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Résumé de la 41ème soirée filles avec un cerveau (chacune) – 14 juin 2013 - @ Catherine’s

 

 

Evelyne

Sculptures / Intention : pas de deux… un ou deux ? – exposition de fin d’année à l’école des arts d’Anderlecht avec entre autres les sculptures d’Evelyne  (ce week-end)

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Elodie

Brussels Vintage Market + trouvailles de la dernière édition


Aliénor

Festival « LOVE » Musiq’3 @ Flagey avec les highlights : Trilogy / Voces8 / Bach & la passion de Jeanne d’Arc


Isabelle / Haya

                massage-yoga thaï  (“Nuad Boran”  - Cf. yoga du paresseux)  / détente / relaxation + stage formation :
http://sampoornayogastudio.be/category/workshopsevents/ / évocation du cheminement personnel & professionnel d’Isabelle Haya.

Isabelle Sainte-Rose
                Rinko Kawauchi:
Illuminance [David Chandler, Rinko Kawauchi]


Mado Ponette
                Crêpage de chignon / Carder, peigner, crêper - Cardèreadopter une cardère ?


Suzy

                Cahier de vacances à 4 mains avec un « prince » - consigne d’écriture secrète dans un carnet vieux papier, cuir et intimités à dévoiler une fois le carnet défloré.


Francesca

                Art Théorème de Bruno Munari
                Enseigner et apprendre, arts vivants de Robert Filliou

Kate
                Lectures en cours, biographies de femmes : François Caradec : Jane Avril au Moulin Rouge avec Toulouse Lautrec & Berthe Morisot de Dominique Bona


Catherine

                1 texte lu finalement pas lu : "la danse des grand-mères" de Clarissa Pinkola Estès
                1 livre pas encore lu mais déjà bien appréhendé : « Les femmes dans l'histoire de la psychanalyse » de Sophie de Mijolla
                1 film vu et aimé tiré du livre pas lu, lui : Les particules élémentaires
                1 livre lu mais pas vraiment évoqué, quoique : Mes alliances: Histoires d'amour et de mariages d’
Elizabeth Gilbert


Milady
                Editions Gitan   +  Le Marabout flash ‘frigidité & Impuissance’ en introduction à la question ouverte et multiple venue depuis la déplorable sensation que les carcans persistent dans la sexualité, y compris celle, intime, de son propre imaginaire. Que l’on soit dans des pratiques « vastes » ou « classiques » (et tout au milieu), c’est quand la notion de variations, de possibles, d’explorations s’atténue par les divers jougs sociaux, culturels, familiaux et personnels. Où trouver et comment garder sa liberté de choix et d’action dans sa sexualité ?


Prochaine soirée fin septembre/début octobre.

Si intéressée à recevoir l'invitation, imèl sur milady renoir milady renoir (at) gmail . com tout attaché.

 

 

21:48 15/06/2013 | Lien permanent | Tags : girlz |  Facebook

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16/01/65 Minneapolis

 

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"Un insecte identifie la lumière avec l'air, la sortie - ainsi un insecte enfermé dans un tube se tuera à force de se jeter contre une paroi de verre éclairée par une lumière, ignorant l'issue qui se trouve derrière lui dans l'obscurité."

Susan Sontag, JOURNAUX- VOLUME II

13:05 10/06/2013 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, humoeurs |  Facebook

Marilyn désossée d'Isabelle Wéry - rencontre

Lecture de Marilyn désossée d'Isabelle Wéry il y a qqs jours à Ostende. Rencontre avec Isabelle Wéry autour du roman ce mardi 11 juin à La Librairie La Licorne 18h30, Chaussée d'Alsemberg 656 Uccle. Rencontrée animée par Milady Renoir. BIENVENUS tous, lecteurs amateurs ou aguerris.

 

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09:42 10/06/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, lis tes ratures |  Facebook

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EnVie de LectureS

La sculpture du vivant / Le suicide cellulaire ou la mort créatrice
Éditions du Seuil, 1999 - mise à jour 2003

Nous sommes chacun une nébuleuse vivante, un peuple hétérogène de milliards de cellules, dont les interactions engendrent notre corps et notre esprit. Aujourd'hui, nous savons que toutes ces cellules ont le pouvoir de s'autodétruire en quelques heures. Et leur survie dépend, jour après jour, de leur capacité à percevoir les signaux qui empêchent leur suicide. Cette fragilité même, et l'interdépendance qu'elle fait naître, est source d'une formidable puissance, permettant à notre corps de se reconstruire en permanence. A l'image ancienne de la mort comme une faucheuse brutale se surimpose une image radicalement nouvelle, celle d'un sculpteur au cœur du vivant, faisant émerger sa forme et sa complexité.

Cette nouvelle vision bouleverse l'idée que nous nous faisons de la vie. Elle permet une réinterprétation des causes de la plupart de nos maladies et fait naître de nouveaux espoirs pour leurs traitements. Elle transforme notre compréhension du vieillissement.

C'est un voyage que propose ce livre. Un voyage à l'intérieur de nous-mêmes, de nos cellules et de nos gènes. Une plongée vers le moment où commence notre existence, à la rencontre du suicide cellulaire à l’œuvre dans la sculpture de notre corps en devenir ; mais aussi une plongée vers un passé plus lointain, au travers de centaines de millions d’années, à la recherche des origines du pouvoir étrange et paradoxal de s’autodétruire qui caractérise la vie. Un voyage à la découverte de l’une des plus belles aventures de la biologie de notre temps. Comme toute exploration d’un pan inconnu de notre univers, ce livre nous révélera des paysages d’une grande beauté. Il nous permettra aussi de ressentir combien la science peut parfois entrer en résonance avec nos interrogations les plus intimes et les plus anciennes.

Genèse et devenir
Echo scientifique et littéraire
Revue de presse

Jean Claude Ameisen présente :
La sculpture du vivant

1.                      -Le Monde,Débat
«Au coeur du vivant, l’autodestruction», 16 octobre 1999

Choix d’interventions radiophoniques :

1.                      -France Inter, Sur les épaules de Darwin Jean Claude Ameisen

2.    Episode 9 : «Le suicide cellulaire», 30 octobre 2010

3.    Episode 6 : «Le suicide cellulaire (2)», 9 octobre 2010

Choix d’interventions audiovisuelles :

1.                      -EHESS - XXIXe Conférence Marc-Bloch
EHESS, 12 juin 2007

2.                      -Arte, PhilosophieRaphaël Enthoven
Vie, 27 juin 2010

Choix d’interviews dans la presse écrite :

1.                      -La Recherche«Jean Claude Ameisen : apologie du suicide cellulaire», propos recueillis par Olivier Postel-Vinay, janvier 2001

2.                      -Lyon capitale, Culture : «La mort est un principe créateur du vivant», propos recueillis par Pierre Tillet, 5 avril 2000

3.                      -Science & Vie. Dossier hors série : La vie au tout début : «Mort cellulaire: un sculpteur inattendu», propos recueillis par Emmanuel Monnier, mars 2000

 

lis tes ratures,ego trip-e (Stills from Erró’s Mecamorphosis)

13:09 04/06/2013 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, ego trip-e |  Facebook

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Hysterical Literature

Visionner ça et/ou ça et puis:

"Le terme d'hystérie vient du médecin grec Hippocrate, qui inventa ce mot pour décrire une maladie qui avait déjà été étudiée par les Égyptiens. Le terme est dérivé du mot grec hystera, signifiant l'utérus. La maladie était donc intimement liée à l'utérus ; la théorie admise étant que celui-ci se déplaçait dans le corps, créant les symptômes. Platon décrivait ainsi ses causes et ses manifestations dans Timée : « L'utérus est un animal qui désire engendrer des enfants. Lorsqu'il demeure stérile trop longtemps après la puberté, il devient inquiet et, s'avançant à travers le corps et coupant le passage à l'air, il gêne la respiration, provoque de grandes souffrances et toutes espèces de maladies. »

Au Moyen Âge, les hystériques (sorcières4, etc.) étaient considérées comme possédées par le diable et souvent brûlées. La célèbre affaire de Loudun à la fin du XVIIe siècle donne une idée de la peur que suscitaient ces femmes et implicitement tout ce qui se rattachait à leur sexualité.

Charles Le Pois fut l'un des premiers médecins à prétendre avoir localisé mentalement l'hystérie en 1618, et cette idée fut défendue âprement par Thomas Willis. Plus tard, le médecin Paul Briquet en décrivit systématiquement les manifestations qu'il a consignées dans son Traité de l'hystérie publié en 1855 et basé sur une clinique de 430 patientes vues à l'hôpital de la Charité à Paris. Il y définit la maladie comme une « névrose de l'encéphale dont les phénomènes apparents consistent principalement dans la perturbation des actes vitaux qui servent à la manifestation des sensations affectives et des passions ». Il dénombra un cas d'hystérie masculine pour 20 cas d'hystérie féminine. Il prétendait que cette affection était absente chez les religieuses mais fréquentes chez les prostituées. Il a aussi mis en évidence une composante héréditaire (25 % des filles d'hystériques le devenaient elles-mêmes). Il a encore mis en évidence que l'affection touchait les couches sociales inférieures et était plus fréquente à la campagne qu'en ville.

C'est ensuite le neurologue Charcot qui - tout en conservant l'idée d'une localisation cérébrale et à son corps défendant - promut l'idée d'une origine psychogène de l'affection en faisant apparaître et disparaître les symptômes par hypnose. Il décrivait les manifestations de la grande crise hystérique en cinq périodes :

    Les grandes attaques hystériques,

    les formes mineures (crise syncopale, la crise à symptomatologie de type extra-pyramidal, l'hystéro-épilepsie, les crises tétaniformes),

    les états crépusculaires et états seconds (l'état crépusculaire hystérique, d'autres états crépusculaires, dits aussi « états seconds »),

    les amnésies paroxystiques,

    les attaques cataleptiques.

Joseph Babinski proche collaborateur de Charcot a, lui, déploré le manque de précision des descriptions du trouble hystérique. Il a ainsi distingué ce que n'est pas l'hystérie : « une maladie localisable, susceptible d'une définition anatomo-clinique et d'une description par accumulation de signes » et ce qu'elle était : « les phénomènes pithiatiques qui peuvent être reproduits par la suggestion ». (Babinski forge les termes pithiatique, pithiatisme en lieu et place d'hystérique, hystérie en 1901). À la suite de ses travaux, la névrose est trop souvent devenue ce « qui n'existe pas pour les neurologues ». À l'opposé, Ambroise-Auguste Liébeault et Bernheim de Nancy défendaient l'idée que l'hystérie était d'origine affective et émotive en promouvant le traitement par psychothérapie. Dans la même période, le neurologue Paul Julius Möbius s'est aussi intéressé à l’hystérie en en donnant la définition suivante en 1888, définition qui précédait et annonçait les théories de Freud, Breuer et Janet : « Sont hystériques toutes les manifestations pathologiques causées par des représentations ». Puis : « Une partie seulement des phénomènes pathologiques correspond par son contenu aux idées motivantes, c.à.d. à celles provoquées par des suggestions étrangères et des autosuggestions, dans le cas, par exemple, où l'idée de ne pouvoir mouvoir le bras entraîne une paralysie de celui-ci. D'autres phénomènes hystériques, tout en émanant bien de représentations, ne leur correspondent pas au point de vue du contenu8. » Il prétendait ainsi que les manifestations hystériques sont idéogènes. "

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Peter Stackpole. Elizabeth Taylor and Montgomery Clift. 1950

22:06 03/06/2013 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

auto-adage

Le trouble est mon/l' organe vital le plus indécent, après le coeur.

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21:54 03/06/2013 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

30
mai

de plus en plus (ou de moins en moins)

« Acceptez les plaisirs qui vous sont donnés et n’essayez pas de les retenir. Ils vous rendent dépendants.
Les plaisirs et les centres d’intérêt de l’intellect sont une eau jaillie d’est et d’ouest. Goûtez-la puis laissez-la ruisseler. Quand la douleur survient, n’essayez pas d’imaginer des moyens de l’empêcher de revenir. Elle reviendra.
Le chagrin se condense au-dessus de la tête comme une couverture nuageuse, fait pleuvoir la douleur, se dissipe et s’en va. Et n’envisagez pas votre subsistance comme de simples allocations journalières. Planifiez moins votre vie, soyez moins rationnels. Quand vous tétiez les seins de votre mère, comptiez-vous les alvéoles sur ses mamelons ? Vous aviez tout le lait dont vous aviez besoin. »

Bahauddin Valad (1152-1231), maître soufi persan et père du célèbre poète mystique Rumi.

 

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12:25 30/05/2013 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, humoeurs |  Facebook

27
mai

Night Mères

 

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“A thinking woman sleeps with monsters.” —Adrienne Rich, from “Snapshots of a Daughter-in-Law”

11:10 27/05/2013 | Lien permanent | Tags : humoeurs, arts |  Facebook

13
mai

lecture de NUITs

le corps écran

Texte de Téo Hernandez, 1978

Espace noir. Dedans, l’Ecran. En face, nous. Entre les deux, l’Autre, le projecteur, le Sphinx, longtemps ignoré, caché et redouté. Père-mère dévorant l’image - mâchoires bruyantes - lui fait parcourir son labyrinthe. Minotaure ayant vaincu, l’image morte, ensevelie, embaumée, parée, est expulsée vers un dehors éphémère, espace clos et concentrationnaire, paquet de lumière à détacher soigneusement. A l’intérieur la Grande Enigme : Le miroir brisé. Le Sphinx bat ses ailes, lance son défi. Voilà notre tour de devenir victimes, Thésée-Oedipe parcourant sans cesse les noirs parois du labyrinthe, poursuivis par l’image-ectoplasme qui glisse sur le corps, s’enroule autour de ses bras, de son cou, de ses hanches, rentre par les pores, poussant loin dans les canaux, les lacs du corps, ses hautes plaines, ses tumeurs, ses abuses. Elle investit toutes ses frontières : Ses clairs, ses paroles, ses rêves. Elle nous saisit avec ses griffes, nous regarde mourir, nous posant sur le front la couronne l’épines ou la branche de lierre. 
Le corps s’ouvre, s’abandonne à l’image. Par les mains rentrent les avalanches, le brouillard, les souvenirs.
Par les muscles : La pluie, les insectes.
Du nombril à la nuit : l’arc-en-ciel.
Cœur : Feuilles qui tombent sur mur d’arbres, noyades, crépuscules sans fin.
Les cheveux vibrent ; voila les couleurs, les sons : le grillon, la tourterelle.
Sous l’aisselle : le cri rauque de la hyène.
Narines : Nuage-Serpent-Eclair.
Parcourant avec ferveur le périnée l’image devient forêt vierge, oiseaux : d’Afrique, rivière souterraine nous conduisant à Grand Happenning : l’anus. La main noire shivaïte ouverte contre le ciel constellé, la Route de la Soie vers l’Orient du Foie et la Pierre Dure, la Noire, l’enveloppe qui renferme une autre, celle de la Lampe Cachée, accrochée au plafond des cavités internes.
Oh Foie énigmatique, athanor accablé, image éclatée, vision multiple de l’être humain !
Entre temps, Autour des seins, les peuples érigent leurs murailles, Oedipe frappe à toutes les portes, les sentinelles guettent les premiers cris de l’aube.
Dans l’espace des ombres : Pluie radioactive, cendres argentées, phrases languissantes : Je l’aime, tu m’aimes. Porte qui claque. Adieu pour toujours, Je t’avais prévenu, je suis blessée jusqu’au fond de l’âme. La voiture démarre, le laissant abattu dans le froid de la nuit. Travelling sur grue en arrière. Lui, se perd dans le noir.
Les os se reposent-ils la nuit ? Cérémonies à midi avec pétales de roses. Le poète aveugle, chaîne d’or â la cheville, parfumé de musc, fait raisonner son harpe dorique. Paysage grec : Marbres ou méduses au fond de la mer transparente.
La piqûre du Scorpion gonfla la gorge, la montagne se souleva, le lac vomît toutes ses créatures. Couronnée de chauve-souris l’Immortelle occupait tous les locaux : Grand Bal ce soir. Déguisement obligatoire. On danse dans un décor de glaces. L’orgue de Barbarie raconte la course des étoiles, les trois singes de l’orchestre suivent les consignes : Rien voir, Rien dire, Rien écouter.
Sexe de femme : L’Autre Côté de l’univers. Ni porte ni caverne. Voile d’Isis ? La lune garde ses secrets.
A l’autre bout du monde l’hiver voit descendre tous les oiseaux. Il vient de naître le promis à la célébrité, le Nazaréen à la peau violacée, lui, Homunculus, fils du brouillard et la montagne, pénis guerrier traversant les siècles et les villes en flammes. Sa tête de bébé raide regarde le public avec son œil qui crache la première larme : Sommeil brisé.
De la bouche : En bouche fermée ne rentrent pas les mouches.
Des yeux. Sur les paupières, signes d’interrogation. Dedans, les paroles apprises, les mots imposés.
Quant au cerveau, il semble servir simplement à poubelle de toutes les Histoires.

Paris, 1978

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13:42 13/05/2013 | Lien permanent |  Facebook

Ce qui ne se voit pas...

Visionner http://www.derives.tv/Undergrowth en lisant ça

Ce qui ne se voit pas

Par Fernand Deligny, 1990

L’ÈRE DE L’IMAGE. Le temps de l’image, quoi qu’ils disent, ce n’est pas le nôtre.

L’ère de l’image ! Alors que jamais on n’a été aussi loin de l’image. Nous sommes au siècle du langage, de la parlotte, de la reproduction verbalisante, de la parole débridée. Il faut parler.

L’image, c’est ce que Janmari, l’enfant autiste de Ce Gamin là, conçoit, c’est son mode de pensée, lui, chez qui il n’y a pas de langage... Je vis tout le temps aux prises avec cette absence, cette vacance, ce mode de pensée à part.

C’est évident qu’ils pensent, ces enfants qui n’ont aucunement l’usage du langage. Il faut leur foutre la paix, mais l’Institution ne supporte pas ça. Elle ne supporte pas l’absence du langage, rien à faire. Il faut du langage quelque part ou nous, on est perdu.

Ils tiennent à cette caractéristique du langage qui maintient l’homme singulier par rapport à l’animal... une vieille trouille...

L’IMAGE, L’ANIMAL. Or, il se pourrait que l’image soit du règne animal... c’est sans doute très vrai : elle est du ressort profond de la mémoire d’espèce et la mémoire d’espèce est quelque chose de commun entre toutes les espèces, y compris l’espèce humaine... Ils ne supportent pas ça, je ne sais pas pourquoi, on ne supporte pas qu’espèce humaine soit pris au sens littéral du terme, une espèce pas comme les autres qui...

L’image est ce par quoi l’espèce persiste malgré tout... c’est une trace... une trace qui attend, aux aguets...

Il y a de ça dans le cinéma, c’est à dire un enthousiasme immédiat et on ne sait pas pourquoi, mais on est touché par ce qu’on finit par appeler des images et qui ne sont pas des effets de langage, ça touche bien au delà... Y en a qui y sont arrivé, qu’ils le sachent ou non... Charlot y est arrivé, sans aucun doute : ça touche immédiatement très profond où tout le monde est dépassé.

Il n’y a pas de raison, pas de raison... si bien que dans un film, les images comme on dit ne sont pas sur la pellicule, elles ne sont pas dedans, elles se produisent entre qui a filmé et qui regarde. C’est un phénomène qui se produit « entre » et que vous ne pouvez pas maîtriser...

LIBRE, SUR L’ÉCRAN. L’image échappe à la connaissance... une image, si je parle mon propre vocabulaire ne se prend pas...

Une image ne peut pas se prendre, c’est à dire être prise par se (qui est une projection de on : un autre monde que le monde des images)... l’image est perçue mais pas par se : par un autre point de vue qui persiste plus ou moins accablé par l’éboulement perpétuel du on majestueux...

... dans l’absolu, on pourrait dire que l’image a lieu quand se est évacué. A ce moment, il y a certainement de l’image...

Les images ne se prennent pas et pourtant il arrive qu’elles y soient sur l’écran, et sur l’écran elles apparaissent comme délivrées. Elles ne se prennent pas d’un côté, elles apparaissent comme délivrées de l’autre, libres, elles sont libres, c’est formidable la caméra : l’image se développe et apparaît libérée sur l’écran.

Le preneur d’images qui en tant que se, s e, est sujet du langage, assujetti au langage, fatalement, il ne prend pas l’image. Tant qu’il n’est pas sorti du se, s, e, ... il n’y a pas d’image...

... ce qui pèse généralement c’est le poids du soi. Le mot même, le fait... le fait que chacun pense qu’il est soi.

LE MONDE DES IMAGES. C’est la différence entre agir et faire. Nous, nous faisons quelque chose, c’est l’intention ça, c’est le langage : on fait la soupe, on fait la vaisselle, on fait je ne sais pas quoi. Un gamin autiste ne fait rien : c’est de l’agir. Ça se voit très fort. Ça se voit pour qui a l’œil, pour qui vit avec des gamins autistes. De même pour l’image : une image ça ne se « fait » pas dans mon jargon. Une image arrive, elle n’est que coïncidence...

Or coïncidence, l’image au sens où je l’entends, l’image propre, est autiste. Je veux dire qu’elle ne parle pas. L’image ne dit rien ! Et... comme pour ce qui concerne les enfants autistes, raison de plus pour que tout le monde lui fasse dire je ne sais quoi... I’image aussi a bon dos...

UN MONDE SANS INTENTION. Tout le monde s’efforce d’atténuer le hasard. Plus ça va plus la civilisation nous protège, par les institutions multiples, du hasard... et si jamais dans un film pouvait s’entrevoir le hasard ? Il faudrait « désintentionnaliser », ôter l’intention... il peut y avoir de l’attrait pour des gens, des histoires, des situations, tout ce qu’on veut à condition que ce ne soit qu’un attrait et, pour peu qu’on soit un peu doué pour l’image (pour qui il serait resté quelques séquelles de l’autre monde), embarquer sur un thème qui sera riche en images... percevoir les coïncidences, avoir l’esprit libre, débarrassé de tout projet, et de la moindre conviction...

LE CINÉMA C’EST ÇA, C’EST CE QUI NE SE VOIT PAS. Ce Gamin là, c’est un documentaire ou une fiction ? C’est un documentaire pur jus. Et pour cause : vous ne pouvez pas faire faire autre chose à Janmari que ce qu’il effectue chaque jour. On peut pas faire plus documentaire. Eh bien ça fait fiction parce que les gens n’ont jamais vécu un truc pareil. Il n’y a ni documentaire, ni fiction, il y a du coutumier, ce coutumier étant assez réel pour surprendre... l’ultra coutumier surprend : c’est à dire la surprise peut venir de ce qui ne se voit pas. Un geste pour prendre un bout de pain peut surprendre si vous arrivez à « filmer » ce qui dans le geste ne se voit pas, et se met de telle manière que le se s’aperçoive de ce qu’il n’aurait pas vu.

Pourquoi c’est du cinéma ? Parce que ça ne se voit pas... je veux dire : c’est très courant, cela arrive tout le temps entre les gens, donc ils le perçoivent tacitement, mais ça n’a pas d’expression verbale, ou alors ça n’en finirait pas.

C’est ça le cinéma : c’est de venir en aide à tous ces couillons qui croient voir, alors qu’ils voient que dalle, ils ne voient rien... la tâche du cinéma est là, l’urgence du cinéma c’est ça : réanimer ce qui est engourdi, abruti, gâché, surnourri chez ceux là.

LES DIALOGUES DU CINÉMA MUET. Il y a eu le cinéma muet, et puis le cinéma s’est mis à parler. Les images ont commencé à être ravagées par le langage : puisque ça parle, on écoute ce que ça dit. Avant ça ne « disait » rien et du coup les cinéastes étaient contraints de s’en tenir à des choses plus sobres, plus claires.

Ce qui est saisissant, dans l’époque où nous sommes, c’est que l’homme de théâtre qui ressort... ne dit rien : Samuel Beckett, ça ne dit rien du tout et c’est remarquable. Ce qui est étonnant, c’est que ça marque l’époque à ce point... Samuel Beckett est le meilleur d’une époque vouée au langage, c’est merveilleux ça...

... si au cinéma le dialogue était du Beckett...

LE BOULOT DU PRENEUR D’IMAGES. Filmer, c’est un mot qui a pris comme ça... ça m’a toujours géné... je sais bien qu’il s’agit d’un film, mais comment se fait il que c’est le matériau qui est devenu le verbe ? C’est vraiment faire un infinitif qui ne correspond pas, il ne faut pas gâcher les infinitifs... est ce qu’on dit d’une poule qu’elle à « œufé » ? Il faut faire attention que les mots ne deviennent pas malades...

D’habitude, ce qui peut devenir verbe c’est l’outil : marteau, marteler... caméra, camérer... L’éthique, c’est encore un mot nébuleuse... comme image, comme asile. C’est un mot dont je ne me suis jamais servi, sauf depuis que j’ai lu Wittgenstein. D’après lui, l’éthique c’est « l’élan qui nous pousse à aller donner de la tête contre les bornes du langage »... ben c’est exactement le boulot du preneur d’images, son boulot essentiel... c’est d’être imprégné de cette idée qu’il s’agit de dépasser les bornes du langage et de ne pas être asservi à je ne sais quel système symbolique. C’est ça l’éthique.

... les Cahiers du cinéma... des articles de Bazin... je trouve au hasard une citation de Malraux : « le moyen de lier l’homme au monde par un autre moyen que le langage ». Le cinéma pour Malraux c’est ça. Et là encore ça m’a beaucoup rassuré... avec mes histoires d’images je ne suis pas si machin que ça, je ne suis pas tout seul...

Il y a, à mon sens, une tradition qui s’est interrompue par la vogue de la psychanalyse et autres modes de pensée pour lesquels le langage est... tout...

... Et quoi qu’ils disent, le temps de l’image ce n’est pas le nôtre... 

Propos recueillis par Serge Le Péron et Renaud Victor Texte paru dans les Cahiers du cinéma n°428 (Février 90)
 
 
 
ou le contraire.

Deligny - Le moindre geste

Film: Le moindre geste (en 6 parties)
http://www.youtube.com/watch?v=EjwsMInjKwA
http://www.youtube.com/watch?v=5w8HxbRNasc
http://www.youtube.com/watch?v=E_ERL0YCaPA
http://www.youtube.com/watch?v=G16PqMeX5QY
http://www.youtube.com/watch?v=iPH_HbJKf6E
http://www.youtube.com/watch?v=LUi2DYzYacw

OH OUI. (Demain mardi 14 mai à la Maison du Livre, présentation du Fernand).

Deligny Deligny

12:45 13/05/2013 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, healfff, humoeurs |  Facebook

Georges Hugnet / La Vie Amoureuse des Spumifères (1948 / 1960 / 2011)

Le Minoseur Hésitant
Le Matricol Odorant
La Gastrouille et la Roupaillotte
L'Ecoïabus des Ardennes
Le Gulzipian
La Firouillette Nocturne

Georges Hugnet 
(ou bien wiki)

10:19 13/05/2013 | Lien permanent |  Facebook

7
mai

Under Water Sound

We suffocate under words, images, sounds which have no reason to exist. They come from the void and go toxwards the void. A truly worthy artist should be asked for nothing but this act of sincerity to educate himself to silence.

Gavin Murphy.

ThanXXXX dear.

under water.gif

23:05 07/05/2013 | Lien permanent | Tags : arts, humoeurs |  Facebook

Atelier / Ecrire / Photographier / Interférer / (co animé par Frédéric Lecloux & Milady Renoir) - 12-14 juillet 2013

atelier

atelier

Cliquer / Faire Circuler

09:36 07/05/2013 | Lien permanent | Tags : atelier |  Facebook

Dire adieu si souvent que ça devient plus simple que bonjour

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"Que les adieux sont étranges. Ils ont un je-ne-sais-quoi de glaçant comme la mort, et pourtant ils réveillent la force désespérée de la vie. Les adieux fondent peut-être un territoire, ou nous renvoient à l’unique territoire qui nous appartienne en propre, la solitude. C’est comme si on devait retourner de temps à autre dans cette zone, tracer un trait et dire : voici d’où je viens, voilà qui j’étais, de quoi suis-je faite ?"

— Andrés Neuman, Le Voyageur du siècle, p.472

09:21 07/05/2013 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

6
mai

another word to say that

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23:32 06/05/2013 | Lien permanent |  Facebook

une citation, une citation, une citation, ouiiii!!!

"L'homme de pouvoir est détruit par le pouvoir, l’homme d’argent par l’argent, l’homme servile par la servilité, l’homme de plaisir par le plaisir. Ainsi le Loup des Steppes fut-il détruit par sa liberté. Il atteignit son objectif, s’affranchit progressivement de toute contrainte. Personne ne pouvait lui donner d’ordres; il n’avait pas à se conformer à la volonté de quelqu’un; il décidait de sa conduite de façon libre et indépendante, car tout homme fort parvient infailliblement au but qu’un véritable instinct lui ordonne de poursuivre. Cependant, lorsqu’il fut installé dans cette nouvelle liberté, Harry s’aperçut tout à coup que celle-ci représentait une mort. Il était seul. Le monde le laissait étrangement tranquille, et, de son côté, il ne se souciait plus des gens, ni même de sa propre personne, s’asphyxiant lentement dans cette existence solitaire, sans attaches, où l’air se raréfiait. Désormais la solitude et l’indépendance ne constituait plus pour lui un souhait et un but, elles étaient son lot, sa punition. Il avait formulé un voeu magique qu’il ne pouvait retirer. Il ne lui servait plus à rien de tendre les bras vers les autres avec ardeur et bonne volonté, en se montrant prêt à retisser des liens, à retrouver la communauté; on le laissait seul maintenant. Ce n’était pas qu’il fût haï ou qu’il inspira de l’antipathie. Au contraire, il avait de très nombreux amis. Beaucoup de gens l’appréciaient, mais il ne rencontrait chez eux que de la sympathie et de la gentillesse. On l’invitait, on lui faisait des cadeaux, on lui écrivait des lettres aimables, mais personne ne se rapprochait de lui; jamais ne naissait un attachement, personne ne se montrait désireux et capable de partager son existence. Il vivait à présent dans l’univers des solitaires, dans une atmosphère silencieuse, dans l’éloignement du monde environnant, dans une incapacité à se lier contre laquelle toute sa volonté et son aspiration demeuraient impuissantes. C’était la une des caractéristiques principales de son existence."

Le Loups des Steppes - Herman Hesse

 

Et toc!

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23:17 06/05/2013 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

allez Senac, fais nous chialer.

 

 

 

Puis ne t’attarde pas, ne t’embarrasse pas des faux sentiments, des faux conseils. Les choses immobiles et muettes t’apprendront bien plus que les bavardages de l’homme. Trouve ton noyau, ton centre grave à toi. Tu seras seul. Avec tes démons, tes éblouissements, tes bagnes et ta paix. SEUL dans la communion fraternelle des autres. Sois sans pitié pour toi après seulement tu pourras revenir aux autres, te donner. Un matin comme ça tu seras vidé, troué, ouvert à la dernière détresse, un petit chant montera, fragile et dur – le tien- Tu le prendras comme une torche et tu iras éclairer le monde.

Sois ce comédien qui va apporter aux hommes, à ceux qui ont faim autant de beauté que de pain et ne leur apporte pas du linge qui a déjà été porté. Signifie par ta seule présence quelque chose d’essentiel. Peine, trime pour arriver à ça. Ça vaut le coup. Ça s’apprend, ça s’arrache dans la solidarité souterraine.

Si les larmes te viennent, pleure. Pour toi seul dans le secret de ta chambre. Garde le gout des larmes. C’est ta parcelle d’enfance, ta marelle. Après, face au miroir, fait péter le pathétique, regagne les terrains de sport où évolue l’humour. L’Humour, qu’il soit une arme contre la satisfaction et la suffisance.”


Lettre de Jean Senac à son fils

23:07 06/05/2013 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

zen mon cul

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c'est ce que je crois savoir qui fait ma faiblesse.
c'est ce que je vois qui fait ma force.

En cercles et en lignes, je repasse ce qui jaillit, ce qui enrobe, ce qui délice.

Merci à ceux, celles qui arriment mes amarres.

22:47 06/05/2013 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

Poète nu, encore.

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"Quand j’aurai retiré mon poète
Mon pédé ma barbe mon bâtard
Mon algérien mon sommeil
Mon soleil (slip minimum) mon
Bavardage ma mer,
Dévêtu comme un pape sur le seuil de Dieu,
Nu
Comme un empereur pour le sacre,
(Ouvrier sous la douche)
— mon mendigot —,

Vous me verrez.
Avec une poitrine capable d’accueillir l’espérance et l’espace.
Des épaules pour le temps
Des poumons un cœur réguliers
Pour une marche souple
Parmi la vigoureuse tendresse du matin
(Genou intact, Rimbaud sauvé),
Vous m’aimerez.
En attendant, avec tous ces mots de nylon,
Je transpire et je feins."

—    Jean Sénac -  Alger, 17 octobre 1970

22:37 06/05/2013 | Lien permanent |  Facebook

2
mai

le monde est un contraste

Created Equal“, est un incroyable projet photo du photographe Mark Laita qui se penche sur les contrastes entre les personnes, les vies et les cultures à travers de magnifiques portraits en noir et blanc.

17:10 02/05/2013 | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook

26
avr

Sa vie sous les mouches

Nicolas Marchant a posé regard, encres et autres principes dans un carnet. 

Faut pas ignorer ça: http://laviesouslesmouches.blogspot.be/

15:58 26/04/2013 | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook

Modèle(s). Sarah Jane Norman

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Sarah Jane Norman I.jpg

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http://www.sarahjanenorman.com/ (merci Pascale).

14:15 26/04/2013 | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook

19
avr

The Diagrammatic Writings of an Asylum Patient (1870)

These two images are from the book On the Writing of the Insane (1870) by G. Mackenzie Bacon, medical superintendant at an asylum (now Fulbourn Hospital) located near Cambridge, England. The pictures are the product of a “respectable artisan of considerable intelligence [who] was sent to the Cambridgeshire Asylum after being nearly three years in a melancholy mood”. Bacon describes how the unnamed patient, for the two years he was committed, spent “much of his time writing — sometimes verses, at others long letters of the most rambling character, and in drawing extraordinary diagrams.” The two images shown here were drawn on both sides of the same small half sheet of paper, and the patient, “as though anxious, in the exuberance of his fancy, to make the fullest use of his opportunities, [...] filled up every morsel of the surface — to the very edge — not leaving an atom of margin.”






Bacon goes on to explain that the man, after leaving the asylum, went “to work at his trade, and, by steady application, succeeded in arriving at a certain degree of prosperity, but some two or three years later he began to write very strangely again, and had some of his odd productions printed ; yet all this time he kept at work, earned plenty of money, conducted his business very sensibly, and would converse reasonably.”

After a visit from a medical man who tried to dissuade him from writing this way the man wrote the following letter:

Dear Doctor, To write or not to write, that is the question. Whether tis nobler in the mind to follow the visit of the great ‘Fulbourn’ with ‘chronic melancholy’ expressions of regret (withheld when he was here) that, as the Fates would have it, we were so little prepared to receive him, and to evince my humble desire to do honour to his visit. My Fulbourn star, but an instant seen, like a meteor’s flash, a blank when gone. The dust of ages covering my little sanctum parlour room, the available drapery to greet the Doctor, stowed away through the midst of the regenerating (waterand scrubbing – cleanliness next to godliness, political and spiritual) cleansing of a little world. The Great Physician walked, bedimmed by the ‘dark ages’ the long passage of Western Enterprise, leading to the curvatures of rising Eastern morn. The rounded configuration of Lunar (tics) garden’s lives an o’ershadowment on Britannia’s vortex…



Unfortunately things ended sadly for the man. As Bacon recounts: “In the course of another year he had some domestic troubles, which upset him a good deal, and he ended by drowning himself one day in a public spot”.

(Images taken from On the Writing of the Insane (1870), housed at the Internet Archive, contributed by the Francis A. Countway Library of Medicine via the Medical Heritage Library.)

19:22 19/04/2013 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

Correct Postures for Housework (1920s)

Series of photographs taken of Miss Ruth Kellogg demonstrating correct postures for various forms of housework. Photos taken by Troy for Delineator magazine. No date given, but Miss Kellogg was at Cornell 1921-26.

(All images courtesy of the Div. Rare & Manuscript Collections, Cornell University Library)









19:17 19/04/2013 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

12
avr

Ateliers d'écritures animés par Milady Renoir et Amis

Chers censeurs du banal,

voici quelques dates, quelques liens à piocher, quelques ateliers d'écritures de toutes formes. (quand c'est souligné et bleuet, pouvez cliquer)

  1. 20/04 à Muno (Gaume): Ivresses...

  2. 3-5/05 à Studio Marcel (Recyclart, Bruxelles): Expérimentations, Créations, Jeux 

  3. 19/05 à Pêle-Mêle librairie: Hors Champs / Petites expériences du bocal.

  4. 11-13/07 à Bruxelles: Projet d'atelier écritures et photographies (correspondances, errances entre les deux pratiques) en co-animation avec Frédéric Lecloux, auteur/photographe/voyageur: http://www.fredericlecloux.com/ - ouvert à tous, photographes & auteurs en devenir ou aguerris.

  5. Août 2013 en Dordogne: Projet d'atelier résidentiel d'écritures, de mouvement et de corps en co-animation avec Marie Doria, Cinéaste/Vidéaste/Danseuse/...

  6. 28-31/10/2013 à Bruxelles: Atelier d'écriture et de rencontres avec des pratiques artistiques et des artistes résidents des Ateliers Mommen.
 
Inscription obligatoire pour tous ces ateliers / Questions subsidiaires et volontaires sur miladyrenoirmiladyrenoir@gmail.com / circulation auprès des autres organismes vivants bienvenue.
 
Toute demande de collaboration, de création, de co-animation, de jumelage, de résidence d'atelier est bienvenue. Vraiment.
 
Bons élans vers mets et mots.


Milady

23:43 12/04/2013 | Lien permanent | Tags : atelier |  Facebook

Atelier d'écriture animé par Milady Renoir à Studio Marcel (Recyclart) - mai 2013

Jakob Gautel, La Tour (Tour de Babel), 2006–2012.jpgWorkshop d’écritures expérimentales / Décloisonnement / Jeux Organisé par CLéA - Compagnie de Lecteurs et d'Auteurs - FR

3-4-5 mai 2013 @ Studio Marcel C/o Recyclart, 13 rue des Ursulines, 1000 Bruxelles – Bruxelles – P.A.F : 145 € pour 2 jours et un bout de nuit (vendredi 20-22h, samedi 12-19h, dimanche 11-15h).

Atelier d'expérimentations stylistiques (écriture/lecture/processus créatif) ou comment aller de droite à gauche et de bas en haut en quelques heures. Des fragments de textes à créer selon l'humeur, la météo et les influences. Des rituels d'écriture changeants, des présentations d'auteurs, des frottements à des œuvres sans pareil, tous feront le ferment et la sève de cet atelier qui se veut déformateur, explorateur, exutoire et écritoire.

Kaléidoscope et autres puzzles textuels.

Aucun pré-requis n'est nécessaire. Sauf celui de tenir le stylo et le rythme.

Animatrice : Milady Renoir, poétesse organique, animatrice d’ateliers en écritures.

Inscription via compagnie.clea@gmail.com – Infos sur www.compagnie-clea.org

Dans le cadre des ateliers de réflexion et d'accompagnement à l'écriture, à la réécriture proposés par CLéA, la Compagnie des Lecteurs et des Auteurs dont Milady Renoir fait patrie/partie: http://www.compagnie-clea.org/

(art by Jakob Gautel, La Tour (Tour de Babel), 2006–2012)

22:29 12/04/2013 | Lien permanent | Tags : atelier, act-u |  Facebook

Cabinets Of Curiosities (Vive Charlotte!)

I love Belgium reprend les choses qui font qu'on reste encore en Belgique... et voilà que grâce à ce site, je découvre l'ouverture à Bruxelles d'un cabinet des curiosités ouvert par Charlotte Pasternak, dont j'admire le boulot et l'allure... faites passer!

 

ILOVEBELGIUM - CABINET OF CURIOSITIES

A cabinet of curiosities is an encyclopedic collection in Renaissance Europe of types of objects whose categorial boundaries were yet to be defined. Modern terminology would categorize the objects included as belonging to natural history, geology, ethnography, archaeology, religious or historical relics, art works and antiquities.

Belgium itself is like a cabinet of curiosities. Three languages, three cultures, a gazillion different customs and traditions makes our little country a surreal melting pot. But it’s also what creates a richness. In every little village you can discover something new, taste a local specialty or even see a specific kind of architecture.

We still have a taste for actual cabinets of curiosities since Belgians are known to be collectors. Throughout Belgium you can find mysterious little shops selling art, objects and other knick knacks. Old or new, if it’s collectable, you’ll find it there. If you would  happen to be in the neighbourhood, check out these gems and awake your inner collector.

 

Steen & Been

‘Stone & Bone’ that’s what ‘Steen & Been’ means. And it’s also exactly what this shop in Antwerp sells. Beautiful skeletons, crystals and other precious stones, shells, fossils, antlers, butterflies. If you’re looking for an original gift, you want an eye catcher in a minimalist interior or you want to create your own cabinet of curiosities, you’ll get lost in Steen & Been, even if it’s such a small and cosy shop

Volksstraat 59, 2000 Antwerp

 

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Steen & Been
ILOVEBELGIUM
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Steen & Been – picture by Johannes Vande Voorde
ILOVEBELGIUM
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La Meute

La Meute is a new curisosity shop that opened in the Chatelain area. Owner is photographer Charlotte Pasternak. When you enter the shop you immediately see that Charlotte transferred the aesthetics of her photography into the selection in her shop. She shells old and new curiosities: stuffed animals, sea shells, books on natural history but also a great selection of (sometimes) creepy jewelry and china. Everything on displays looks like it’s a work of art. Charlotte has an eye for detail and isn’t it there where god is?

rue du Page 92, 1050 Brussels

 

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La Meute

ILOVEBELGIUM

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La Meute

ILOVEBELGIUM

ILOVEBELGIUM

Stop Over by Roa

Faithful readers of I Love Belgium know we love Belgian street artist ROA. We’ve posted a lot pictures of his poetic urban murals on our Facebook page. The natural evolution (and celebration) of good street artists is of course a solo show in a renowned gallery. And that’s what happened to ROA. As an avid collector himself he recycled all kinds of different stuff he collected from flee markets in Belgium and all over the world. He created a spectacular cabinet of curiosities and called it Stop Over in the Bodson-Emelinckx gallery in Brussels. The show will be over the 22 of March but nothing can stop you to enjoy his art in the streets because after all, that’s where it’s still for free.

ILOVEBELGIUM

ROA ILOVEBELGIUM CABINET OF CURIOSITIES

ROA – Big Sur Seal #1  - Enamel on Mixed Media, 2013

ILOVEBELGIUM

ROA ILOVEBELGIUM CABINET OF CURIOSITIES

ROA – Puerto Rico Iguana - Enamel on Mixed Media, 2013

ILOVEBELGIUM

© I Love Belgium

15:20 12/04/2013 | Lien permanent | Tags : place net, society, ego trip-e |  Facebook

11
avr

CHOROS - like chorus & chaos?

Choros: A Transfixing Experimental Dance Film by Michael Langan & Terah Maher

Choros: A Transfixing Experimental Dance Film by Michael Langan & Terah Maher video art dance

Choros: A Transfixing Experimental Dance Film by Michael Langan & Terah Maher video art dance

Choros: A Transfixing Experimental Dance Film by Michael Langan & Terah Maher video art dance

Released three weeks ago after a year on tour at various film festivals, Choros is the latest experimental art film from director Michael Langan the explores the movement of the human body, specifically the motion of dancer Terah Maher. Choros follows in the steps of Eadweard Muybridge, Etienne-Jules Marey, and Norman McLaren, all of whom spent years studying the physical moment of animals and humans through film. Langan takes the next step using new digital innovations to layer some 32 sequential instances of a single movement and then stretch it out over time. Set to Steve Reich’s Music for 18 Musicians, the 13-minute video is pulsating, hypnotic, and flat out lovely to watch.

19:51 11/04/2013 | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook

No Where

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"If you can’t go home, there is nowhere to go,
and nowhere is the biggest place in the world
indeed, nowhere is the world."
-
Aleksandar Hemon from The Lazarus Project

12:09 11/04/2013 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook