."
Anthony Burgess

00:48 05/12/2011 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

black and white gold

"Some may blackly (angrily) accuse me of trying to blacken (defame) the English language, to give it a black eye (a mark of shame) by writing such black words (hostile). They may denigrate (to cast aspersions) me by accusing me of being blackhearted (malevolent), of having a black outlook (pessimistic) on life, of being a blackguard (scoundrel)- which would certainly be a black mark (detrimental fact) against me. Some may black brow (scowl at) at me and hope that a black cat crosses in front of me because of this black deed. I may become a black sheep, who will be blackballed (ostracized) by being placed on a blacklist in an attempt to blackmail or blackjack (compel by threat) me will have a Chinaman’s chance of success, for I am not a yellow-bellied Indian-giver of words, who will whitewash (cover up or gloss over) a black lie (harmful, inexcusable). I challenge the purity and innocence (white) of the English language. I don’t see things in black and white (entirely bad or entirely good) terms, for I am a white man (marked by upright firmness) if there ever was one. However, it would be a black day when I would not “call a spade a spade,” even though some will suggest that a white man calling the English language racist is like the pot calling the kettle black. While many may be niggardly (grudging, scanty) in their support, others will be honest and decent- and to them I say, that’s very white of you (honest, decent)."

 

Robert B. Moore, “Racist Stereotyping in the English Language” (via supporterleschenilles)

 

20 keep clean.jpg

 

00:01 05/12/2011 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

1
déc

A la poursuite du Maître du Calame noir

"Il est un artiste mystérieux et à l’identité discutée, probablement actif au XVe siècle dans le monde tartare, entre Turkestan, Chine, Russie et Afghanistan, du côté de Tabriz ou de Herat. Ce Maître du Calame noir, qui surprit l’Europe lors d’une exposition munichoise en 1910, peignait les pauvres gens, les ascètes, les errants. Cinq cents ans plus tard, un couple de photographes vagabonds, épris d’Asie centrale, Roland et Sabrina Michaud, a parcouru les steppes à la recherche des archétypes peints par le Maître. Le résultat est surprenant : mêmes physionomies, mêmes regards, mêmes attitudes, mêmes habits (bonnets d’astrakhan et), mêmes activités (dressage de chevaux, scènes de forge et de marché) Comme un jeu de miroirs entre photos d’aujourd’hui et peintures d’hier, rien ne semble avoir changé : à croire que la globalisation n’a jamais eu lieu… "
L’Asie des Tartares, Rencontre avec Siyah Qalem, Maître du Calame noir, photographies de Roland et Sabrina Michaud, Gallimard, 2011, 160 p., 39 €

11:14 01/12/2011 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

30
nov

Rancière, copié collé.

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TEXTE D'ANALYSE
L'intermittence et la question du sensible
Texte de Jacques Rancière

Pour le philosophe, dans le mouvement même des intermittents, ce n'est pas aux seuls artistes de la profession de s'approprier la question du sensible

Il est dans la logique du pouvoir d'assigner chacun à ce qui lui est attribué comme place. Cette logique détermine ainsi un certain partage du sensible, c'est-à-dire une répartition de ce qui revient à chacun en fonction de sa place. Le partage du sensible, c'est donc tout d'abord un repérage des identités (lesquelles passent avant tout par les catégories socio-professionnelles, telles que "intermittents" ou même "artistes"), une distribution des visibilités et des modes de parole en fonction des lieux dans lesquels tel ou tel comportement, telle ou telle prise de parole est autorisée (théâtre, café, lieu de débat, etc.).
La politique commence lorsque le partage du sensible est mis en question, c'est-à-dire lorsqu'il devient comme tel à la fois le terrain et l'enjeu de la lutte. Autrement dit, une lutte devient politique lorsque des individus et des groupes ne revendiquent plus leur place et leur identité. Lorsqu'ils assument de devenir indiscernables, et par là même, tendanciellement ingérables, là où le pouvoir se caractérise toujours plus par un souci de gestion, de faire de toute activité, invention ou forme de vie un objet de gestion.
Dans la lutte des intermittents, quelques personnes ont commencé à dire:
"il ne s'agit pas des intermittents comme profession, il ne s'agit pas des privilèges dus à l'artiste, qui n'est pas le seul à avoir besoin de temps pour penser et inventer; il s'agit de ce qu'il y a de commun au-delà des métiers et des places; il s'agit de la situation commune qui nous est faite, et qui détermine l'existence d'une communauté de fait".
Alors, nous sommes dans un régime de parole et d'action qui tend à brouiller les principaux éléments de gestion du pouvoir, c'est-à-dire qu'un régime d'énonciation politique est apparu.
Dans le cas de cette lutte, le problème du partage du sensible prend une acuité nouvelle, puisque dans nos sociétés, c'est aux artistes que revient la tâche de mettre en travail la sensibilité, et de constituer ainsi ce qu'on pourrait appeler une communauté sensible.

La question est alors double:
1. Comment ce travail sur le sensible peut-il aboutir à des formes d'apparition politique nouvelle, qui puissent aller plus loin dans la mise en crise de la gestion normalisée, identitaire, du partage du sensible?

2. Comment pour autant ne pas recréer ce qu'il s'agit de contester, à savoir une distinction entre "les artistes" (ce qui n'indique qu'un statut social) et les autres (techniciens, profs, sympathisants, etc.)?

Dans le mouvement même des intermittents, ce n'est certes pas aux seuls artistes de la profession de s'approprier cette question du sensible; c'est à ceux qui y participent de trouver là l'occasion pour libérer l'invention de puissances d'apparition renouvelées.

Jacques Rancière,
6 juillet 2003.

source : Les éditions du mouvement

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Loin d’être accessoire, la réalisation d’entretiens fait partie intégrante du travail de Jacques Rancière. D’entretien en entretien, Rancière s’est toujours attaché à commenter et à expliciter son parcours et ses interventions en en exposant les inflexions et les continuités ; à opérer un travail de définition, de redéfinition et de démarcation par rapport à d’autres interventions théoriques ; à montrer le caractère indissociable de ses textes sur la politique, l’esthétique, l’art, le cinéma et la littérature ; à apporter des réponses aux objections et interrogations soulevées par ses écrits.

Sorte de cartographie en mouvement de la pensée de Jacques Rancière, ce recueil, qui contient notamment des entretiens difficilement accessibles ou inédits en français, constitue un outil indispensable pour tous ceux qui s’efforcent de définir les termes d’une politique démocratique radicale aujourd’hui.

Jacques Rancière est professeur honoraire de philosophie à Paris-VIII. Il est notamment l’auteur de La Nuit des prolétaires, Le Maître ignorant, Aux bords du politiques, Les Noms de l’histoire, La Mésentente, La Parole muette. Essai sur les contradictions de la littérature, Le Partage du sensible, La Fable cinématographique, Le Destin des images, La Haine de la démocratie, Politique de la littérature, et Le Spectateur émancipé.


Lisez l'entretien avec Jacques Rancière
sur le site de La Revue Internationale des Livres et des Idées:

Critique de la critique du « spectacle » (entretien avec Jérôme Game)

20:00 30/11/2011 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

Bela Ciao Tarr

COMPTE RENDU
Harmonies hongroises
Béla Tarr à l’honneur

Le cinéaste hongrois Béla Tarr pose un point final à sa carrière avec Le Cheval de Turin. A cette occasion, le Centre Pompidou organise une rétrospective intégrale de sa filmographie tandis que Jacques Rancière publie aux éditions Capricci un essai — désormais indispensable— sur le réalisateur.

 L’histoire commence en 2008 : « Je dois montrer ce qui se passe vraiment : les gens en ont marre, leurs émotions sont fortes, puissantes. Et la question est : comment ces émotions sont exploitées, contrôlées, avant la grande explosion. Je ne supporte plus cette putain d’égalité polie, petite bourgeoisie, qui existe dans le monde. Le deal entre les pauvres et la société, comment les pauvres sont forcés à accepter cet ordre, et on accepte ce monde de merde.» (1) L’histoire se termine en 2011, avec une ultime réalisation : Le Cheval de Turin (2). Ces propos – et le film – sont ceux du cinéaste hongrois Béla Tarr. Neuf films, en presque quarante ans. Son départ est marqué par deux premières fois : une rétrospective au Centre Pompidou et un ouvrage de Jacques Rancière.
 
Au Centre Pompidou, la riche rétrospective Béla Tarr, L’alchimiste propose – en sa présence – à la fois les longs métrages du réalisateur (du premier réalisé en 1977, Le Nid Familial, à L’Homme de Londres réalisé en 2008) et plusieurs raretés : ses quatre courts-métrages et une production télévisée jamais diffusée sur nos écrans français, Macbeth (son seul film avec deux plans séquences). Au cours de sa carrière, le cinéaste utilise à deux reprises, et jusqu’en 1986, la couleur (avec L’Outsider et Almanach d’Automne), avant de choisir – et de manière définitive – , le noir et blanc (Damnation, Satantango, Les Harmonies Werckmeister, L’Homme de Londres et Le Cheval de Turin).

A suivre aussi, un documentaire sur le cinéaste (réalisé par Jean-Marc Lamoure, Tarr Béla, Cinéaste et au-delà) permet de découvrir ceux qui forment sa famille de tournage depuis plus de trente ans, dont le musicien Mihály Víg (à ses côtés aussi en tant qu’acteur depuis Almanach d’Automne), la monteuse Agnès Hranitzky (sa femme et sa co-réalisatrice), le romancier Laszlo Krsznahorkai (il collabore avec lui dès Damnation) et certains de ses acteurs que l’on retrouve dans plusieurs films dont Erika Bok, jeune fille aperçue dans Satantango et personnage principal de son dernier film, Le Cheval de Turin. Entre-temps, et afin de mieux se familiariser avec l’univers du cinéaste, une table ronde viendra « questionner ses différents régimes d’écriture filmique » et surtout, une conférence de Jacques Rancière sera l’occasion d’écouter l’auteur d’un ouvrage – le premier, donc – incontournable sur le cinéaste.

L'essai de Jacques Rancière,Béla Tarr, Le temps d’après, est à l’image de celui qui n’envisage aucune « philosophie du cinéma » : il va et vient dans l’œuvre du cinéaste, au gré de courts chapitres, convoquant la littérature, la peinture, la musique et le cinéma, dans un style dépouillé, soucieux de n’imposer aucun discours théorique.

Dans les premiers films du cinéaste (Le Nid Familial, L’Outsider, Rapports Préfabriqués, Almanach d’Automne), tournés dans une période que l’auteur attribue aux « jeunes cinéastes en colère », les personnages, cadrés en très gros plan, vivent en huis clos et sont aux prises avec des difficultés sociales et administratives. Au film Damnation (1987), Béla Tarr évoque comme un déclic : « C’est par ce film que je me suis rendu compte que l’histoire à raconter n’avait vraiment plus aucun intérêt. » Les dialogues diminuent, les plans séquences se rallongent : « Béla Tarr accompagne les choses jusqu’à son achèvement. La matière prend vie tandis que l’homme se désincarne », selon l’écrivain. Le plan se divise alors « en plusieurs zones d’ombres et de lumières », poursuit-il. Une nouvelle période commence : « Les films de la maturité, ceux qui accompagnent l’effondrement du système soviétique et les lendemains capitalistes qui déchantent. » On découvre alors, raconte le philosophe, les quatre obsessions du cinéaste que sont l’espace, la distance, le temps et le Mal.

« Un être qui s’habitue à tout, voilà, la meilleure définition qu’on puisse donner de l’homme », écrit Dostoïevski. Chez Béla Tarr, il faut s’habituer à tout. Il faut s’habituer à ce « brouillard [qui] envahit tout, pénètre dans les poumons, il envahit ton âme », comme le raconte un des personnages de Damnation. Ce qui l’intéresse dans une scène, « c’est la pluie qui tombe, l’attente de l’événement le plus banal (..) l’important, c’est le temps, le ciel, les grues, les engins mécaniques d’un chantier, le regard ». Et puis, il y a les ouvertures, – sacrées –  : « C’est l’ouverture qui est importante, explique-t-il. Toujours. Je voudrais donner au spectateur dès le début l’impression qu’il est auteur. Ainsi pour Satantango, quand on voit, dès le premier plan, que les vaches mettent tant de temps à aller au pré, on s’installe à partir de là, dans un temps autre. Je signe dès lors un contrat tacite avec le spectateur qui sait de quoi il retourne. » Il suffit de regarder Les Harmonies Werckmeister : on y retrouve des hommes, silencieux, à la fermeture d’un bar. Quand arrive le jeune Valuska, chacun se positionne selon ses ordres car « nous, gens simples, allons assister à une démonstration de l’immortalité ». Une part de son style se retrouve dans cette séquence, avec ces lents mouvements de caméra, cette musique lancinante, dans ces instants à la fois individuels et collectifs et dans cette poursuite du temps d’après, que Jacques Rancière définit comme « le temps où on s’intéresse à l’attente elle-même.» C’est dans son dernier film, Le Cheval de Turin, que le cinéaste cristallise cette attente. Un vieil homme et sa fille vivent dans une ferme isolée. Leur vie se résume à deux choses : la lumière et un cheval. Et quand la lumière s’éteint ; quand le cheval meurt : que reste-t-il ?  Un écran noir. La fin d’un monde ? On ne parvient pas à oublier ces visages désespérés qui nous ramènent à ce cinéaste « désespéré, [qui s’]’accroche aux regards désespérés qui [l]‘entourent, [qui]essaie de filmer le monde désespéré qui [l’]entoure. » On cherche une issue, une lumière, une raison. On lit Jacques Rancière : « [Béla Tarr]est un homme soucieux d’exprimer au plus juste la réalité telle que les hommes la vivent. » Malgré les regards désespérés, quand Valuska lance au patron du bar que « ce n’est pas fini » ou lorsque le vieil homme prononce comme derniers mots « il faut manger », n'y voyez-vous pas là, une forme de résistance ? Ne faudrait-il pas continuer à filmer, cher Béla Tarr, même dans le noir, même quand il n’y a plus d’espoir, même si « les loups hurleront toujours » ?

1. Entretien aux Cahiers du Cinéma n°637, 2008.
2. Ours d’argent au dernier festival de Berlin, 2011. Sortie en salles le 30 novembre 2011.

> Béla Tarr, L’Alchimiste. Rétrospective intégrale, du 3 décembre au 2 janvier au Centre Pompidou, Paris. Jacques Rancière, Béla Tarr, Le temps d’après, éditions Capricci, 96 p.

http://www.youtube.com/watch?v=zcDVjCNTVP8&feature=player_embedded#! entre autres liens.

Bélinda Saligot

19:56 30/11/2011 | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook

robbinschilds

Ladies... standing in our way.

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Both are blue, often.

16:17 30/11/2011 | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook

Best Funeral Ever

The brilliant minds behind Improv Everywhere are at it again. Following in the theme of “Best Ever”, the agents descended on the funeral for a man with few surviving relatives. The eight people that attended the burial were joined by thirty agents from IE making for a truly memorable inhumation.

Improv Everywhere - Best Funeral Ever - 2009

The actors arrived a bit late but put on their best grieving faces and joined the mourners graveside. The family of the deceased were baffled by the turnout for a man that few cared about while he was alive.

Improv Everywhere - Best Funeral Ever - 2009

Eventually the priest noticed the camera and the gig was up. Apparently the presence of a video camera is frowned upon at such occasions. Unfortunately the real mourners failed to recognize the thoughtfulness of the gesture and things turned ugly.

Improv Everywhere - Best Funeral Ever - 2009

Improv Everywhere dropped this video yesterday, April 1. Everyone involved in the prank were actors and the funeral was fake. It was a nice prank and an amazing sociological experiment. Just check out the hundreds of comments this mission received on their website. Usually IE aims to confuse and delight people on the street, this time they went after the online public with great success. Get in on the next mission by joining the Urban Prankster Network.

 

Improv Everywhere
Best Funeral Ever
1 April 2009

16:12 30/11/2011 | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook

VéraLuna (10/12/11)

Voici une recommandation de voix et de sons. Je suis des cours de chants bibratoires avec Véra Zanello depuis septembre. Elle concrétise un de ses rêves avec ce concert qui aura lieu le 10 décembre à la Projection Room.

Je ne pourrais pas en être mais allez-y et rapportez des mots et des sons.

Le message de Véra, là:

"Bonjour à toutes et à tous, 
Je vous rappelle le concert Veraluna qui approche à grands pas.
Véraluna est un de mes rêves depuis quelques années...De réaliser mon univers personnel en concert avec la collaboration d'autres musiciens!
C'est donc le 10 décembre prochain à 20h00 que le concert aura lieu.
Je serais heureuse de vous y voir,pour que vous puissiez faire partie de ce voyage musical et humain.
 
Mes compagnons de route seront:
 
Asad Qizilbash-Sarod,violon (Pakistan)
Garif Thelzanov-Contrebasse (Kazakstan)
Wim de Winter-Saranghi,Tempura(Belgique)
Antoine Guenet-Piano acoustique (Belgique)
Junior Martins-percussions bréziliennes (Brésil)

ainsi que moi -même à la voix et compositions.
 
L'adresse du concert:
 
Projection-room (www.projection-room.com)
Rue de Praetere,55
1180 Uccle(Bascule,en face de l'inno)
Entrée 5/8 euros
Au plaisir!
Lumière et sérénité,
Véra

Vera Zanello, chanteuse compositrice, est née du doux mélange de la musique jazz et de la musique classique.
Après avoir chanté avec de nombreux musiciens sur plusieurs scènes belges, Vera a fait la découverte des musiques du monde (arabe, indienne (dhrupad), brésilienne).

11:23 30/11/2011 | Lien permanent |  Facebook

Zarko

 

 

10:23 30/11/2011 | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook

Feature documentary exploring Dance Movement Therapy in Kolkata, India

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About this project



Kolkata Sanved is a trailblazing human rights organization using a form of rehabilitation known as Dance Movement Therapy (DMT) in a daring manner. Working with marginalized children and adults, street children, mental health patients, victims of violent crimes and human trafficking in Kolkata, India, they are helping these survivors find strength and peace with this very progressive yet natural form of therapy.

 

Unlike a great majority of documentaries produced today, DMT is a rare subject where the medium of film is essential to the story. The only way to convey the sheer importance and power of the rehabilitation process is to witness it either in person or through the camera’s eye.

 

The poverty, beauty and color of India provides the backdrop for this uniquely powerful and visual tale. In order to best illustrate the challenges and successes of the process, I worked with a small crew, (of 2) careful not to disrupt the healing process. The result is a striking and intimate portrait of people bringing about psychosocial rehabilitation and real social change.

 

To properly express what we experienced, I’m enlisting the help of other artists, musicians and an art director. This film will be, appropriately, more visceral expression than stock documentary. The final product will not only elucidate the process but also express the power of the experience in some groundbreaking and multidimensional ways.




We had unprecedented access to the DMT trainers (themselves rehabilitated survivors) in the shelter homes, mental hospitals, and various settings throughout Kolkata and Kathmandu where DMT is being practiced. It was an incredible privilege to document the acts of courage and care coming from those with unfathomable pasts and present difficulties. We aim to utilize the 60 hours of footage and the 20 interviews to weave an organic, visceral story that gives voice and vision to the righteous, strong and selfless acts of these incredible people.




Our goal is to complete a rough cut of the film by October 2010 and have it ready for release early 2011. Beyond festival screenings, we plan to implement more unorthodox means of dissemination as well, including “on location” screenings throughout Calcutta, in areas where the participants live and in other areas that could benefit from knowing more about this process.




After exhausting our initial $30,000 (personal funds and a much appreciated shooting grant from the Marian Chace Foundation), we now find ourselves in a film limbo. We have all the footage and the drive necessary to complete this film, however we lack the funds to hire the individuals necessary to bring this process to fruition.

 

What is needed in our current phase of post-production are:

    + translations / transcripts of the interviews
    + music composition
    + art direction
    + sound cleaning / sweetening
    + a block of time for concentrated, non-stop editing




 

We ultimately hope the film will inspire viewers to look inward, to access their own dormant potential to right wrongs in real ways—whether in the back alleys of India or their own backyards, wherever hope has been deterred if not lost altogether.

With your help, we can create a moving and indelible document of people doing just that.

-Shawn Convey and Ashley Fargnoli
http://www.kickstarter.com/projects/dmt/dmt-feature-documentary-exploring-dance-movement-t

10:05 30/11/2011 | Lien permanent | Tags : arts, place net |  Facebook

29
nov

Marlène Piaf

corps à deux têtes, oui, oui, rien de nouveau sous le sommeil.

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20:07 29/11/2011 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

Les écritures collectives

KALAME fête le numéro 10 de sa revue Parenthèse avec une rencontre autour des écritures collectives

Les écritures collectives
Ou comment l’écriture peut devenir un enjeu de communication culturelle et sociale.

Vendredi 9 décembre 2011 à 18h00
CFS asbl, Rue de la Victoire 26, 1060 Bruxelles

Rencontre animée par Gérard de Sélys, ex-journaliste de la RTBF, co-fondateur de la Fondation Lire le Monde avec Franck Pavloff, écrivain, auteur de Matin brun, Maky (Mathieu D’Angelo), artiste rappeur/slammeur et assistant social (Lézarts Urbains) et Noemi Tiberghien, comédienne et metteur en scène.


Ouverture : 18h00 - Rencontre : 18h30 - Drink : 20h00
Infos & réservation : info@kalame.be

 

19:02 29/11/2011 | Lien permanent | Tags : act-u |  Facebook

secrets and lies

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Suzanne takes me down...

18:44 29/11/2011 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

28
nov

France aux faciès

La france au faciès











Pour plus d'informations : http://stoplecontroleaufacies.fr/slcaf/


Merci gilbert Cram

20:29 28/11/2011 | Lien permanent | Tags : poly-tiques |  Facebook

open...

ecolibfreefr.jpg

http://www.ouvronslesyeux.be/

20:28 28/11/2011 | Lien permanent | Tags : humoeurs, poly-tiques |  Facebook

un jour, j'irais en Islande avec moi

Iceland

19:35 28/11/2011 | Lien permanent | Tags : arts, humoeurs |  Facebook

We All Live in Boxes

 

19:32 28/11/2011 | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook

The Shrine / An Argument

There.

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Music: Fleet Foxes / Album: Helplessness Blues
Director: Sean Pecknold

19:30 28/11/2011 | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook

American dream?

Découverte du talent du photographe Daryl Peveto qui a cherché, avec cette série “American Nomads”, à s’approcher de nomades là où la possession d’un domicile fait parti du “rêve américain”. Une série de clichés splendides à découvrir dans la suite de l’article.



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19:25 28/11/2011 | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook

Entre Sympathique

M&C Saatchi a pensé cette carte postale spéciale pour le Gulf Restoration Network. Utilisant une encre spéciale disparaissant momentanément au contact de la peau, cette création permet d’appuyer le message pour la restauration du Golfe du Mexique suite à la marée noire.



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19:22 28/11/2011 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

Killer Toys

Un excellent film d’animation intitulé “Killer Toys” d’une durée de 3 minutes sur une réalisation de l’illustrateur Dongjie Zhu. L’histoire de deux enfants s’affrontant sur un mur à travers des dessins et leur imagination. A découvrir en images et en vidéo dans la suite de l’article.



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19:18 28/11/2011 | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook