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nov

Tattoo me, meeting you : TACHISME - Indice 1 (pré-22/12)

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Le tachisme est un style de peinture abstraite répandu en France dans les années quarante et cinquante. Ce mouvement est souvent considéré comme l'équivalent européen de la tendance de l'expressionnisme abstrait américain représentée par l'Action Painting. Il désigne l'un des aspects de l'art informel, au sein de l'une de ses composantes dénommée abstraction lyrique.

Le terme « tachisme » a d'abord été employé péjorativement par le critique Pierre Guéguen en 1951. Il avait été utilisé dès 1889 par le critique Félix Fénéon pour décrire la technique impressionniste, et surtout celle qui, en 1862, valut leur nom aux macchiaioli italiens, dont une toile de Giovanni Fattori fut exposée en 1867 à Florence sous le titre Le macchiaiole (Les petites taches). Puis il sera à nouveau employé en 1909 par Maurice Denis pour les fauves.

Il a ensuite été réutilisé en 1952 sur l'initiative du critique Michel Tapié dans son livre Un Art autre pour désigner un des aspects de l'art informel, qui correspond aux techniques gestuelles équivalentes à celles apparues à partir de 1946 chez Jackson Pollock au sein de l'expressionnisme abstrait et qui seront qualifiées d'Action painting par le critique américain Harold Rosenberg en 19521. L'expression sera également utilisée en 19542, par le critique Charles Estienne, pour définir notamment le travail de Hartung, Riopelle et Soulages, puis dans son ouvrage L'Art à Paris 1945-1966.

Ce style de peinture est une réaction au cubisme et à l'abstraction géométrique, qui se caractérise par l'exécution de taches de couleur résultant de projections, d'éclaboussures au pinceau ou de jets spontanés de peinture sur la toile posée verticalement ou horizontalement, par des coulures, réalisées éventuellement à l'aide de récipients troués selon la technique employée par Jackson Pollock ou directement à partir du tube comme chez Georges Mathieu, parfois avec quelques réminiscences de la calligraphie, notamment dans le dessin. Le tachisme prétend s'exprimer par la matière picturale seule et s'oppose ainsi également à la peinture abstraite européenne des années quarante-cinquante qui, tout en répudiant le contenu figuratif, reste fidèle en général à des valeurs classiques de composition.

On en retrouve également des prémices chez les surréalistes qui expérimentèrent diverses techniques et formes d'automatismes (Picabia, La Sainte Vierge, 1920, MNAM, Paris). Les giclées de peinture utilisées par Max Ernst et par André Masson vers 1940, purement surréalistes par le rôle qu'y joue le hasard, sont « tachistes » avant la lettre et purent même exercer une influence directe sur le dripping de Pollock lors du séjour de Masson et d'Ernst aux États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale.

Artistes


    Wols (Alfred Otto Wolfgang Schulze), (1913-1951)
    Camille Bryen (1907-1977), par exemple avec des taches de cire de bougie
    Jean-Paul Riopelle, par des éclaboussures sur la toile verticale
    Henri Michaux, (1899-1984), aspect calligraphique
    Jean Fautrier, (1898-1964)
    Jean Dubuffet, (1901-1985), notamment dans ses dessins
    Sam Francis, (1923-1994)
    Georges Mathieu, (1921-2012)
    Jean Messagier, (1920-1999)
   Arnulf Rainer, (né en 1929)

Et par extension (projections de type calligraphique) :

    Hans Hartung, (1904-1989)
    Pierre Soulages, (né en 1919)"

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HIST. DE LA PEINT.

A. − Technique de peinture figurative consistant à peindre par petits dépôts ou touches de couleur faits avec le pinceau. Les chromo-luminaristes ajoutent aux principes des néo-impressionnistes quelque procédé emprunté aux théories scientifiques de l'optique: tachisme, pointillisme, etc. (Barlet, Lejay, Art de demain, 1897, p. 118).
B. − Technique de peinture non figurative où un rôle important est joué par la tache au sens d'éclaboussure et de projection de couleur; p. méton., école appliquant cette technique. Je fus bientôt consacré comme le « créateur du Tachisme », et même ironie involontaire à l'endroit de M. André Breton comme le « le Pape » du Tachisme! (G. Mathieu, Au-delà du Tachisme, 1963, p. 88).La couleur également prédomine dans cette tendance abstraite à laquelle on a donné, vers 1954, le nom de tachisme. Comme le mot l'indique, la forme est ici tache, c'est-à-dire une manière d'être de la couleur que le hasard suffit à provoquer (D. Vallier, L'Art abstr., Paris, Le Livre de poche, 1967, p. 265).
Prononc.: [taʃism̭]. Étymol. et Hist. 1. 1897 peint. figurative (Barlet, Lejay, loc. cit.); 2. 1953 peint. abstr. (P. Guéguen ds Art d'auj., série 4, no7, p. 29). Dér. de tache comme terme de peint., suff. -isme*.
 

Premier indice à la performance que je propose le 22 décembre à Bruxelles, dans l'espace d'arts Il Est Une Fois dans les Marolles... en compagnie du tatoueur Kostek et de mes peaux.

Hans-Hartung iv.jpg (Hans Hartung)


20:44 01/11/2013 | Lien permanent |  Facebook

Ironie du sort...

 

babies nursery.gif

"La maïeutique, du grec μαιευτικη, par analogie avec le personnage de la mythologie grecque Maïa, qui veillait aux accouchements, est une technique qui consiste à bien interroger une personne pour lui faire exprimer (accoucher) des connaissances. La maïeutique consiste à faire accoucher les esprits de leurs connaissances. Elle est destinée à faire exprimer un savoir caché en soi. Son invention remonte au IVe siècle av. J.-C. et est attribuée au philosophe Socrate, en faisant référence au Théétète de Platon. Socrate employait l'ironie (ironie socratique) pour faire comprendre aux interlocuteurs que ce qu'ils croyaient savoir n'était en fait que croyance. La maïeutique, contrairement à l'ironie, s'appuie sur une théorie de la réminiscence pour faire ressurgir des vies antérieures les connaissances oubliées.

On attribue à la maïeutique un lien avec l'enfantement, faisant de Maïa une déesse de l'accouchement et des sage-femmes. Maïa, l'une des Pléiades, était mère d'Hermès, lui-même père de Pan, Dieu du Grand Tout, au cœur de la tradition orphique. On attribue à tort le terme maïeutique à Socrate, du fait que sa mère était sage-femme.

Cette technique est une évolution des savoir-faire orphiques, lesquels se fondaient sur la croyance en la réminiscence et la pratique de la catharsis, notamment par Pythagore.

Chez Platon, Socrate explique que la sage-femme n'enfante pas elle-même, elle se contente de faire accoucher la femme; le philosophe fait de même des opinions de ses interlocuteurs. Cependant, une fois ces opinions accouchées, encore faut-il s'inquiéter de savoir si l'enfant est viable, ou bien s'il renferme une contradiction, s'il est mort-né. Ainsi, dans le Ménon, le petit esclave de Ménon accouche de certaines vérités géométriques. En revanche, Ménon ne sait rien dire de valable du juste et de l'injuste. Pourtant, son âme a bien dû, autrefois, contempler, de près, ou peut-être de loin, ces Idées. Cependant, l'accoucheur ne connaît pas lui-même, il se contente d'éprouver la rationalité et la cohérence des prétendus savoirs; si Socrate est le plus sage des hommes c'est seulement en ce sens qu'il sait qu'il ne sait rien.

La maïeutique est appliquée aux personnes qui ignorent qu'elles savent.
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merci à tous les acronymes, les anagrammes, les logogrammes qui me tombent dessus, constamment. (et à Pierre pour me dérironiser parfois)

 

 

20:40 01/11/2013 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, humoeurs |  Facebook

Satan - Louise Ackermann, Poésies Philosophiques

Ernst Haas jesus or chaos.jpg (Ernst Haas)

"Nous voilà donc encore une fois en présence,

Lui le tyran divin, moi le vieux révolté.

Or je suis la Justice, il n’est que la Puissance ;

A qui va, de nous deux, rester l’Humanité ?

Ah ! tu comptais sans moi, Divinité funeste,

Lorsque tu façonnais le premier couple humain,

Et que dans ton Éden, sous ton regard céleste,

Tu l’enfermas jadis au sortir de ta main.

Je n’eus qu’à le voir là, languissant et stupide,

Comme un simple animal errer et végéter,

Pour concevoir soudain dans mon âme intrépide

L’audacieux dessein de te le disputer.

Quoi ! je l’aurais laissée, au sein de la nature,

Sans espoir à jamais s’engourdir en ce lieu ?

Je l’aimais trop déjà, la faible créature,

Et je ne pouvais pas l’abandonner à Dieu.

Contre ta volonté, c’est moi qui l’ai fait naître,

Le désir de savoir en cet être ébauché ;

Puisque pour s’achever, pour penser, pour connaître,

Il fallait qu’il péchât, eh bien ! il a péché.

Il le prit de ma main, ce fruit de délivrance,

Qu’il n’eût osé tout seul ni cueillir ni goûter :

Sortir du fond obscur d’une étroite ignorance,

Ce n’était point déchoir, non, non ! c’était monter.

Le premier pas est fait, l’ascension commence ;

Ton Paradis, tu peux le fermer à ton gré ;

Quand tu l’eusses rouvert en un jour de clémence,

Le noble fugitif n’y fût jamais rentré.

Ah ! plutôt le désert, plutôt la roche humide,

Que ce jardin de fleurs et d’azur couronné !

C’en est fait pour toujours du pauvre Adam timide ;

Voici qu’un nouvel être a surgi : l’Homme est né !

L’Homme, mon œuvre, à moi, car j’y mis tout moi-même :

Il ne saurait tromper mes vœux ni mon dessein.

Défiant ton courroux, par un effort suprême

J’éveillai la raison qui dormait en son sein.

Cet éclair faible encor, cette lueur première

Que deviendra le jour, c’est de moi qu’il ta tient.

Nous avons tous les deux créé notre lumière,

Oui, mais mon Fiat lux l’emporte sur le tien !

Il a du premier coup levé bien d’autres voiles

Que ceux du vieux chaos où se jouait ta main.

Toi, tu n’as que ton ciel pour semer tes étoiles ;

Pour lancer mon soleil, moi, j’ai l’esprit humain !"

Louise Ackermann

(fragment - merci Céleste)

11:37 01/11/2013 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, humoeurs |  Facebook

30
oct

Résumé de la 42ème soirée filles avec un cerveau (chacune) – 25 octobre 2013 @ Suzy’s

 

paul rumlsey Species_20Gender.jpg

Chaque fois que c’est bleuougris&souligné, c’est qu’un lien vers quelque chose attend son clic… cliquez donc et hop, le monde s’ouvre.

Elodie :

Histoire familiale… lettres du grand-père à la grand-mère durant la 2nde guerre mondiale.. lettres sauvées de la broyeuse.

Aliénor :

                Retour(s) d’Expo « Masculin Masculin » au musée d’Orsay
Hélène :

Cf. Mon père m’a donné un mari… - Sondage : que feriez-vous d’un petit mari. (Réponses anonymes – traitement des réponses en cours)

Anne :

1 soutif à cramer, un far breton à enfourner, un cidre à déboucher… et une discussion sur féminité, féminisme suite à un sondage français précisant qu’environ 60% des femmes ne se disent pas féministe. Référence faite à la Génération Y.

Dominique :

Sors de ce corps, William, livre de David Safier - dans la conversation suite à cette présentation, références faites à Lait noir de Elif Safak, Le Petit Prince cannibale de Françoise Lefèvre, Une chambre à soi (titre original : A Room of One's Own), l’essai pamphlétaire de Virginia Woolf.  

Suzy
                Cahier de « notes » d’écoles… un livre qui reprend des valeurs d’un autre âge, plus Pétainiste que pédagogique et accueil… (+++deux écharpes ont été trouvées… une lie de vin et une autre noire+++)

Morgane :

Début de réflexion et de travail sur une adaptation de La Divine Comédie de Dante. L’émotion de Morgane face à l’émotion de Dante face à l’amour absolu de deux personnages…

Isabelle :

"Le parloir" recueil de poèmes de Louisa de Groot et six dessins de Marion Vander Meulen. Référence faite au manque de relativité entre vie et mort dans les milieux médicalisés et le manque de « choix ».

Alice :
                Le musée du capitalisme – appel à contributions : http://www.museeducapitalisme.org/ / https://www.facebook.com/MuseeDuCapitalisme

Sophie   M. :

Sororité avec (et remerciement à) Etty Hillesum http://www.amisdettyhillesum.fr/ & http://www.franceculture.fr/personne-etty-hillesum.html  - et le mouchoir rose de Michel avec vue sur mer…

Daphné :

 Cf. son dernier cours de scénario où comment re-venir au personnage qui doute, qui s’arrête, qui revient sur ces décisions, qui hésite, qui redoute, qui flippe, qui se laisse être, se laisse aller, revient, repart, … à l’inverse des héros et héroïnes à tout prix – référence faite à l’Eclipse d’Antonioni

Paloma :

                Discussion autour de la synchronicité (un exemple de traitement ici pas mentionné par Paloma) et abordage de ce terme selon Carl Jung et de la notion d’unus mondus, du latin « Monde un », qui renvoie à la notion d'une réalité unifiée sous-jacente, de laquelle tout émerge et à laquelle tout retourne.  Référence faite à Paracelse, médecin alchimiste de la Renaissance. Résonance avec l’intuition dont Dominique (là-bas présente) a parlé. Référence faite à une fille photographe qui prend en photo les hommes qui l’ont abordée de manière « cavalière »... et ça, aussi, oui, malheureusement… (hum).

Jeanne :

Blog : Belgian Woman in Paris – les incroyables aventures d’une jeune belge s’installant à Paris…

Amélie :

Les mots qu’on dit quand on part… - Cf. en Asie Centrale « désolé si on t’a blessé(e) ».

Kiki :

Film docu « Causes Communes » sur fond de « Prima Nocta » (photo des membres du groupe sur le site)

Pascale:

Le jardin clos de l’âme, l'imaginaire des religieuses dans les Pays-Bas du Sud, depuis le 13e siècle de Luce Irigaray & Paul Vandenbroeck  +++  Le miroirdesâmessimples et anéanties de Marguerite Porete +++ Entre le marteau et l’enclume de Beatrix Beck +++ références faites à Joelle Tuerlinckx & Simone Weil

Elsa :

                Livre Dirty weekend  de Helen Zahavi + Article sur la place du genre dans l’espace (urbain entre autres) ou comment écarter les jambes pour faire sa place (attention, les interprétations seront pénalisées). Référence faite à Martina Hill et sa réponse canine à un sifflement canin.

Géraldine :

                Branche d’arbre et cassure en direct ou comment s’écouter, entendre la petite voix, faire confiance à son intuition…

Anissa :

A chanté « Il me faudra me dire/Et ça devrait suffire/Que n'étant pas un louis d'or/Il ne se peut que tous m'adorent/Ne suis qu'une pièce de peu/Aimez-moi mieux/Aimez-moi mieux » de Jeanne Moreau et a parlé de la sauce de chou-fleur de son papa et de cette éternelle incapacité de certains à (se) dire je t’aime.

Nathalie :

Parler ou la difficulté de parler en public +++ 1ère lettre de Saint Paul aux Corinthiens et les notions d’amour, de charité…

Caroline :
                Choix de vie, nouvelle vie, intuition, liberté d’être, écouter son chemin, être soi à soi… un an après la dernière soirée filles.

Shiva :

                Visite de ses élèves (Lycéens) au Musée d’Orsay et confrontation au tableau « L’origine du monde » de Courbet et posture d’artiste dans un vernissage (Miss Tic pour la citer)              

Evelyne G.:

Une photo de guerre, des lignées s’inscrivant dans l’Histoire et l’histoire, et tout ce qui en découle et se déroule jusqu’à aujourd’hui…. Référence faite au logiciel  de recherche généalogique ANCESTRY

Milady :

Le goût des revues... présentation de Dissonances (appel à textes pour le prochain sur le thème « animal(s) » & Feuillets de Corde (aussi Marginales, Indications en Belgique) et mention faite des revues plus « journalistiques » comme 24h01, 6 mois, XX1et la nécessité des ouvrages collectifs de textes, de dessins.

 

Marta Mo, Karine, Danielle, Evelyne S., Norma, étaient là aussi
mais ont, pour cette fois (cette fois seulemenT… ;-), décidé de ne pas partager qqch en particulier,
sauf leur présence et des mets…

 

+++++ Proposition d’une prochaine soirée filles entre noël et jour de l’an… qu’en pensez-vous ? Histoire de terminer le foie gras (pas d’oie blanche) ou le tofu entre filles ?
Qui accueillerait la soirée ?

 

Suite à deux retours sur la soirée, je réitère que la proposition de cette soirée peut évidemment se diffuser, s’épancher, être reprise ici et là, donc, n’hésitez pas à inviter de votre côté, mettre une table à disposition, quelques chaises et coussins et hop…

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16:34 30/10/2013 | Lien permanent | Tags : girlz |  Facebook

28
oct

Divinations, mancies et autres mots en -tionismies.

humoeurs, ego-tripes, society

humoeurs, ego-tripes, society

  • Palmomancie : divination par les gestes instinctifs
  • Palomancie : divination par le jet de baguettes
  • Papyromancie : divination par le froissement d'une feuille de papier
  • Pégomancie : divination par les sources
  • Pétromancie : divination par les formes des rochers
  • Phyllomancie : divination par les feuilles d'arbres ou de plantes
  • Pissomancie : divination par le jet de pois secs
  • Plastromancie ou chéloniomancie : divination sur les écailles du plastron de la carapace de tortue
  • Podomancie : divination par l'examen des pieds
  • Potamomancie : divination par les fleuves
  • Pyromancie : divination par le feu ou les flammes
  • Radiesthésie : méthode de divination fondée sur la réceptivité particulière à des radiations qu'émettraient différentes matières (sources, trésors, mines, etc.), permettant ainsi de les localiser à l'aide d’une baguette ou d’un pendule
  • Rhabdomancie : divination par les baguettes de sourcier
  • Sauromancie : divination par les lézards
  • Scapulomancie : divination par l’examen d'omoplates brulés d’animaux
  • Scatomancie : divination par l’examen de matières fécales
  • Sciomancie : divination par l'observation des ombres des morts
  • Sidéromancie : divination par un fer chauffé au rouge
  • Skiamancie : divination par l'étude des ombres
  • Spathomancie : divination par la lame d'une épée
  • Spondanomancie : divination par les cendres
  • Stichiomancie ou stichomancie ou bibliomancie : divination par l'ouverture au hasard d'un livre
  • Sycomancie : divination au moyen de questions écrites sur des feuilles de figuier
  • Taromancie : divination par le jeu de tarot
  • Tératomancie : divination par les prodiges et les monstres
  • Thalassomancie : divination par l'aspect de la mer et des vagues
  • Théomancie : divination par l'inspiration supposée d'une divinité
  • Tyromancie : divination par les fromages
  • Uranomancie : divination par l'observation du ciel
  • Vitréomancie : divination par le sable
  • Xylomancie : divination par les branches et les écorces
  • Zoomancie : divination par le comportement des animaux

humoeurs, ego-tripes, society

22:57 28/10/2013 | Lien permanent | Tags : humoeurs, ego-tripes, society |  Facebook

23
oct

dedans/dehors

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à moi les gestes du quotidien et la promiscuité sans détour.
à moi cette invariable maternité.
à moi les doigts, les orteils, et les cheveux, et les dents, et les ongles.
Ce qui tombe et repousse.
Ce qui arrive et repart.
Ce qui vient et surgit.
Ce qui est là, sans cesse.
 
Amours
(complexes et indélébiles).
 
 

10:58 23/10/2013 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

21
oct

Radeau de Méduses

ape woman julia from mexico.jpg ape woman julia from Mexico


"Le clochard, comme le criminel, le toxicomane et la prostituée, est une des grandes figures de la transgression sociale. Il est la figure emblématique de l’envers ricanant de la normalité et de l’ordre social. Il en est le bouffon et le négatif. Il en est, de par son existence même, le radical critique. De plus, il présente l’apparence d’être libre, sans attaches et sans obligations. En cela, il est séducteur. En cela, il est dangereux. Séduction et dangerosité, dont se protège l’ordre social, en condamnant les clochards, comme les autres marginaux transgressifs, à une souffrance minimale, mais structurelle. Supportable, mais visible.
Il est nécessaire à l’ordre social que la vie des clochards soit structurellement difficile. Il faut que leur « choix » se paie. Tout comme il faut que la vie des prisonniers reste pénible au-delà des simples contraintes de l’enfermement ; que les prostituées aient une vie infernale (proxénètes, violences, absence de protection sociale, etc.) ; que les toxicomanes ne soient pas seulement considérés comme des malades, mais comme des délinquants… Ces souffrances visibles infligées aux transgressifs ont pour fonction de les stigmatiser et, par là, de décourager les vocations, que les fantasmes qu’ils font naître en nous pourraient susciter."

– Patrick Declerck, Les Naufragés, 2001

22:11 21/10/2013 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, society, humoeurs |  Facebook

Mthyse ou...

beuys_coyote.jpg (Beuys & Coyote)


"On nous a habitués dès l’enfance à craindre l’impureté du dehors. Quand ils proclament, au contraire, que “l’enfer, c’est nous-même”, les peuples sauvages donnent une leçon de modestie qu’on voudrait croire que nous sommes encore capables d’entendre. En ce siècle où l’homme s’acharne à détruire d’innombrables formes vivantes, après tant de sociétés dont la richesse et la diversité constituaient de temps immémorial le plus clair de son patrimoine, jamais, sans doute, il n’a été plus nécessaire de dire, comme font les mythes, qu’un humanisme bien ordonné ne commence pas par soi-même, mais place le monde avant la vie, la vie avant l’homme, le respect des autres êtres avant l’amour-propre ; et que même un séjour d’un ou deux millions d’années sur cette terre, puisque de toute façon il connaîtra un terme, ne saurait servir d’excuse à une espèce quelconque, fût-ce la nôtre, pour se l’approprier comme une chose et s’y conduire sans pudeur ni discrétion."

– Claude Lévi-Strauss, Mythologiques t. IV : L’Homme nu, Paris, Plon, 1971

21:30 21/10/2013 | Lien permanent | Tags : arts, lis tes ratures |  Facebook

Ralentie.

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"Ralentie, on tâte le pouls des choses; on y ronfle; on a tout le temps; tranquillement, toute la vie. On gobe les sons, on les gobe tranquillement; toute la vie. On vit dans son soulier. On y fait le ménage. On n’a plus besoin de se serrer. On a tout le temps. On déguste. On rit dans son poing. On ne croit plus qu’on sait. On n’a plus besoin de compter. On est heureuse en buvant; on est heureuse en ne buvant pas. On fait la perle. On est, on a tout le temps. On est la ralentie. On est sortie des courants d’air. On a le sourire du sabot. On n’est plus fatiguée. On n’est plus touchée. On a des genoux au bout des pieds. On n’a plus honte sous la cloche. On a vendu ses monts. On a posé son oeuf, on a posé ses nerfs."

Henri Michaux, La Ralentie, 1938

(merci à Vertébrale)

21:25 21/10/2013 | Lien permanent | Tags : humoeurs, lis tes ratures |  Facebook

Blason - old school

Mont sur la bouche de la fierté insolente,
Droit et digne des rebellions adolescentes,
Soit point d'honneur d'un délicieux minois,
Soit conjoint de tumeur d'un faciès pékinois,

Il expose la rigueur d'un dictateur
Ou affirme la pudeur d'un looser.
Témoin olfactif de quelques abandons
Martyr exclusif des mauvaises digestions

Qualifié, tour tour, d'île ou de péninsule
Parfois dénigré en un horrible monticule
Pourtant favori des parties qu'on embrasse
Même s'il est pourvu de cellules noires et grasses

Première victime des chutes d'infortune
Compagnon libertin des visites de dunes
Rescapé en hiver des virus du cerveau
Détail singulier de muses sur tableaux

Le nez, aguerri pour mugir de soupirs,
Abri gardien de tout arme de désir
Porte besicles ou obstacle au baiser
Il est de ces morceaux que j'aime croquer.

Milady Renoir

collage face.jpg

20:38 21/10/2013 | Lien permanent | Tags : textes |  Facebook

19
oct

La métaphysique de la putain, causerie de Laurent de Sutter à PassaPorta

Dans le cadre de la semaine de la Pop Philosophie, Laurent de Sutter (LdS) a donné une causerie sur son propos tenu dans un livre à sortir intitulé "La métaphysique de la putain". J'ai surtout apprécié et compris la méthodologie et le chemin de pensée de LdS pour expliquer comment il est arrivé à ce "titre" / travail, j'ai encore aimé la précision de son regard à travers des rencontres qu'il a faites avec des "images" de la putain (dans le cinéma, la littérature, peut-être aussi dans d'autres lieux de cultures et de symboliques) et aussi la forme d'humilité qu'il a adopté tout le long de ce parcours sulfureux, autant parce qu'il est homme, parce qu'il est philosophe (penseur), parce qu'il n'est pas putain.

Au milieu des références qu'il faut saisir ou laisser derrière (je n'apprécie pas l'intertextualité, l'inter-référentiel, le name-dropping), j'ai entendu une parole qui replace le corps, l'image, le sujet de la putain dans un cadre social, politique, économique et conceptuel (et analytique).

Surtout, aussi, quand même, à la fin, une intervention de Sonia Verstappen, ex-pute et anthropologue, putain et amie d'autres, qui replace des contextes, des vérités (au contraire d'une seule), qui renie tout réglementarisme ou tout abolitionnisme à pensée unique. Une ouverture du regard, des yeux, de la vision du métier et de la corporalité de ces femmes... (quand on ne parle évidemment pas de traite d'êtres humains et d'esclavage, ce qui n'est pas de la prostitution).

On l'entend, la voit là: http://www.dailymotion.com/video/xa6rsr_la-lecon-d-amour-de-sonia-la-pute-d_people?start=4 + http://www.keek.fr/article/2263-36-ans-de-prostitution-thesarde-en-anthropologie

merci à Laurent de Sutter d'en être venu là... et d'ouvrir un pan de l'humanité souvent détérioré.

A stripper visits the trading floor of the Toronto Stock Exchange. Late 1970s..jpg A stripper visits the trading floor of the Toronto Stock Exchange.
Late 1970s.

16:00 19/10/2013 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

18
oct

Volucraire - texte écrit en juin 2006

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Le vautour : Vultur. Ysidore. Vultur ou Vaultour, ainsi nommé pour son vol tardif et pour la grandeur de son corps, il n'a point vol hatif. On dit qu'il vit jusques a cent ans. Les vaultours sentent les charoignes oultre la mer comme les aigles, ilz vollent moult hault tant qu'ilz voyent les choses mussees par l'obscurté des montaignes. Ambroise. On dit que les vaultours conçoivent et engendrent sans cohit, ilz ont aussi acoustumé de anoncer la mort des hommes par aucuns signes. Quant il est a advenir une grant et larmoiable bataille, les vaultours suivent a grant compaignie, et par ce signifient qu'il y aura grant multitude d'hommes mors en guerre qui leur sera en proye. La glose sur le Levitique. La loy deffend manger de vaultour qui se resjoyst de batailles et de mors. Phisiologue. Le vaultour se siet en ung lieu tres hault car il se retarde en montant de la terre, et monte si tres hault qu'il voit les lieux loingtains. Pource on dit que le vaultour seul est l'oyseau de Dieu, lequel poursuit les plus grans oyseaulx de proye. Aristote. Le vaultour est pesant et de maulvaise coustume, flamelique et grant cryeur. Il chasse en lieux moult loingtains de son nid, il va monte en lieu tres hault, et se assiet illecques, car l'elevacion de la terre est moult difficile. On dit que luy seul il est oyseau qui prent les lievres et les petis cerfz, les chievres, les regnars et les autres bestes qu'il peut retenir. Luy mesmes. Le vaultour fait son nid en lieux tres haultains, et souvent sur les arbres. Il a envye de ses petis quant ilz engraissent, et ne les paist si non des demourans de sa viande, en les chassant avant qu'ilz puissent voller, mais il y a ung autre oyseau qui apres qu'il les a chassé les nourrist avecques les fiens. Une paire de vaultours occupe ung grant lieu, et pour ce il ne permect point ung autre faire son nid avec luy. Il est de longue vie, ce qui est congneu, car son nid demoure tousjours ung. Et quant il devient vieil son bec se aslonge en hault et se fait a maniere d'arc, et en la fin meurt de faim. Les operacions de Vaultour. Esculapius. Les pennes d'ung vaultour bruslees chassent les serpens hors de la maison. Son gesier broyé avecques sang, et beu par dix jours, guerist de maladie caduque. Son sang avec jus de Marrubrium guerist l'obscureté des yeulx. Son sain guerist la douleur des yeulx et evacue la douleur des nerfz. Diascorides. La fiente d'icelluy est medicinale, car elle boute hors la secondine. Pline au livre XIX. L'amer du vaultour destrempé de eaue guerist les blancheurs des yeulx. F La penne du vaultour, si on en nectoye ses dens, elle fait l'alayne aigre.

11:40 18/10/2013 | Lien permanent | Tags : textes |  Facebook

11
oct

Canisettes

Humeurs Canines Dehors,
Renifler des culs
Grogner dans des rues,
Aboyer contre des murs,
Agiter queues en guise de sagaies,
Arracher poils contre toute attente
Amores Perros ce matin
Haleine de chien mouillé
Echine sardonique

il ne fera pas bon me demander le chemin.

Pedro Luis Raota dog.jpg (by Pedro Luis Raota)



09:25 11/10/2013 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

10
oct

Festival du Film sur l'Art - là.

Durant trois jours, le Festival du Film sur L’Art propose un florilège de films documentaires qui abordent l’art sous toutes ses formes. Arts plastiques et visuels, littérature, culture populaire, le festival défend toutes les réalisations qui montrent comment la création répond à une nécessité et enrichit notre société. Les films sélectionnés concourent dans trois compétitions : le Prix du Film sur l’Art, le Prix Découverte Scam et le prix du Centre du film sur l’art, partenaires de cette treizième édition.


Les films sélectionnés et présentés répondent tous à trois critères : réalisés en 2012 ou 2013, ils ont l’art pour sujet et un lien avec la Belgique. Plusieurs dizaines de réalisateurs ont répondu à l’appel lancé par L’iselp au printemps 2013. La programmation de cette édition est composée d’une quinzaine de ces courts ou longs métrages, belges ou internationaux.

Ce festival s’adresse autant au grand public qu’aux professionnels et passionnés du genre.
En ouverture du Festival, sera présenté le documentaire Evelyne Axell. La Vénus aux plastiques, de Françoise Levie; et en clôture, le long métrage Rain, d’Olivia Rochette et Gérard Jan Claes, particulièrement bien accueilli par la presse et le public lors de sa sortie.
A l’issue du Festival trois prix seront décernés par un jury composé de spécialistes :
Le Prix du Film sur l’Art réservé aux réalisateurs ayant déjà distribué un ou plusieurs films.
Le Prix Découverte Scam est consacré aux étudiants ou jeunes cinéas tes.
Le Prix du Centre du Film sur l’Art récompense une réalisation parmi l’ensemble de la programmation. Ce prix est assorti de l’achat du film retenu.
En partenariat avec le Centre du Film sur l’Art et la Scam

09:44 10/10/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, arts, agendada |  Facebook

Tanzen

ROSAS

*.*

My favourites:

1'31' + 2'09'' + 2'29'' + 2'52'' + 3'15'' + 4'04'' + 4'35'' + 5'04'' + 5'53'' + 6'07'' + 7'01'' + 7'16'' = 7'53'' of Dance(s).

 

MICHEL FRANCOIS_1010 ROSAS.JPG

09:43 10/10/2013 | Lien permanent | Tags : place net, society, arts |  Facebook

Gazette - achetez, achetez

HOP. là.http://issuu.com/bazaredition/docs/gazette_10

Gazette des Jockeys Camouflés !

09:30 10/10/2013 | Lien permanent |  Facebook

Music for the eyes.

2013 sept 017.JPG
(criquet gaumais observé et adoré en septembre)

 

Tu es cigale
Je suis fourmi

Et les vaches sont bien gardées.

09:27 10/10/2013 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

On the road

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4 passages d'une incroyable page de Boulet Corp.

4 moments que je peux relier à mes trajets d'enfance.

De Chelles à Fossoy, de Fossoy à Chelles, de Chelles à Lailly-en-Val, de Lailly à Beaugency, de la Somme à la Sologne, des Pays Cathares à Lailly, de Chelles à Paris, de Gagny à la Pomponette, de Chelles à ... et à ... surtout les odeurs de voiture transperçant les intensités familiales, les tensions entre les passagers, les repas sous vide ou dans boîte déballés, remballés, les paniers de choses entassés, compressés contre les cuisses et les bras, les insoutenables cigarillos de mon grand-père rallumés cent fois par un allume cigares crasseux, les interminables reproches et imperturbables paradoxes de ma grand-mère, les K7 audio de Chantal Goya ou d'Aimable, la queue de tigre en peluche suspendue au rétroviseur, les Comics que je dévorais en préférant Storm et Serval, les doigts entre mes cuisses en cachette, les regards vers les routards dans les camions que nous dépassions, mon envie d'étreinte et de liberté, un jour je conduirais et je prendrais cette route et toutes les autres, un jour, je pourrais être en partance sans qu'aucun but ne me rattrape, les moments où, allongée sur la banquette arrière, en évitant bien les regards des adultes dans le rétroviseur, je cherchais à compter chaque arbre du bord de route, où je pouvais sculpter dans les nuages les chimères les plus absurdes, où les bruits des passages à niveaux, des alarmes, des sirènes, des klaxons, des doubleurs à la Fangio, des râles de mon grand-père fatigué de tous ces autres qui ne savent pas conduire, des imperceptibles notions d'autres à toute vitesse, parfois aussi, observer du coin de l'oeil les autres passagers dans les autres voitures et souhaiter qu'ils soient exactement dans leurs vies comme on les imagine, ces autres forcément sublimes vivant forcément ce que je ne vivais pas...
Être exactement à la place de tous les autres en étant persuadée que ces moments vécus là, sans autre poids que la route à faire, là à ne pas être autre chose qu'une passagère, étaient pourtant privilégiés et tout à fait nécessaires à ma survie.

00:21 10/10/2013 | Lien permanent | Tags : textes, humoeurs |  Facebook

6
oct

rêve(s)

"À la foire de l'est pour deux pommes
Une petite taupe mon père m'avait acheté
À la foire de l'est pour deux pommes
Une petite taupe mon père m'avait acheté

Soudain la chatte mange la taupe
Qu'à la foire mon père m'avait achetée
Soudain la chatte mange la taupe
Qu'à la foire mon père m'avait achetée

À la foire de l'est pour deux pommes
Une petite taupe mon père m'avait acheté
Soudain la chienne
Mord la chatte
Qui mangeait la taupe
Qu'à la foire mon père m'avait achetée

À la foire de l'est pour deux pommes
Une petite taupe mon père m'avait acheté
Soudain la trique
Frappe la chienne
Qui mordait la chatte
Qui mangeait la taupe
Qu'à la foire mon père m'avait achetée

À la foire de l'est pour deux pommes
Une petite taupe mon père m'avait achetée
Soudain la flamme
Brûle la trique
Qui frappait la chienne
Qui mordait la chatte
Qui mangeait la taupe
Qu'à la foire mon père m'avait achetée

À la foire de l'est pour deux pommes
Une petite taupe mon père m'avait acheté

Soudain l'averse
Ruine la flamme
Qui brûlait la trique
Qui frappait la chienne
Qui mordait la chatte
Qui mangeait la taupe
Qu'à la foire mon père m'avait achetée

À la foire de l'est pour deux pommes
Une petite taupe mon père m'avait acheté
Soudain la bête
Vient boire l'averse
Qui ruinait la flamme
Qui brûlait la trique
Qui frappait la chienne
Qui mordait la chatte
Qui mangeait la taupe
Qu'à la foire mon père m'avait achetée

À la foire de l'est pour deux pommes
Une petite taupe mon père m'avait acheté
Et l'égorgeur frappe
Et tue la bête
Qui buvait l'averse
Qui ruinait la flamme
Qui brûlait la trique
Qui frappait la chienne
Qui mordait la chatte
Qui mangeait la taupe
Qu'à la foire mon père m'avait achetée

C'est l'ange de la mort
Qui saigne l'égorgeur
Qui tuait la bête
Qui buvait l'averse
Qui ruinait la flamme
Qui brûlait la trique
Qui frappait la chienne
Qui mordait la chatte
Qui mangeait la taupe
Qu'à la foire mon père m'avait achetée

À la foire de l'est pour deux pommes
Une petite taupe mon père m'avait acheté
C'est enfin le Seigneur
Qui emporte l'ange
Qui saignait l'égorgeur
Qui tuait la bête
Qui buvait l'averse
Qui ruinait la flamme
Qui brûlait la trique
Qui frappait la chienne
Qui mordait la chatte
Qui mangeait la taupe
Qu'à la foire mon père m'avait achetée

C'est enfin le Seigneur
Qui emporte l'ange
Qui saignait l'égorgeur
Qui tuait la bête
Qui buvait l'averse
Qui ruinait la flamme
Qui brûlait la trique
Qui frappait la chienne
Qui mordait la chatte
Qui mangeait la taupe
Qu'à la foire mon père m'avait achetée

À la foire de l'est pour deux pommes
Une petite taupe mon père m'avait acheté"

Angelo Branduardi

 

enfance/rêve/père/dimanche/messe/poney/pie/histoire/gâchis.

Pedro Luis Raota dog.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

(photo : Pedro Luis Raota)

09:15 06/10/2013 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

5
oct

Quignard, au bord de moi

John Goodman, Gene Boynton Times Square Gym, 1993.jpg

Tant qu'il couve, le sentiment de la colère emplit le torse d'énergie, exalte le cerveau, soutient les projets que l'âme a conçus. Soutient le regard. Étaie les heures. Excite le temps.


(Vllla Amalia, p.76, Gallimard/nrf, 2006)

 

 

 

 

 

(Photo by John Goodman: Gene Boynton Times Square Gym, 1993)

09:58 05/10/2013 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

Poésie & performance

Vais y réfléchir...

mars 2014:

09:44 05/10/2013 | Lien permanent | Tags : arts, lis tes ratures |  Facebook

Curiosités un jour j'espère dans mon cabinet

Entre le ManuscriVoynich
voynich I.jpget le Codex  Seraphinianus, Codex seraphinianus I.jpg j'hésite... ah oui, je n'ai pas 600€ à dépenser. Enfin, le loyer ou ça, un choix en somme.

 

 

09:15 05/10/2013 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, arts |  Facebook

4
oct

litanies et prières et voeux et souhaits et orgasmes

2 ans comme si Mi & Ni 1 oct 2013.jpg

le sucre,
les fluides, le temps, les élans, les douceurs, les influences, les patiences, les caresses, les bras, les sexes, les perfections, les compréhensions, les validités, les évidences,
le sucre (miel ou impalpable), ...

2013 sept 085.JPG

20:30 04/10/2013 | Lien permanent | Tags : luv, humoeurs |  Facebook

tu n'est pas je

somequestions.jpg

tu es un oiseau
tu fonces sur les immeubles, tu remarques les vitres, tu esquives, tu te prends un virage, un courant d'air chaud, tu remontes, tu virevoltes, tu rigoles en matant les hommes en bas s'entasser dans les rues au dessus des égoûts et tu attends le printemps, toujours, la mort jamais

tu es un chien
tu circules entres les jambes, tu renifles des entre deux (raies, cuisses, creux), tu dégorges ta langue pour te rafraîchir ou te lécher les poils, tu gémis quand tu veux l'amour, tu gémis quand on te pince les babines, tu sais que tu es chien, on te le dit tout le temps

tu es un crabe
tu lis tout en diagonale, tu as le sablier pour univers et le calcaire pour structure, tu avances sans te retourner, sauf si un prédateur te pique en plein coeur, là, tu trépignes tel une tortue renversée et tu cherches l'eau de la mer comme le sel, tu es malheur pour ceux qui te porte

tu es un éléphant
tu n'épargnes aucune herbe, aucun tronc, tu as mille défenses et mille histoires, on mentionne ta mémoire et ta vision de ta propre mort comme d'une réussite, un mystère, finalement, tu dois bien t'emmerder avec tout ce poids légendaire, ton nez est un priape, tes yeux disparus sous l'écorce, tu es le château fort, la tour d'ivoire, le comble de la puissance, pourtant bientôt éteint

tu es un enfant
tu dis maman avec la salive au bord du nez à chaque pas, tu t'accroches aux jupes comme les tiques aux chiens de chasse, tu touches ton zizi, tu touches ton palais avec ton pouce préhenseur, tu penses en deux teintes et en deux temps, tu aimes les balles, les lignes droites et les obstacles pour les sauter, tu as le soleil dans les yeux et la main dans le slip, tu vas grandir te dit-on mais toi tu aimes déjà rester où tu en es, ça peut toujours servir de ne pas en faire plus

tu es un homme
tu as ce qu'il te faut la plupart du temps, ce qui équivaut à quelques plaisirs, quelques pulsions et quelques vérités ancrées entre tes poings, tu cherches, tu trouves, tu nies, tu pilles, tu mérites, tu parais, tu sais de moins en moins, tu vieillis, tu saisis des opportunités et eu crois que le vent ne t'entend pas avoir peur.

19:33 04/10/2013 | Lien permanent | Tags : textes |  Facebook

3
oct

horizon sans teint

IMG_4238.JPG

ne pas avoir ce qu'on croit, ne pas être aussi loin qu'on pense, être au point de départ, mais un départ sans autre limite que la ligne, laquelle quand on la retourne dans le sens contraire, est aussi l'arrivée, départ reporté à cet autre départ, répété constamment, résolument, comme si tout d'avant n'avait ni incidence ni conséquence sur le pendant, et que ce pendant bientôt nommé après (selon les rumeurs) n'a pas de place dans le processus, ni dans le résultat, que tout ce qui est là n'est là qu'à cet endroit là, sans variété de curseur, sans diversion d'intensité, juste un point, peu importe la couleur ou la profondeur, éternellement là, enfin dire là avec une forme d'optimisme mais savoir qu'en fait de là on parle plutôt d'ici, un ici d'ailleurs expressément sans là, un ici omnipotent, sans volonté de devenir là, en fait, un ici exclusivement petit, contrit, précisément visible, exactement dans le centre du corps, entre tout le mélange, les fluides et les équilibres, juste comme ça, posé au creux du monde, en plein soi, comme une intention perverse contre le temps, contre l'espace, une imperceptible violence qui retire l'élan, annihile le chemin,
oui, il y a bien quelques mouvements, oui, il y a bien quelques indices d'oscillations mais ce sont des courbes qui finissent par n'être que des cercles parfaits, des cercles qui, même agrandis, amplifiés, sont bien obturés, bien scellés, bien clôturés, de sorte que même si on a l'impression d'en pénétrer un pour la première fois, celui-ci finit par se découvrir infiniment connu, par développer en soi un sentiment de déjà vu mais on ne sait rien vraiment, ce déjà vu est un mensonge de l'espoir, une rature optimiste, pour sûr, c'est vérifié, on ne sait pas déceler l'impression de la réalité et ce doute, cette crainte d'avoir raison, 'et si j'avais été là avant d'être ici", cette potentielle faille s'estompe après quelques tours de cage, morte dans son œuf.
On en revient au premier point, petit comme l'infini qui n'existe pas (sinon, on l'aurait digéré) petit comme soi, petit comme le petit centre du grand cercle qui tourne sur lui et sur soi.

15:23 03/10/2013 | Lien permanent | Tags : textes, humoeurs |  Facebook

1
oct

Licorne, mon amour

Vendredi 11 octobre, la TPN (Troupe Poétique Nomade) dont je fais partie sera au RDV de la Fureur de lire dans la soirée/nuit...

au milieu de lecteurs/auditeurs/spectateurs/orateurs/auteurs...

voilà:

licorne fureur de lire.jpg

00:43 01/10/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, lis tes ratures |  Facebook

30
sep

Milady Renoir & Nicolas Marchant : H/F - exposition au sein d'une manifestation à Namur

" La création d'un espace spécifiquement dédié au genre féminin fait partie des enjeux fondateurs de Carrefour des Cultures. Baptisé Perspectives de genre : immigration au féminin, cet espace développe de multiples réflexions et actions. Au sein de cet espace, des hommes et des femmes, associés à cette initiative, ont eu l'occasion d'interroger la place et l'image accordées aux femmes migrantes dans les médias. Il s'agit du projet Migrantes, Réalités & Médias. Outre un processus de réflexion continue, le projet vise la réalisation d'un documentaire citoyen présentant des femmes migrantes qui, par leurs paroles et leurs actions, aspirent à constituer un discours capable d'inviter au dialogue et au vivre-ensemble. Afin de poursuivre les débats et les réflexions développés, Carrefour des Cultures crée un événement grand public : Quand l'expression féminine embrasse la diversité. Cet événement se veut aussi une vitrine pour des expressions artistiques et musicales de femmes venant de différentes contrées. Au-delà des questions d'intégration, il s'agit ici de favoriser l'enrichissement pour tout un chacun par la rencontre des cultures et leur métissage. "

Retrouvez le programme complet de cet événement sur le site : www.carrefourdescultures.org

Au sein de cette manifestation, H/F y exposera autour de l'Envie (aussi déclinée sous la nom Jalousie) des choses à voir/entendre/lire
H/F composé de Nicolas Marchant & Milady Renoir. bien entouré(s) de 6 autres péchés et déclinaisons de matières et d'envies abordés par 6 autres artistes internationaux.


H/F ? (clic on pic)

HF présentation.jpg

 

arts,act-u

arts,act-u

LES 7...

 


TR Entre l'imaginaire individuel, l'articulation commune et l'interaction avec le public, l'exposition "Les 7..." propose, entre la multidisciplinarité des approches et les mystères du péché, un espace qui invite à la contemplation et à la profondeur.

Quand la jalousie, la gourmandise, l'orgueil, la cupidité, la paresse, la colère et la luxure sont revisités par des artistes féminines venant de contrées d'ici et d'ailleurs.

Les artistes :

 


L'exposition est ouverte au public tous les jours,
du 19 oct. au 26 oct. de 10h00 à 18h00,
le dimanche 20 oct. de 14h00 à 18h00.

Le vernissage aura lieu le vendredi 18 oct. à 18h30
Une nocturne est prévue le mercredi 24 oct. de 18h00 à 22h00 en présence des artistes.

Où ? Espace Culturel d'Harscamp - rue Saint-Nicolas 2 - 5000 Namur
Quand ? Du 18 au 26 oct. 2013
Pour tout renseignement Carrefour des Cultures - 081/41.27.51

 etc.

21:57 30/09/2013 | Lien permanent | Tags : arts, act-u |  Facebook

28
sep

efficace

t'es efficace, t'es au top au point au poil t'es efficace
dès qu'on en est là, au creux de la vague, dans le rêve des corps,
ben hop, t'es efficace, hop, au top, en plein dedans, directement,
doigt langue doigt chatte doigt cru doigt et autre extrémité semi-rigide,
t'es là, comme si c'était la première ou la dernière fois, je sais pas
mais on peut te dire efficace comme on me dirait utile
droit au but, droit comme un i droit debout comme une nécessité
t'es efficace, peut-être pas dans le reste de ta vie, mais là
peut-être que d'agir aussi bruptement aussi clairement
d'habitude ça t'emmerde, ou ça ne te concerne pas
peut-être que dans les autres sphères tu agis comme tu peux
tu n'es peut-être même pas dans l'agir mais dans l'être
oui, l'efficacité pourrait par exemple se concentrer là
quand tu me bourres, quand tu me vrilles, quand tu me possèdes,
faut dire que je te laisse faire comme si de rien n'est
comme si finalement ça m'était égal
alors évidemment t'es efficace
à chercher sûrement à ce que ça me fasse quelque chose
même autant qu'à toi, mais j'admets bien volontiers
t'es efficace, sans doute que tu aimerais que je te le dise
mais bon, je peux pas tout faire, être trou et plein
mais tu dois bien le voir dans mes yeux
que souvent ton efficacité m'applatit
qu'elle n'altère rien ni ne transforme
qu'elle est là pour elle, ton efficacité
et que si j'en rajoutais, aucun repère n'en sortirait
alors voilà, t'es efficace, c'est déjà mieux que rien.

A couple dances to Shirley Ellis’ «Nitty Gritty», 1961.jpg A couple dances to Shirley Ellis’ «Nitty Gritty», 1961

20:48 28/09/2013 | Lien permanent | Tags : textes |  Facebook

26
sep

Atelier(s) en Chantier(s) - ateliers d'écriture et de ...

ateliers fly recto FINALE.jpg

Atelier fly verso FINAL.jpg

Chacun peut s'inscrire pour un ou des atelier(s).
Aucun pré-requis nécessaire.

à la carte.

Bienvenu(e)s!

21:49 26/09/2013 | Lien permanent | Tags : atelier |  Facebook

liquides ou solides

McAdams, Found bird, 1952.jpg

 

Heure finale, interruption involontaire de grandeur, ici la nuit, c'est comme fini,
intervalles entre deux néants, attentions bernées, rien ne sert de mourir, il faut … au point.

Du gravier comme s’il en pleuvait sous leurs pieds ;
ils avancent le long des voitures et cherchent le souvenir qui dira le mieux ce qu’ils ne savent pas vraiment.
l’un d’entre eux,
l’autre est devant eux dans le temps,
derrière eux dans l’espace.

C’est pas d’chance.

Chaque brindille, chaque écharde, chaque nœud de bois évoque le parcours, la distance, le long chemin, - pas de calcul en nombre d’années -, et là, y a de quoi compter une nuit entière.

Personne s’attendait à.

Il y a les fleurs, en vrai ou en toc, des couleurs vivantes, elles, et des pierres marquées de tas de mots dérisoires, presque insensés.

Quand même…

De l’eau, du ciel, des commissures, des cils, des gorges, des pare-brises, des rosées. Et pourtant, beaucoup de sécheresse tout autour.

Merde quoi.

Le chuchotement est loi, le souffle est un art. Chacun cherche à comprendre pour le célébré mais surtout chacun compte les probabilités…

Si jamais.

Terres arables, jachères cardiaques, il est temps de rentrer dans ce qu’il reste à faire et à vivre.
Bientôt, on se reverra, on ne sait pas encore si baptême ou couronnement mais à coup sûr, le monde est si petit que ce sera surement encore là, comme ça.

Enfin.

21:46 26/09/2013 | Lien permanent | Tags : textes |  Facebook