13
mai

lecture de NUITs

le corps écran

Texte de Téo Hernandez, 1978

Espace noir. Dedans, l’Ecran. En face, nous. Entre les deux, l’Autre, le projecteur, le Sphinx, longtemps ignoré, caché et redouté. Père-mère dévorant l’image - mâchoires bruyantes - lui fait parcourir son labyrinthe. Minotaure ayant vaincu, l’image morte, ensevelie, embaumée, parée, est expulsée vers un dehors éphémère, espace clos et concentrationnaire, paquet de lumière à détacher soigneusement. A l’intérieur la Grande Enigme : Le miroir brisé. Le Sphinx bat ses ailes, lance son défi. Voilà notre tour de devenir victimes, Thésée-Oedipe parcourant sans cesse les noirs parois du labyrinthe, poursuivis par l’image-ectoplasme qui glisse sur le corps, s’enroule autour de ses bras, de son cou, de ses hanches, rentre par les pores, poussant loin dans les canaux, les lacs du corps, ses hautes plaines, ses tumeurs, ses abuses. Elle investit toutes ses frontières : Ses clairs, ses paroles, ses rêves. Elle nous saisit avec ses griffes, nous regarde mourir, nous posant sur le front la couronne l’épines ou la branche de lierre. 
Le corps s’ouvre, s’abandonne à l’image. Par les mains rentrent les avalanches, le brouillard, les souvenirs.
Par les muscles : La pluie, les insectes.
Du nombril à la nuit : l’arc-en-ciel.
Cœur : Feuilles qui tombent sur mur d’arbres, noyades, crépuscules sans fin.
Les cheveux vibrent ; voila les couleurs, les sons : le grillon, la tourterelle.
Sous l’aisselle : le cri rauque de la hyène.
Narines : Nuage-Serpent-Eclair.
Parcourant avec ferveur le périnée l’image devient forêt vierge, oiseaux : d’Afrique, rivière souterraine nous conduisant à Grand Happenning : l’anus. La main noire shivaïte ouverte contre le ciel constellé, la Route de la Soie vers l’Orient du Foie et la Pierre Dure, la Noire, l’enveloppe qui renferme une autre, celle de la Lampe Cachée, accrochée au plafond des cavités internes.
Oh Foie énigmatique, athanor accablé, image éclatée, vision multiple de l’être humain !
Entre temps, Autour des seins, les peuples érigent leurs murailles, Oedipe frappe à toutes les portes, les sentinelles guettent les premiers cris de l’aube.
Dans l’espace des ombres : Pluie radioactive, cendres argentées, phrases languissantes : Je l’aime, tu m’aimes. Porte qui claque. Adieu pour toujours, Je t’avais prévenu, je suis blessée jusqu’au fond de l’âme. La voiture démarre, le laissant abattu dans le froid de la nuit. Travelling sur grue en arrière. Lui, se perd dans le noir.
Les os se reposent-ils la nuit ? Cérémonies à midi avec pétales de roses. Le poète aveugle, chaîne d’or â la cheville, parfumé de musc, fait raisonner son harpe dorique. Paysage grec : Marbres ou méduses au fond de la mer transparente.
La piqûre du Scorpion gonfla la gorge, la montagne se souleva, le lac vomît toutes ses créatures. Couronnée de chauve-souris l’Immortelle occupait tous les locaux : Grand Bal ce soir. Déguisement obligatoire. On danse dans un décor de glaces. L’orgue de Barbarie raconte la course des étoiles, les trois singes de l’orchestre suivent les consignes : Rien voir, Rien dire, Rien écouter.
Sexe de femme : L’Autre Côté de l’univers. Ni porte ni caverne. Voile d’Isis ? La lune garde ses secrets.
A l’autre bout du monde l’hiver voit descendre tous les oiseaux. Il vient de naître le promis à la célébrité, le Nazaréen à la peau violacée, lui, Homunculus, fils du brouillard et la montagne, pénis guerrier traversant les siècles et les villes en flammes. Sa tête de bébé raide regarde le public avec son œil qui crache la première larme : Sommeil brisé.
De la bouche : En bouche fermée ne rentrent pas les mouches.
Des yeux. Sur les paupières, signes d’interrogation. Dedans, les paroles apprises, les mots imposés.
Quant au cerveau, il semble servir simplement à poubelle de toutes les Histoires.

Paris, 1978

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13:42 13/05/2013 | Lien permanent |  Facebook

Ce qui ne se voit pas...

Visionner http://www.derives.tv/Undergrowth en lisant ça

Ce qui ne se voit pas

Par Fernand Deligny, 1990

L’ÈRE DE L’IMAGE. Le temps de l’image, quoi qu’ils disent, ce n’est pas le nôtre.

L’ère de l’image ! Alors que jamais on n’a été aussi loin de l’image. Nous sommes au siècle du langage, de la parlotte, de la reproduction verbalisante, de la parole débridée. Il faut parler.

L’image, c’est ce que Janmari, l’enfant autiste de Ce Gamin là, conçoit, c’est son mode de pensée, lui, chez qui il n’y a pas de langage... Je vis tout le temps aux prises avec cette absence, cette vacance, ce mode de pensée à part.

C’est évident qu’ils pensent, ces enfants qui n’ont aucunement l’usage du langage. Il faut leur foutre la paix, mais l’Institution ne supporte pas ça. Elle ne supporte pas l’absence du langage, rien à faire. Il faut du langage quelque part ou nous, on est perdu.

Ils tiennent à cette caractéristique du langage qui maintient l’homme singulier par rapport à l’animal... une vieille trouille...

L’IMAGE, L’ANIMAL. Or, il se pourrait que l’image soit du règne animal... c’est sans doute très vrai : elle est du ressort profond de la mémoire d’espèce et la mémoire d’espèce est quelque chose de commun entre toutes les espèces, y compris l’espèce humaine... Ils ne supportent pas ça, je ne sais pas pourquoi, on ne supporte pas qu’espèce humaine soit pris au sens littéral du terme, une espèce pas comme les autres qui...

L’image est ce par quoi l’espèce persiste malgré tout... c’est une trace... une trace qui attend, aux aguets...

Il y a de ça dans le cinéma, c’est à dire un enthousiasme immédiat et on ne sait pas pourquoi, mais on est touché par ce qu’on finit par appeler des images et qui ne sont pas des effets de langage, ça touche bien au delà... Y en a qui y sont arrivé, qu’ils le sachent ou non... Charlot y est arrivé, sans aucun doute : ça touche immédiatement très profond où tout le monde est dépassé.

Il n’y a pas de raison, pas de raison... si bien que dans un film, les images comme on dit ne sont pas sur la pellicule, elles ne sont pas dedans, elles se produisent entre qui a filmé et qui regarde. C’est un phénomène qui se produit « entre » et que vous ne pouvez pas maîtriser...

LIBRE, SUR L’ÉCRAN. L’image échappe à la connaissance... une image, si je parle mon propre vocabulaire ne se prend pas...

Une image ne peut pas se prendre, c’est à dire être prise par se (qui est une projection de on : un autre monde que le monde des images)... l’image est perçue mais pas par se : par un autre point de vue qui persiste plus ou moins accablé par l’éboulement perpétuel du on majestueux...

... dans l’absolu, on pourrait dire que l’image a lieu quand se est évacué. A ce moment, il y a certainement de l’image...

Les images ne se prennent pas et pourtant il arrive qu’elles y soient sur l’écran, et sur l’écran elles apparaissent comme délivrées. Elles ne se prennent pas d’un côté, elles apparaissent comme délivrées de l’autre, libres, elles sont libres, c’est formidable la caméra : l’image se développe et apparaît libérée sur l’écran.

Le preneur d’images qui en tant que se, s e, est sujet du langage, assujetti au langage, fatalement, il ne prend pas l’image. Tant qu’il n’est pas sorti du se, s, e, ... il n’y a pas d’image...

... ce qui pèse généralement c’est le poids du soi. Le mot même, le fait... le fait que chacun pense qu’il est soi.

LE MONDE DES IMAGES. C’est la différence entre agir et faire. Nous, nous faisons quelque chose, c’est l’intention ça, c’est le langage : on fait la soupe, on fait la vaisselle, on fait je ne sais pas quoi. Un gamin autiste ne fait rien : c’est de l’agir. Ça se voit très fort. Ça se voit pour qui a l’œil, pour qui vit avec des gamins autistes. De même pour l’image : une image ça ne se « fait » pas dans mon jargon. Une image arrive, elle n’est que coïncidence...

Or coïncidence, l’image au sens où je l’entends, l’image propre, est autiste. Je veux dire qu’elle ne parle pas. L’image ne dit rien ! Et... comme pour ce qui concerne les enfants autistes, raison de plus pour que tout le monde lui fasse dire je ne sais quoi... I’image aussi a bon dos...

UN MONDE SANS INTENTION. Tout le monde s’efforce d’atténuer le hasard. Plus ça va plus la civilisation nous protège, par les institutions multiples, du hasard... et si jamais dans un film pouvait s’entrevoir le hasard ? Il faudrait « désintentionnaliser », ôter l’intention... il peut y avoir de l’attrait pour des gens, des histoires, des situations, tout ce qu’on veut à condition que ce ne soit qu’un attrait et, pour peu qu’on soit un peu doué pour l’image (pour qui il serait resté quelques séquelles de l’autre monde), embarquer sur un thème qui sera riche en images... percevoir les coïncidences, avoir l’esprit libre, débarrassé de tout projet, et de la moindre conviction...

LE CINÉMA C’EST ÇA, C’EST CE QUI NE SE VOIT PAS. Ce Gamin là, c’est un documentaire ou une fiction ? C’est un documentaire pur jus. Et pour cause : vous ne pouvez pas faire faire autre chose à Janmari que ce qu’il effectue chaque jour. On peut pas faire plus documentaire. Eh bien ça fait fiction parce que les gens n’ont jamais vécu un truc pareil. Il n’y a ni documentaire, ni fiction, il y a du coutumier, ce coutumier étant assez réel pour surprendre... l’ultra coutumier surprend : c’est à dire la surprise peut venir de ce qui ne se voit pas. Un geste pour prendre un bout de pain peut surprendre si vous arrivez à « filmer » ce qui dans le geste ne se voit pas, et se met de telle manière que le se s’aperçoive de ce qu’il n’aurait pas vu.

Pourquoi c’est du cinéma ? Parce que ça ne se voit pas... je veux dire : c’est très courant, cela arrive tout le temps entre les gens, donc ils le perçoivent tacitement, mais ça n’a pas d’expression verbale, ou alors ça n’en finirait pas.

C’est ça le cinéma : c’est de venir en aide à tous ces couillons qui croient voir, alors qu’ils voient que dalle, ils ne voient rien... la tâche du cinéma est là, l’urgence du cinéma c’est ça : réanimer ce qui est engourdi, abruti, gâché, surnourri chez ceux là.

LES DIALOGUES DU CINÉMA MUET. Il y a eu le cinéma muet, et puis le cinéma s’est mis à parler. Les images ont commencé à être ravagées par le langage : puisque ça parle, on écoute ce que ça dit. Avant ça ne « disait » rien et du coup les cinéastes étaient contraints de s’en tenir à des choses plus sobres, plus claires.

Ce qui est saisissant, dans l’époque où nous sommes, c’est que l’homme de théâtre qui ressort... ne dit rien : Samuel Beckett, ça ne dit rien du tout et c’est remarquable. Ce qui est étonnant, c’est que ça marque l’époque à ce point... Samuel Beckett est le meilleur d’une époque vouée au langage, c’est merveilleux ça...

... si au cinéma le dialogue était du Beckett...

LE BOULOT DU PRENEUR D’IMAGES. Filmer, c’est un mot qui a pris comme ça... ça m’a toujours géné... je sais bien qu’il s’agit d’un film, mais comment se fait il que c’est le matériau qui est devenu le verbe ? C’est vraiment faire un infinitif qui ne correspond pas, il ne faut pas gâcher les infinitifs... est ce qu’on dit d’une poule qu’elle à « œufé » ? Il faut faire attention que les mots ne deviennent pas malades...

D’habitude, ce qui peut devenir verbe c’est l’outil : marteau, marteler... caméra, camérer... L’éthique, c’est encore un mot nébuleuse... comme image, comme asile. C’est un mot dont je ne me suis jamais servi, sauf depuis que j’ai lu Wittgenstein. D’après lui, l’éthique c’est « l’élan qui nous pousse à aller donner de la tête contre les bornes du langage »... ben c’est exactement le boulot du preneur d’images, son boulot essentiel... c’est d’être imprégné de cette idée qu’il s’agit de dépasser les bornes du langage et de ne pas être asservi à je ne sais quel système symbolique. C’est ça l’éthique.

... les Cahiers du cinéma... des articles de Bazin... je trouve au hasard une citation de Malraux : « le moyen de lier l’homme au monde par un autre moyen que le langage ». Le cinéma pour Malraux c’est ça. Et là encore ça m’a beaucoup rassuré... avec mes histoires d’images je ne suis pas si machin que ça, je ne suis pas tout seul...

Il y a, à mon sens, une tradition qui s’est interrompue par la vogue de la psychanalyse et autres modes de pensée pour lesquels le langage est... tout...

... Et quoi qu’ils disent, le temps de l’image ce n’est pas le nôtre... 

Propos recueillis par Serge Le Péron et Renaud Victor Texte paru dans les Cahiers du cinéma n°428 (Février 90)
 
 
 
ou le contraire.

Deligny - Le moindre geste

Film: Le moindre geste (en 6 parties)
http://www.youtube.com/watch?v=EjwsMInjKwA
http://www.youtube.com/watch?v=5w8HxbRNasc
http://www.youtube.com/watch?v=E_ERL0YCaPA
http://www.youtube.com/watch?v=G16PqMeX5QY
http://www.youtube.com/watch?v=iPH_HbJKf6E
http://www.youtube.com/watch?v=LUi2DYzYacw

OH OUI. (Demain mardi 14 mai à la Maison du Livre, présentation du Fernand).

Deligny Deligny

12:45 13/05/2013 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, healfff, humoeurs |  Facebook

Georges Hugnet / La Vie Amoureuse des Spumifères (1948 / 1960 / 2011)

Le Minoseur Hésitant
Le Matricol Odorant
La Gastrouille et la Roupaillotte
L'Ecoïabus des Ardennes
Le Gulzipian
La Firouillette Nocturne

Georges Hugnet 
(ou bien wiki)

10:19 13/05/2013 | Lien permanent |  Facebook

7
mai

Under Water Sound

We suffocate under words, images, sounds which have no reason to exist. They come from the void and go toxwards the void. A truly worthy artist should be asked for nothing but this act of sincerity to educate himself to silence.

Gavin Murphy.

ThanXXXX dear.

under water.gif

23:05 07/05/2013 | Lien permanent | Tags : arts, humoeurs |  Facebook

Atelier / Ecrire / Photographier / Interférer / (co animé par Frédéric Lecloux & Milady Renoir) - 12-14 juillet 2013

atelier

atelier

Cliquer / Faire Circuler

09:36 07/05/2013 | Lien permanent | Tags : atelier |  Facebook

Dire adieu si souvent que ça devient plus simple que bonjour

pigeon pigeoff.jpg

"Que les adieux sont étranges. Ils ont un je-ne-sais-quoi de glaçant comme la mort, et pourtant ils réveillent la force désespérée de la vie. Les adieux fondent peut-être un territoire, ou nous renvoient à l’unique territoire qui nous appartienne en propre, la solitude. C’est comme si on devait retourner de temps à autre dans cette zone, tracer un trait et dire : voici d’où je viens, voilà qui j’étais, de quoi suis-je faite ?"

— Andrés Neuman, Le Voyageur du siècle, p.472

09:21 07/05/2013 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

6
mai

another word to say that

huzun.png

23:32 06/05/2013 | Lien permanent |  Facebook

une citation, une citation, une citation, ouiiii!!!

"L'homme de pouvoir est détruit par le pouvoir, l’homme d’argent par l’argent, l’homme servile par la servilité, l’homme de plaisir par le plaisir. Ainsi le Loup des Steppes fut-il détruit par sa liberté. Il atteignit son objectif, s’affranchit progressivement de toute contrainte. Personne ne pouvait lui donner d’ordres; il n’avait pas à se conformer à la volonté de quelqu’un; il décidait de sa conduite de façon libre et indépendante, car tout homme fort parvient infailliblement au but qu’un véritable instinct lui ordonne de poursuivre. Cependant, lorsqu’il fut installé dans cette nouvelle liberté, Harry s’aperçut tout à coup que celle-ci représentait une mort. Il était seul. Le monde le laissait étrangement tranquille, et, de son côté, il ne se souciait plus des gens, ni même de sa propre personne, s’asphyxiant lentement dans cette existence solitaire, sans attaches, où l’air se raréfiait. Désormais la solitude et l’indépendance ne constituait plus pour lui un souhait et un but, elles étaient son lot, sa punition. Il avait formulé un voeu magique qu’il ne pouvait retirer. Il ne lui servait plus à rien de tendre les bras vers les autres avec ardeur et bonne volonté, en se montrant prêt à retisser des liens, à retrouver la communauté; on le laissait seul maintenant. Ce n’était pas qu’il fût haï ou qu’il inspira de l’antipathie. Au contraire, il avait de très nombreux amis. Beaucoup de gens l’appréciaient, mais il ne rencontrait chez eux que de la sympathie et de la gentillesse. On l’invitait, on lui faisait des cadeaux, on lui écrivait des lettres aimables, mais personne ne se rapprochait de lui; jamais ne naissait un attachement, personne ne se montrait désireux et capable de partager son existence. Il vivait à présent dans l’univers des solitaires, dans une atmosphère silencieuse, dans l’éloignement du monde environnant, dans une incapacité à se lier contre laquelle toute sa volonté et son aspiration demeuraient impuissantes. C’était la une des caractéristiques principales de son existence."

Le Loups des Steppes - Herman Hesse

 

Et toc!

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23:17 06/05/2013 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

allez Senac, fais nous chialer.

 

 

 

Puis ne t’attarde pas, ne t’embarrasse pas des faux sentiments, des faux conseils. Les choses immobiles et muettes t’apprendront bien plus que les bavardages de l’homme. Trouve ton noyau, ton centre grave à toi. Tu seras seul. Avec tes démons, tes éblouissements, tes bagnes et ta paix. SEUL dans la communion fraternelle des autres. Sois sans pitié pour toi après seulement tu pourras revenir aux autres, te donner. Un matin comme ça tu seras vidé, troué, ouvert à la dernière détresse, un petit chant montera, fragile et dur – le tien- Tu le prendras comme une torche et tu iras éclairer le monde.

Sois ce comédien qui va apporter aux hommes, à ceux qui ont faim autant de beauté que de pain et ne leur apporte pas du linge qui a déjà été porté. Signifie par ta seule présence quelque chose d’essentiel. Peine, trime pour arriver à ça. Ça vaut le coup. Ça s’apprend, ça s’arrache dans la solidarité souterraine.

Si les larmes te viennent, pleure. Pour toi seul dans le secret de ta chambre. Garde le gout des larmes. C’est ta parcelle d’enfance, ta marelle. Après, face au miroir, fait péter le pathétique, regagne les terrains de sport où évolue l’humour. L’Humour, qu’il soit une arme contre la satisfaction et la suffisance.”


Lettre de Jean Senac à son fils

23:07 06/05/2013 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

zen mon cul

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c'est ce que je crois savoir qui fait ma faiblesse.
c'est ce que je vois qui fait ma force.

En cercles et en lignes, je repasse ce qui jaillit, ce qui enrobe, ce qui délice.

Merci à ceux, celles qui arriment mes amarres.

22:47 06/05/2013 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

Poète nu, encore.

death to unicorn.jpg

"Quand j’aurai retiré mon poète
Mon pédé ma barbe mon bâtard
Mon algérien mon sommeil
Mon soleil (slip minimum) mon
Bavardage ma mer,
Dévêtu comme un pape sur le seuil de Dieu,
Nu
Comme un empereur pour le sacre,
(Ouvrier sous la douche)
— mon mendigot —,

Vous me verrez.
Avec une poitrine capable d’accueillir l’espérance et l’espace.
Des épaules pour le temps
Des poumons un cœur réguliers
Pour une marche souple
Parmi la vigoureuse tendresse du matin
(Genou intact, Rimbaud sauvé),
Vous m’aimerez.
En attendant, avec tous ces mots de nylon,
Je transpire et je feins."

—    Jean Sénac -  Alger, 17 octobre 1970

22:37 06/05/2013 | Lien permanent |  Facebook

2
mai

le monde est un contraste

Created Equal“, est un incroyable projet photo du photographe Mark Laita qui se penche sur les contrastes entre les personnes, les vies et les cultures à travers de magnifiques portraits en noir et blanc.

17:10 02/05/2013 | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook

26
avr

Sa vie sous les mouches

Nicolas Marchant a posé regard, encres et autres principes dans un carnet. 

Faut pas ignorer ça: http://laviesouslesmouches.blogspot.be/

15:58 26/04/2013 | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook

Modèle(s). Sarah Jane Norman

Sarah Jane Norman II.jpg

Sarah Jane Norman I.jpg

Sarah Jane Norman III.jpg

http://www.sarahjanenorman.com/ (merci Pascale).

14:15 26/04/2013 | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook

19
avr

The Diagrammatic Writings of an Asylum Patient (1870)

These two images are from the book On the Writing of the Insane (1870) by G. Mackenzie Bacon, medical superintendant at an asylum (now Fulbourn Hospital) located near Cambridge, England. The pictures are the product of a “respectable artisan of considerable intelligence [who] was sent to the Cambridgeshire Asylum after being nearly three years in a melancholy mood”. Bacon describes how the unnamed patient, for the two years he was committed, spent “much of his time writing — sometimes verses, at others long letters of the most rambling character, and in drawing extraordinary diagrams.” The two images shown here were drawn on both sides of the same small half sheet of paper, and the patient, “as though anxious, in the exuberance of his fancy, to make the fullest use of his opportunities, [...] filled up every morsel of the surface — to the very edge — not leaving an atom of margin.”






Bacon goes on to explain that the man, after leaving the asylum, went “to work at his trade, and, by steady application, succeeded in arriving at a certain degree of prosperity, but some two or three years later he began to write very strangely again, and had some of his odd productions printed ; yet all this time he kept at work, earned plenty of money, conducted his business very sensibly, and would converse reasonably.”

After a visit from a medical man who tried to dissuade him from writing this way the man wrote the following letter:

Dear Doctor, To write or not to write, that is the question. Whether tis nobler in the mind to follow the visit of the great ‘Fulbourn’ with ‘chronic melancholy’ expressions of regret (withheld when he was here) that, as the Fates would have it, we were so little prepared to receive him, and to evince my humble desire to do honour to his visit. My Fulbourn star, but an instant seen, like a meteor’s flash, a blank when gone. The dust of ages covering my little sanctum parlour room, the available drapery to greet the Doctor, stowed away through the midst of the regenerating (waterand scrubbing – cleanliness next to godliness, political and spiritual) cleansing of a little world. The Great Physician walked, bedimmed by the ‘dark ages’ the long passage of Western Enterprise, leading to the curvatures of rising Eastern morn. The rounded configuration of Lunar (tics) garden’s lives an o’ershadowment on Britannia’s vortex…



Unfortunately things ended sadly for the man. As Bacon recounts: “In the course of another year he had some domestic troubles, which upset him a good deal, and he ended by drowning himself one day in a public spot”.

(Images taken from On the Writing of the Insane (1870), housed at the Internet Archive, contributed by the Francis A. Countway Library of Medicine via the Medical Heritage Library.)

19:22 19/04/2013 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

Correct Postures for Housework (1920s)

Series of photographs taken of Miss Ruth Kellogg demonstrating correct postures for various forms of housework. Photos taken by Troy for Delineator magazine. No date given, but Miss Kellogg was at Cornell 1921-26.

(All images courtesy of the Div. Rare & Manuscript Collections, Cornell University Library)









19:17 19/04/2013 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

12
avr

Ateliers d'écritures animés par Milady Renoir et Amis

Chers censeurs du banal,

voici quelques dates, quelques liens à piocher, quelques ateliers d'écritures de toutes formes. (quand c'est souligné et bleuet, pouvez cliquer)

  1. 20/04 à Muno (Gaume): Ivresses...

  2. 3-5/05 à Studio Marcel (Recyclart, Bruxelles): Expérimentations, Créations, Jeux 

  3. 19/05 à Pêle-Mêle librairie: Hors Champs / Petites expériences du bocal.

  4. 11-13/07 à Bruxelles: Projet d'atelier écritures et photographies (correspondances, errances entre les deux pratiques) en co-animation avec Frédéric Lecloux, auteur/photographe/voyageur: http://www.fredericlecloux.com/ - ouvert à tous, photographes & auteurs en devenir ou aguerris.

  5. Août 2013 en Dordogne: Projet d'atelier résidentiel d'écritures, de mouvement et de corps en co-animation avec Marie Doria, Cinéaste/Vidéaste/Danseuse/...

  6. 28-31/10/2013 à Bruxelles: Atelier d'écriture et de rencontres avec des pratiques artistiques et des artistes résidents des Ateliers Mommen.
 
Inscription obligatoire pour tous ces ateliers / Questions subsidiaires et volontaires sur miladyrenoirmiladyrenoir@gmail.com / circulation auprès des autres organismes vivants bienvenue.
 
Toute demande de collaboration, de création, de co-animation, de jumelage, de résidence d'atelier est bienvenue. Vraiment.
 
Bons élans vers mets et mots.


Milady

23:43 12/04/2013 | Lien permanent | Tags : atelier |  Facebook

Atelier d'écriture animé par Milady Renoir à Studio Marcel (Recyclart) - mai 2013

Jakob Gautel, La Tour (Tour de Babel), 2006–2012.jpgWorkshop d’écritures expérimentales / Décloisonnement / Jeux Organisé par CLéA - Compagnie de Lecteurs et d'Auteurs - FR

3-4-5 mai 2013 @ Studio Marcel C/o Recyclart, 13 rue des Ursulines, 1000 Bruxelles – Bruxelles – P.A.F : 145 € pour 2 jours et un bout de nuit (vendredi 20-22h, samedi 12-19h, dimanche 11-15h).

Atelier d'expérimentations stylistiques (écriture/lecture/processus créatif) ou comment aller de droite à gauche et de bas en haut en quelques heures. Des fragments de textes à créer selon l'humeur, la météo et les influences. Des rituels d'écriture changeants, des présentations d'auteurs, des frottements à des œuvres sans pareil, tous feront le ferment et la sève de cet atelier qui se veut déformateur, explorateur, exutoire et écritoire.

Kaléidoscope et autres puzzles textuels.

Aucun pré-requis n'est nécessaire. Sauf celui de tenir le stylo et le rythme.

Animatrice : Milady Renoir, poétesse organique, animatrice d’ateliers en écritures.

Inscription via compagnie.clea@gmail.com – Infos sur www.compagnie-clea.org

Dans le cadre des ateliers de réflexion et d'accompagnement à l'écriture, à la réécriture proposés par CLéA, la Compagnie des Lecteurs et des Auteurs dont Milady Renoir fait patrie/partie: http://www.compagnie-clea.org/

(art by Jakob Gautel, La Tour (Tour de Babel), 2006–2012)

22:29 12/04/2013 | Lien permanent | Tags : atelier, act-u |  Facebook

Cabinets Of Curiosities (Vive Charlotte!)

I love Belgium reprend les choses qui font qu'on reste encore en Belgique... et voilà que grâce à ce site, je découvre l'ouverture à Bruxelles d'un cabinet des curiosités ouvert par Charlotte Pasternak, dont j'admire le boulot et l'allure... faites passer!

 

ILOVEBELGIUM - CABINET OF CURIOSITIES

A cabinet of curiosities is an encyclopedic collection in Renaissance Europe of types of objects whose categorial boundaries were yet to be defined. Modern terminology would categorize the objects included as belonging to natural history, geology, ethnography, archaeology, religious or historical relics, art works and antiquities.

Belgium itself is like a cabinet of curiosities. Three languages, three cultures, a gazillion different customs and traditions makes our little country a surreal melting pot. But it’s also what creates a richness. In every little village you can discover something new, taste a local specialty or even see a specific kind of architecture.

We still have a taste for actual cabinets of curiosities since Belgians are known to be collectors. Throughout Belgium you can find mysterious little shops selling art, objects and other knick knacks. Old or new, if it’s collectable, you’ll find it there. If you would  happen to be in the neighbourhood, check out these gems and awake your inner collector.

 

Steen & Been

‘Stone & Bone’ that’s what ‘Steen & Been’ means. And it’s also exactly what this shop in Antwerp sells. Beautiful skeletons, crystals and other precious stones, shells, fossils, antlers, butterflies. If you’re looking for an original gift, you want an eye catcher in a minimalist interior or you want to create your own cabinet of curiosities, you’ll get lost in Steen & Been, even if it’s such a small and cosy shop

Volksstraat 59, 2000 Antwerp

 

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Steen & Been
ILOVEBELGIUM
ILOVEBELGIUM
Steen & Been – picture by Johannes Vande Voorde
ILOVEBELGIUM
ILOVEBELGIUM
ILOVEBELGIUM
La Meute

La Meute is a new curisosity shop that opened in the Chatelain area. Owner is photographer Charlotte Pasternak. When you enter the shop you immediately see that Charlotte transferred the aesthetics of her photography into the selection in her shop. She shells old and new curiosities: stuffed animals, sea shells, books on natural history but also a great selection of (sometimes) creepy jewelry and china. Everything on displays looks like it’s a work of art. Charlotte has an eye for detail and isn’t it there where god is?

rue du Page 92, 1050 Brussels

 

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La Meute

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La Meute

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Stop Over by Roa

Faithful readers of I Love Belgium know we love Belgian street artist ROA. We’ve posted a lot pictures of his poetic urban murals on our Facebook page. The natural evolution (and celebration) of good street artists is of course a solo show in a renowned gallery. And that’s what happened to ROA. As an avid collector himself he recycled all kinds of different stuff he collected from flee markets in Belgium and all over the world. He created a spectacular cabinet of curiosities and called it Stop Over in the Bodson-Emelinckx gallery in Brussels. The show will be over the 22 of March but nothing can stop you to enjoy his art in the streets because after all, that’s where it’s still for free.

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ROA ILOVEBELGIUM CABINET OF CURIOSITIES

ROA – Big Sur Seal #1  - Enamel on Mixed Media, 2013

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ROA ILOVEBELGIUM CABINET OF CURIOSITIES

ROA – Puerto Rico Iguana - Enamel on Mixed Media, 2013

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© I Love Belgium

15:20 12/04/2013 | Lien permanent | Tags : place net, society, ego trip-e |  Facebook

11
avr

CHOROS - like chorus & chaos?

Choros: A Transfixing Experimental Dance Film by Michael Langan & Terah Maher

Choros: A Transfixing Experimental Dance Film by Michael Langan & Terah Maher video art dance

Choros: A Transfixing Experimental Dance Film by Michael Langan & Terah Maher video art dance

Choros: A Transfixing Experimental Dance Film by Michael Langan & Terah Maher video art dance

Released three weeks ago after a year on tour at various film festivals, Choros is the latest experimental art film from director Michael Langan the explores the movement of the human body, specifically the motion of dancer Terah Maher. Choros follows in the steps of Eadweard Muybridge, Etienne-Jules Marey, and Norman McLaren, all of whom spent years studying the physical moment of animals and humans through film. Langan takes the next step using new digital innovations to layer some 32 sequential instances of a single movement and then stretch it out over time. Set to Steve Reich’s Music for 18 Musicians, the 13-minute video is pulsating, hypnotic, and flat out lovely to watch.

19:51 11/04/2013 | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook

No Where

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"If you can’t go home, there is nowhere to go,
and nowhere is the biggest place in the world
indeed, nowhere is the world."
-
Aleksandar Hemon from The Lazarus Project

12:09 11/04/2013 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

Blok Party

Alexander Blok is a major poet of the Russian Symbolism style.

***
A night, a street, a lamp, a drugstore
A meaningless and dismal light
A quarter century outpours – 
It’s all the same. No chance to flight.

You’d die and rise anew, begotten.
All would repeat as ever might:
The street, the icy rippled water,
The store, the lamp, the lonely night.

October 10th, 1912



             There is a man in flames.

                                                            Fet 

    How difficult it is to walk among people

    While pretending not to have been killed,

    And on the tragic play staged by desires

    Lecture those who've yet to begin to live.

    And scrutinizing your daily nightmare

    Find structure in feelings' confused whirl

    So that you may in art's pale glimmer

    Decipher this life's devastating fire. 

                                             10 May 1910

 

    As from the void – a blue fountain

    Of light splashed forth.

    Our heads raised up to the mountain –

    And it has fled north,

    Scattered above the black distance

    In golden hues,

    And here, again, an arch, a spiral,

    A sphere, a swirl,

    In green, yellow, fire-red, sky-blue –

    Night's lights go on...

    And, having stirred for no reason,

    Wither from view. 

                                             October 1913

Agitatorn by Hans Hammarskiold, London, 1955.jpg

(Agitatorn by Hans Hammarskiold, London, 1955)

09:38 11/04/2013 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |  Facebook

9
avr

Intime. Amour.

«Das neue Strahlen». From Jugend, 1896.jpg (art : «Das neue Strahlen». From Jugend, 1896)

« Le désir est torve, il ne se conforme pas à nos idéaux, et voilà pourquoi nous avons tellement besoin d'eux. Le désir se moque de tous les efforts humains et leur donne un sens. Le désir est l'anarchiste originel, le premier agent secret – pas étonnant que les gens veulent l'éradiquer. Et au moment précis où nous pensons tenir fermement la bride au désir, il nous laisse tomber ou il nous remplit d'un espoir nouveau. Le désir me fait rire parce qu'il se moque de nous tous, autant que nous sommes. Mais autant se laisser rouler dans la farine par lui que devenir fasciste. »

(Extrait de Intimité de Hanif Kureish)

22:20 09/04/2013 | Lien permanent | Tags : luv, humoeurs |  Facebook

8
avr

Lettre à un chercheur de Dominique Massaut

Lettre à un chercheur

 

Après un courrier de l’Office National de l’Emploi,
LETTRE A UN CHERCHEUR

Tu as cherché de l’air, et tu as trouvé de l’air, un très grand cri dès la première bouffée. Tu as cherché la peau douce d’un sein, et son lait, et tu l’as trouvé, à coup très sûr. Tu as cherché pendant de longues années à comprendre mille et une étrangetés qui s’allumaient à portée de tes sens. Tu as cherché à te faire accepter par le monde autour de toi. Et le monde autour de toi était en expansion constante. Le champ de la recherche était vaste. Et sa population dense. Tu as vite compris que, si tu voulais te faire aimer du monde, il fallait que tu ne blesses pas le monde, et qu’il t’était utile de te rendre utile au monde. Alors tu t’es appliqué. Bien avant la fin de ton parcours scolaire, tu essayais de comprendre le vivant. Tout ce que tu en percevais, tout ce que tu en lisais, tu décidais d’en faire relecture en t’imaginant dans la tête d’un autre. Chaque fois que tu croisais un quelqu’un, une quelqu’une hurlant de douleur, tu cherchais à dessiner dans ton propre corps la réplication de cette douleur, et tu t’immobilisais un long moment pour être sûr d’avoir été au plus proche, au plus sincèrement proche. Et tu suivais le même chemin quand tu rencontrais les cris du plaisir ou de la joie, ou même un regard discret où quelque chose invitait à l’écoute. Tu as très souvent ralenti ton pas. Pour ne passer distraitement à côté de rien. Durant de longues décennies, tu as écouté bien plus que tu n’as parlé. Tu as essayé d’entendre les bruits du monde, ceux des langues proches et lointaines, ceux des gens qui pensent avec des dieux, ceux qui pensent avec des machines, ceux qui pensent avec la testostérone, ceux qui pensent avec les livres et ceux qui pensent avec les odeurs. Le bruit des peuples guerriers. Le bruit des peuples aux mâles mijaurées. Celui des peuples aux rôles confus. Tu accueillais sous ton crâne des milliards de petits points d’interrogations, et les pensées qu’ils faisaient fleurir n’étaient pas celles de l’ordre propre d’une plate-bande de ville, mais des pensées sauvages, semées et ressemées hirsutes au hasard des tourbillons. Tu as cherché, tous azimuts, et sans calcul dans le cou. Tu regardais le monde, et tu t’es dit qu’il manquait grossièrement de confiance dans la richesse de sa diversité. La peur dont il affublait le foisonnement de ses singletons et de ses ensembles le conduisait au petit génocide hebdomadaire, rassurant comme un coup de javel de printemps. Car, oui, le monde élaguait, facettait, façonnait les faims et les soifs de sa population, et enseignait avec génie le bêlement. Et cette peur qu’il cultivait si bien était entrée dans chaque tête allant sa vie. Toi, c’est l’efficacité de la peur qui t’a fait peur. Et ton corps s’est comme figé d’azote liquide quand tu as vu comment le monde apaisait cette inquiétude, que par ailleurs il continuait de nourrir. Tu le voyais gaver ses ouailles jusqu’au foie mort, l’inondant d’une marée de victuailles frelatées, de montagnes de verroteries, de troupeaux de sexes virtuels professionnels, de starlettes dopées ou de bibelots électroniques. L’effroi. Mais un moteur fulgurant pour ta recherche. Tu as continué à chercher. A écouter les travailleurs pétris d’angoisse dans les nouveaux packs de management. A écouter leurs arrêts affolés de travail ou leurs suicides. A écouter la parole vide des collégiens errants dans le ventre des centres commerciaux. A écouter ceux à qui on refuse les droits, la protection, les soins de santé sur notre sol parce qu’ils ne sont pas nés sur notre sol, et parce qu’ils n’ont pas de portefeuille obèse à vider sur notre sol. Tu as écouté des vieux perdus devant la multiplication des touches sur les appareils, les changements semestriels des fonctions de ces touches, et la bouche bée de ces vieux devant le changement de la matière même des interlocuteurs au téléphone.
Tu as cherché à voir. Et tu as vu. Des commerçants trafiquer les étiquettes ou les balances, cacher, frelater, voler, privatiser pour mieux encore trafiquer les étiquettes ou les balances, cacher, frelater, voler, et reprivatiser encore. Des actionnaires pousser à la gestion folle. Des propagandistes sournois démanteler l’idée du bien commun. Des chefs démocrates mettre leurs rivaux sur écoute. Des chefs démocrates empoisonner leurs opposants. Des chefs démocrates trafiquer les urnes. Des chefs démocrates accidenter des journalistes. Des candidats démocrates enfouir les questions sous des couches de shows. Des usines télévisuelles censurer la parole brute par leurs castings. Ou des marchants de rêves anesthésier le rêve, ou le réduire sur les bandes étroites de la pécune. Tu n’as pas voulu faire de même. Tu n’as pas voulu occuper, ni même chercher à occuper, un emploi qui fabrique des armes ou porte des valises au Luxembourg. Un emploi qui fabrique des graines stériles, minéralise des terres arables et suicide par étouffement des milliers de paysans. Un emploi qui tue la girouette des abeilles. Un emploi qui rend folles les vaches, file la peste aux cochons, la grippe aux volailles. Un emploi dans la construction d’une centrale nucléaire narguant les houles de l’océan et celles du ventre profond de la Terre. Un emploi qui blanchit le commerce des poisons. Un emploi dans un bureau qui soudoie quelques dizaines de dictateurs. Un emploi dans un centre de recherche du mensonge, payé par un cigarettier ou un exploitant de gaz de schiste. Un emploi dans une association sans but lucratif avec but lucratif.
Tu as cherché à accompagner plutôt qu’à gruger, humilier, escroquer. Tu as cherché à être avec. Tu as cherché en amitié avec les gens. Patiemment. Croyant que c’était là travailler en intelligence. Croyant que le bien était là. Et croyant qu’en faisant le bien dans le monde autour de toi, le monde autour de toi souhaiterait que tu vives. Hier, tu as reçu une autre « lettre à un chercheur ». Une lettre de l’Office National de l’EMploi. L’office tenait à t’informer que tu étais, depuis trop longtemps sans trouver, à la recherche d’un emploi, et que, en conséquence, tes allocations ne te seraient plus allouées d’ici quelques mois.
Tu as compris beaucoup de choses. Mais cela, tu ne l’avais pas compris : pour que le monde t’accorde de quoi te maintenir en vie décente, il faut intégrer un emploi, ou, à l’exclusion de toute autre activité, chercher à intégrer un emploi, y réserver tout ton temps, toute ta concentration, tous tes coudes.
Tu n’as pas compris, ou voulu comprendre, qu’aux yeux du monde qui alloue, un emploi de fabricant de Kalachnikov était plus noble qu’une attention journalière au monde qui t’entoure ou une errance autodidacte de chercheur poète, acteur de ci de là, donnant au passage un coup de main plutôt qu’un croche-pied ou un coup de grâce. Tu fus un chercheur naïf. Tu abandonneras donc sans doute toutes tes recherches sauf celle du premier emploi vacant, suivant ce qu’il t’est demandé.
Dès lors, les menaces disparaîtront. Tu seras un employé. Quelque chose à qui il est demandé de ne plus rien chercher.

13:23 08/04/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, poly-tiques |  Facebook

The Insurrection Tour & Troupe Poétique Nomade en Gaume

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Une tournée poétique et insurrectionnelle propulsée par maelstrÖm reEvolution & l'Arbre à Paroles à partir du nouveau livre de Lawrence Ferlinghetti.
Invitation lancée par Les Grands Lunaires dans le cadre des ateliers et des soirées d'ivresses http://ivresses.ivresses.overblog.
avec
Sandrine Emmery
Milady Renoir
Benjamin Pottel
David Giannoni

Lectures, Musiques, Espaces de Chocs, Choix et Libertés, Scène Ouverte à qui lit, écrit, dit, veut.

Entrée Gratuite
Bar sur Place

Résa & Info: 0476 65 52 65 ou les.grands.lunaires@skynet.be

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Enfin en français! le "petit livre rouge" du grand poète de San Francisco

Je te fais signe à travers les flammes.
Le Pôle Nord a changé de place.
La Destinée Manifeste n’est plus manifeste.
La civilisation s’autodétruit.
Némésis frappe à la porte.
À quoi bon des poètes dans une pareille époque?
À quoi sert la poésie ?
L’imprimerie a rendu la poésie silencieuse, elle y a perdu son chant. Fais-la chanter de nouveau !
Si tu te veux poète, crée des oeuvres capables de relever les défis d’une apocalypse, et s’il le faut, prends des accents apocalyptiques.
Tu es Whitman, tu es Poe, tu es Mark Twain, tu es Emily Dickinson et Edna St Vincent Millay, tu es Neruda et Maïakovski et Pasolini, Américain(e) ou non, tu peux conquérir les conquérants avec des mots.
Si tu te veux poète, écris des journaux vivants. Sois reporter dans l’espace, envoie tes dépêches au suprême rédacteur en chef qui veut la vérité, rien que la vérité, et pas de blabla...

Recueil inédit en français… qui a déjà vendu plus de 10.000 ex aux USA!
A 93 ans, le grand auteur et éditeur de la Beat Generation ressent le besoin d’une adresse aux jeunes poètes dans un monde au bord d’un grand renouveau… C’est ainsi qu’il insuffle joie, esprit de combat, avec un maître-mot : Insurrection comme synonyme d’art poétique et d’art de vivre ! Dans ce livre, se retrouve aussi un work in progress historique : le texte «What is poetry?» une énumération – définition/
anti-définition de la poésie…

SMDOP: Slow Motion with a Disposable Organic Poetess (Milady Renoir)

milady-renoir.jpg  SMDOP: Slow Motion with a Disposable Organic Poetess


Dans un lieu hors des communs, chaque personne du public est invitée à danser doucement, se confronter lentement, bouger avec une poétesse organique vivante et jetable ... quelques minutes (au moins) ou plus au milieu de 4 heures de performance (en)mouvementée.

Comment renouer avec les émotions enfouies ou répétitives...
comment s'informer d'un corps sans mettre la parole devant...
comment (se) rencontrer dans un espace confiné...
Comment revivre ce temps de connexion en bougeant si lentement que chaque mouvement, chaque odeur, chaque diastole, chaque pas, chaque bruit devient un lien (heureux ou artificiel ou « à vivre »).

Danser doucement, danser épaule contre tête ou head on shoulder.
Prendre le temps de tout bien sentir - embarras, confusion et plaisir possibles.
Danser l'un CONTRE l'autre, l'un avec l'autre, l'un pour l'autre.

D'un côté : Une poétesse volontaire, désireuse de créer un lien doux ou dur, sensoriel jusqu'à sensuel, drôle ou cru – curseur variable entre silence et euphorie jusqu'à épuisement de l'air et du temps (4h sans pause).

De l'autre : un partenaire particulier inconnu ou reconnu qui vient tester sa chance, son risque de se frotter à une poétesse, à une femme confortable, à un corps en expériences sensibles. Toute velléité bienvenue : compromis, développement durable, exutoire, plan QI, réunion...

Pourquoi 4 heures ?
Pour l'empreinte du temps qui déroule lentement son chemin
pour instaurer une fatigue
pour traverser diverses étapes émotionnelles
pour voir et revoir
pour laisser le corps désirer, résoudre, rejeter, appréhender, pourfendre, attaquer, résister, vivre plus que d'habitude.




Bref?

smdop.
poetess (moi)
Slow (à deux)
Danse/dance
4h en tout
11 mai 2013
Healing the past...
Organic and disposable donc...

Free entry for the performance but pas pour le FiEstival... http://www.fiestival.net/

Tout le reste exactement:
http://www.fiestival.net/menu-principa...

Avec la très aimable & aimée collaboration de Norma Berardi (camériste) et de Nicolas Marchant (DJ/compositeur).

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(they shoot horses, don't they de Sidney Pollack)

12:35 08/04/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, humoeurs, society, agendada, arts |  Facebook

4
avr

Kind kind child child

The song

In German

Lied Vom Kindsein – Peter Handke

Als das Kind Kind war,
ging es mit hängenden Armen,
wollte der Bach sei ein Fluß,
der Fluß sei ein Strom,
und diese Pfütze das Meer.

Als das Kind Kind war,
wußte es nicht, daß es Kind war,
alles war ihm beseelt,
und alle Seelen waren eins.

Als das Kind Kind war,
hatte es von nichts eine Meinung,
hatte keine Gewohnheit,
saß oft im Schneidersitz,
lief aus dem Stand,
hatte einen Wirbel im Haar
und machte kein Gesicht beim fotografieren.

Als das Kind Kind war,
war es die Zeit der folgenden Fragen:
Warum bin ich ich und warum nicht du?
Warum bin ich hier und warum nicht dort?
Wann begann die Zeit und wo endet der Raum?
Ist das Leben unter der Sonne nicht bloß ein Traum?
Ist was ich sehe und höre und rieche
nicht bloß der Schein einer Welt vor der Welt?
Gibt es tatsächlich das Böse und Leute,
die wirklich die Bösen sind?
Wie kann es sein, daß ich, der ich bin,
bevor ich wurde, nicht war,
und daß einmal ich, der ich bin,
nicht mehr der ich bin, sein werde?

Als das Kind Kind war,
würgte es am Spinat, an den Erbsen, am Milchreis,
und am gedünsteten Blumenkohl.
und ißt jetzt das alles und nicht nur zur Not.

Als das Kind Kind war,
erwachte es einmal in einem fremden Bett
und jetzt immer wieder,
erschienen ihm viele Menschen schön
und jetzt nur noch im Glücksfall,
stellte es sich klar ein Paradies vor
und kann es jetzt höchstens ahnen,
konnte es sich Nichts nicht denken
und schaudert heute davor.

Als das Kind Kind war,
spielte es mit Begeisterung
und jetzt, so ganz bei der Sache wie damals, nur noch,
wenn diese Sache seine Arbeit ist.

Als das Kind Kind war,
genügten ihm als Nahrung Apfel, Brot,
und so ist es immer noch.

Als das Kind Kind war,
fielen ihm die Beeren wie nur Beeren in die Hand
und jetzt immer noch,
machten ihm die frischen Walnüsse eine rauhe Zunge
und jetzt immer noch,
hatte es auf jedem Berg
die Sehnsucht nach dem immer höheren Berg,
und in jeder Stadt
die Sehnsucht nach der noch größeren Stadt,
und das ist immer noch so,
griff im Wipfel eines Baums nach dem Kirschen in einemHochgefühl
wie auch heute noch,
eine Scheu vor jedem Fremden
und hat sie immer noch,
wartete es auf den ersten Schnee,
und wartet so immer noch.

Als das Kind Kind war,
warf es einen Stock als Lanze gegen den Baum,
und sie zittert da heute noch.

 

Dennis Stock. On the set of the «Planet of apes».jpg

In English

Song of Childhood – Peter Handke

When the child was a child
It walked with its arms swinging,
wanted the brook to be a river,
the river to be a torrent,
and this puddle to be the sea.

When the child was a child,
it didn’t know that it was a child,
everything was soulful,
and all souls were one.

When the child was a child,
it had no opinion about anything,
had no habits,
it often sat cross-legged,
took off running,
had a cowlick in its hair,
and made no faces when photographed.

When the child was a child,
It was the time for these questions:
Why am I me, and why not you?
Why am I here, and why not there?
When did time begin, and where does space end?
Is life under the sun not just a dream?
Is what I see and hear and smell
not just an illusion of a world before the world?
Given the facts of evil and people.
does evil really exist?
How can it be that I, who I am,
didn’t exist before I came to be,
and that, someday, I, who I am,
will no longer be who I am?

When the child was a child,
It choked on spinach, on peas, on rice pudding,
and on steamed cauliflower,
and eats all of those now, and not just because it has to.

When the child was a child,
it awoke once in a strange bed,
and now does so again and again.
Many people, then, seemed beautiful,
and now only a few do, by sheer luck.

It had visualized a clear image of Paradise,
and now can at most guess,
could not conceive of nothingness,
and shudders today at the thought.

When the child was a child,
It played with enthusiasm,
and, now, has just as much excitement as then,
but only when it concerns its work.

When the child was a child,
It was enough for it to eat an apple, … bread,
And so it is even now.

When the child was a child,
Berries filled its hand as only berries do,
and do even now,
Fresh walnuts made its tongue raw,
and do even now,
it had, on every mountaintop,
the longing for a higher mountain yet,
and in every city,
the longing for an even greater city,
and that is still so,
It reached for cherries in topmost branches of trees
with an elation it still has today,
has a shyness in front of strangers,
and has that even now.
It awaited the first snow,
And waits that way even now.

When the child was a child,
It threw a stick like a lance against a tree,
And it quivers there still today.

20:53 04/04/2013 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, humoeurs |  Facebook

29
mar

dans la maison de maisons de gens

J'ai aimé participer à ce joli projet de maisons, entre intimes dévoilés et flous flous...

 

http://users.skynet.be/vudelavallee/production1.html pour dire et voir.
http://users.skynet.be/vudelavallee/production16.html pour avoir et savoir.

09:05 29/03/2013 | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook

28
mar

Editions de la Brigandine (merci au carrefour de l'étrange)

Editions du Bébé Noir


D
Philippe Despare. Les Emois de Marie
Frank Dopkine. Le Loup et la Gnole
Frank Dopkine. Dégelées précoces
Frank Dopkine. Science Friction
Frank Dopkine. Des diams de petite vertu
Gilles Derais. La Peau lisse des nurses
F
Sébastien Frac. Canebière pression
Virginie Floreffe. Eros et Camés
G
Jimmy Garcia. A corps et à crime
Judith Gray. Julie la rouste
L
Anne de Launay. L’île aux délices
Nicolas Le Scanff. Cris et Suçottements

M
Natacha Muller. Les Mensonges d’une nuit d’été
Georges Moreville. Des gars, des os
Georges Moreville. Pour une poignée de taulards
N
R. Numos. L’Argent n’a pas de pudeur
Numos. La motarde de Dijon
Numos. L’abbaye ne fait pas le moine
Dominique Nangis. Satyre à conséquences
P
Dan Perrot. Un vrai temps de tous seins
R
Claude Razat. Trafics de coquine
Claude Razat. Ciné à mateurs
Claude Razat. Frankenstein, de filles en aiguilles
V
Luc Vaugier. C’est pas toujours la veuve qui porte le deuil
Luc Vaugier. Le dernier Don Juan de la nuit
Luc Vaugier. Des coups et des douleurs



Editions La Brigandine :

 

A
Luc Azria. Les feux de la crampe
Luc Azria. Choyez gentille
Luc Azria. L’enfilosophie dans le boudoir
Luc Azria. Le droit à la caresse
B
Elisabeth Bathory. S.O.S mes deux seins
Hurl Barbe. Les sept mercenaires
Hurl Barbe. Pompe le mousse
Philarète de Bois Madame. Science et vit
Barboura Bajoie. L’étroit petit cochon
C
Julienne de Cherisy. La Vie secrète d’Eugénie Grandet
Pierre Charmoz. Cime et châtiment
Francis Carter. L’Enfer n’est plus de saison

D
Gilles Derais. Les sept merveilles du monstre
Frank Dopkine. Des chibres et des lettres
Frank Dopkine. Crapules au vert
Frank Dopkine. Salle des Vamps
Pierre Dubois. God save the crime
E
Jacques Erial. L’étrangère étranglée
F
Jérôme Fandor. Ton corps et tatoué.
Jérôme Fandor. L’Epiée nue
Barbara Feige. Une fille à la patte
G
Sébastien Gargallo. Chaud business
Sébastien Gargallo. Groupie mains rouges
Sébastien Gargallo. Tiens voilà du Bouddha
Sébastien Gargallo. Un vice à papa
Sébastien Gargallo. Marie chantage
Sébastien Gargallo. Rien faire et les séduire
Sébastien Gargallo. Le flambeur demi sel
Sébastien Gargallo. Le Kamikaze de l’Oncle Tom
Sébastien Gargallo. Le fossile et le marteau
Eric Guez. Le Feu occulte
Eric Guez. T’as d’beaux vieux tu sais
Eric Guez. Pelottes d’hellenes
Eric Guez. Des coups plein l’aïeul
Eric Guez. Oracle O désespoir
Eric Guez. Des Mutants de Panurge
Eric Guez. Pastille d’amante
Eric Guez. Le bal des petits vits blancs
Eric Guez. La Belge au bois dormant
Eric Guez. L’Homme des tavernes
Eric Guez. Le Savant de Marseille
Eric Guez. Les maléfices à papa
Eric Guez. Le Massacre du printemps
Sébastien Gargallo. Un vice à papa
Sébastien Gargallo. Tout pour l’égoût
Frédéric Georges. Tel père tel vice

L
Georges Le Gloupier. Sévices après vamps
Georges Le Gloupier. Les accidents de l’amer
Georges de Lorzac. La Loque à terre
Georges de Lorzac. Les Clystères de Paris
Francis Lotka. Le popotin de la commère.
Francis Lotka. La rousse au petits roberts
Francis Lotka. Pour qui sonne le gland
Francis Lotka. L’odeur du bookmaker
Francis Lotka. Dérèglement de compte
Francis Lotka. Ice crime
Francis Lotka. Des hommes sans cible
Francis Lotka. Louche écossaise
M
Florent Massada. L’agent n’a pas d’odeur
Florent Massada. Tapinage artistique
Florent Massada. Une femme dans chaque pore
Florent Massada. Strip à la mode de Caen
Frank Murdoch. Sucettes à la Nice
Frank Murdoch. Tétins Et Mi-Lourds
Frank Murdoch. Transes Eros Express
Frank Murdoch. Sans tabou ni trompette
P
Jonathan Pibrac. La Garce Champêtre
Jonathan Pibrac. Le vice dans la vallée
Philippe Packart. Les torchons et les soviets
Philippe Packart. Bloody mairie
Humphrey Paucard. L’ulster à l’estomac
R
Claude Razat. Sorcellerie rémoulade.
Julie Renoir. La peau sur le revenu
Benjamin Ruppert. Loin des yeux loin du tueur
Benjamin Ruppert. Faux mage ou dessert
Benjamin Ruppert. Déclic et des claques
Benjamin Ruppert. Les potins de la comète
Benjamin Ruppert. Chaud effroi
Benjamin Rupert. Les Trois Moustiquaires
Benjamin Rupert. Sabbat, ça vient
Benjamin Rupert. Trop poulet pour être honnête
Benjamin Rupert. Lubriques à braque
Benjamin Rupert. A poil et à vapeurs
S.
Gary Semple. Les hommes préfèrent les bombes
Gary Semple. La musique adouçit les meurtres
Gilles Soledad. Dollars ou du cochon
Gilles Soledad. Langes bleus
Gilles Soledad. Interdit aux mains de 16 ans
Gilles Soledad. La Maldonne des sleepings
Gilles Soledad. Un petit salé aux Antilles
Gilles Soledad. Attouchements sans douleurs
Gilles Soledad. Fêtes de fins damnés
Gilles Soledad. En avant l’amnésique !
Carlotta Simpson. L’éducation gentiment sale
V
Jean-Louis Villiers. Embrouilles à minettes

du meilleur goût... ;-)

21:12 28/03/2013 | Lien permanent | Tags : society, place net, luv, lis tes ratures |  Facebook