26
sep

tout est animal, surtout toi

d'odeurs musquées dessous aisselles sous cuisses dans creux poplités et plis sans vernis, tout revient à dire qu'on est exactement ce qu'on dit qu'on n'est pas pourtant on sent on renifle on enfle à quelques visions de mâle ou femmelles rituels de passage on invente peu on suit tant on parcourt les sols à coups de pattes tapées et sabots vrillés on torsade les poils comme si ça avait du sens un sens unique de l'humain mais bon finalement faut se le dire tout est animal surtout moi dans un cas comme le pire et toi comme en mille tout est animal du borborygme au crachat de l'onomatopée à la vision de la mort cimetière d'éléphants déjà morts crocodiles en larmes vues absonces de ce qui serait âme mort existence vie et à bas l'instinct le pur et la pulsion qui est animal? toi, oui moi aussi, t'inquiète pas, si je pense de toi animal c'est que je te reconnais que je me reconnais en toi animaux crus durs mais fébriles aussi vacillants aussi typiquement primaires sans encombre ni scrupule contre rien le chien sourit la hyène se moque le cheval renie la chèvre rejette l'âne aime la loi (pour la contrer) la poule pond la théorie qui porte son nom et les autres dans le monde humains déguisés en animaux et animaux déguisés en humains grande ferme grande arche grands possibles que toute cette histoire d'âme ne soit qu'une belle connerie mais bon ce genre de connerie ça sauve l'ego sûrement.

wrestling bear & man.jpg

01:07 26/09/2013 | Lien permanent | Tags : textes |  Facebook

syndrome de...?

"A une époque où Platon puis Aristote règnent en maîtres sur la pensée athénienne, voici que surgit Diogène, l'exilé de Sinope, qui revendique le chien comme emblème philosophique. Il sera "le chien royal", après Antisthène, "le vrai chien", que l'on considère comme le père fondateur de l'école cynique. Diogène crèe le personnage du philosophe vagabond, barbe hirsute, manteau de bure, besace et baton dont il fera grand usage pour convertir ses contemporains à la philosophie, la sienne. Vivant dans une jarre à proximité de l'Agora, interpellant les passants au hasard des rencontres, les raillant et les fustigeant de ses féroces jeux de langage - le rire est sa méthode - il engage ses congénères à vivre selon les lois de la nature. Faisant fi des tabous, des illusions et de toutes les conventions sociales, de provocations en provocations, Diogène vit comme un chien, mangeant au creux de ses mains, pissant et crachant sur les puissants, se masturbant sur la place publique... Sa théatralité fait scandale et perturbe, par un renversement absolu des valeurs, la bonne conscience de ses contemporains et l'ordre de la cité. On l'a beaucoup caricaturé, mais Diogène le subversif intempestif est un penseur qui exprime avec radicalité une vision du monde et une pensée philosophique."

France Culture, Une vie une oeuvre du 20/02/2011 par Matthieu Garrigou-Lagrange, Françoise Estèbe et DominiqueCosta.

http://www.youtube.com/watch?v=epW-8gZwQEk

 

Hans Robertson. Masque. c.1937.jpg

(Hans Robertson. Masque. c.1937)

&

humoeurs

(Beuys & Coyote (pas bip bip)

00:51 26/09/2013 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

20
sep

Humeur de gorge

Quelque chose est lourd, dans la gorge qui lui relie l'utérus à la glotte. Quelque chose de lourd mais dont le poids la soulage. C'est à dire qu'elle a reçu ça en plus d'elle, que c'est quelque chose d'étranger et d'étrange, quelque chose qu'elle n'a ni désiré, ni compris. Pourtant, plus le poids de cette greffe augmente, plus elle sent (bien) que le pire lui passera. Que grâce et à cause de cette nouvelle donne, ce sera vraiment plu simple pour respirer. Bien entendu qu'en envisageant la suite, qu'en comprenant que son corps va devoir vibrer autrement, parfois en cercles fermés, parfois en oscillations épileptiques, elle est fatiguée, bien applatie. Mais que faire avec le poids de ça sinon l'avaler, le digérer, l'accepter en toute somme de vie qu'il est, aussi. Alors, elle se déplace plus lentement. L'allégresse encore récente n'est plus viable. Des questions lui bouchent la vue. Le goût d'agrumes pourris amplifie sa regression. Quelque chose a de la chance, a trouvé une hôtesse. Tous les corps, réunis sans grande volonté, s'approchent d'une porte, ouvrent et laissent entrer la chaleur de l'après.

Milady
avant minuit.

Frida Kahlo's drawings.jpg

23:01 20/09/2013 | Lien permanent | Tags : humoeurs, textes |  Facebook

Barbara - de jolies putes vraiment

"Nous avons eu mam'zelle Pompon,
Nous avons eu la grosse Charlotte,
Ninie de Vannes et la Zonzon
Qui arrosait chaque soir sa motte
Au cognac et au marsala.
Nous avons eu Marie Ficelle
Qui revenait de Douala
Et qui chatouillait le colonel.

De jolies putes, vraiment
Et un vraiment bien beau bordel,
Même qu'à Dakar,
Ca, je peux le dire,
Ils n'en avaient pas de pareil.

Nous avons eu Lulu Mange-Tout,
Nana-Frisson et miss Poilpoil,
Celle qui rendit les hommes fous
Quand elle dansait avec ses voiles
Qui cachaient même pas son cœoeur
Ni ses six poils de salsifis.
Nous avons eu Nini d'Honfleur
Et Rita qui pissait au lit.

De jolies putes, vraiment
Et un vraiment bien beau bordel,
Même qu'à Dakar,
Ca, je peux le dire,
Ils n'en avaient pas de pareil"

Ecouter sans regarder les images ... là.

21:00 20/09/2013 | Lien permanent | Tags : muse-hic |  Facebook

12
sep

Tuons les auteurs, tuons la littérature - atelier d'écriture ludique et autres trucs

Evénement 

Tuons les auteurs, tuons la littérature - atelier

Titre:
Tuons les auteurs, tuons la littérature - atelier
Quand:
16.11.2013 - 17.11.2013 10.00 h - 17.00 h
Catégorie:
Ateliers d'écriture
Animateur:
Milady Renoir

 

Description

 

 
Un atelier d’écriture créative et de désécriture réactive
partant du paradoxe aigre-doux suivant :
tuer les auteurs ET écrire
tout en prenant source et place dans la littérature
(de Stephen King à Vargas Llosa...
et peut-être '' Oui-Oui chez les Extra-Terrestres '').
Des lectures contradictoires et aléatoires feront de cet atelier
un lieu d’échanges et de contradictions.
Chaque participant pourra s’autoproclamer
auteur de faste ou de l’ombre.
 
L’atelier ne devrait pas inciter à brûler des livres.
Cet atelier est animé par Milady Renoir,
auteurographe,
poétesse organique
et fille sérieuse.
 
Age : Dès 16 ans
Prix : 90 € / 2 jours
 
Lieu : Les Ateliers d'Art Contemporain (rue du Petit Chêne, 95
- 4000 Liège)
Les inscriptions se font par téléphone
du lundi au vendredi de 9h à 17h au 04/221 51 51,
par mail sur info@lesaac.net
ou via le site internet www.lesaac.net
(Ateliers de l'année > adultes > écriture > LM04).
 

 

 

Lieu:
Les Ateliers d'Art contemporain de Liège
Route/rue:
rue du Petit-Chêne, 95
Code postal:
4000
Localité/ville:
Liège
Pays:
Pays: be

00:29 12/09/2013 | Lien permanent | Tags : atelier |  Facebook

11
sep

Amour sous le bras

Vue (sur l')imprenable

/

2013 sept 015.JPG

/

comprenne qui m'aime(ra).

23:08 11/09/2013 | Lien permanent | Tags : luv |  Facebook

Atelier d'écritures (mais pas que...) "Choisir, créer, encore choisir" @ Cité Mommen

Atelier CHOISIR Recto small.jpg & Atelier CHOISIR Verso.jpg

22:45 11/09/2013 | Lien permanent | Tags : atelier |  Facebook

The Scar Project - David Jay photographie...

scar project david bay.jpg
http://www.thescarproject.org/gallery/

scar project I.jpg

22:39 11/09/2013 | Lien permanent | Tags : healfff, arts |  Facebook

Steven Cohen... gardé à vue... contre???

Toujours Steven le sublime, le dandy contre le monde... et là, après Soweto, c'est à Paris qu'il est arrêté ! quel principe de précaution la France va t elle inventer?

Un coq attaché à son pénis, il danse au Trocadéro

AFP 11 septembre 2013 à 11:32


L'artiste d'origine sud-africaine Steven Cohen, le 3 juillet 1999 à Durban.L'artiste d'origine sud-africaine Steven Cohen, le 3 juillet 1999 à Durban. (Photo AFP)

L'HISTOIRE

L’artiste d’origine sud-africaine Steven Cohen a été arrêté mardi à Paris pour exhibition sexuelle et placé en garde à vue après avoir réalisé une performance dans laquelle il apparaissait le sexe enrubanné relié à un coq, a déclaré à l’AFP son avocate.

Une source policière a confirmé l’interpellation de l’artiste et son placement en garde à vue, qui a été levé en fin de journée. Steve Cohen a reçu une convocation pour être jugé ultérieurement pour exhibition sexuelle, a précisé une source judiciaire.

Il est cité à comparaître le 16 décembre devant le tribunal correctionnel, a expliqué son avocate, Agnès Tricoire, qui s’est indignée que la garde à vue ait duré une journée entière.

 
 

Vers 9H30, l’artiste performeur, connu pour son apparence excentrique, est apparu sur le parvis du Trocadéro, perché sur de hautes chaussures et vêtu d’un costume d’oiseau. «Il a dansé avec le coq pendant une dizaine de minutes avant d’être arrêté par la police», a raconté Agnès Tricoire.

Elle souligne que Steven Cohen est un artiste reconnu qui figure au programme du Festival d’automne de Paris et sera présenté à la Fondation Antoine de Galbert.

«Avec cette performance, Steven Cohen voulait évoquer sa situation, partagé entre deux pays, l’Afrique du Sud son pays natal et la France où il vit actuellement», a expliqué l’avocate. «Cette garde à vue est une honte», a protesté Agnès Tricoire qui a assisté à l’interrogatoire de l’artiste. «La France embastille les artistes», s’est-elle indignée.

Une des performances de Steven Cohen: http://www.youtube.com/watch?v=ezAlQKm6MWg

Suivez l’actualité des sexualités et des genres de Libération et d’ailleurs sur notre page Facebook «Libération sexuel».

22:35 11/09/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, poly-tiques |  Facebook

écrire lire musique clavier sons et lumières

Claviers à écrire et à lire la musique
Article de Jean Haury


Le levier à bascule est le principe mécanique sur lequel sont établis tous les instruments à clavier, de l’orgue antique grec jusqu’au synthétiseur. Chaque touche n’est que la partie apparente d’un intermédiaire mécanique complexe mettant en relation gestes du musicien et production sonore. Les mécaniciens ont cherché à détourner cet intermédiaire pour créer de nouvelles fonctions musicales. La fonction « play » (lecture), inventée à la Renaissance, permettra l’écoute répétée de musiques notées sur tambours ou cylindres pour être lues par un clavier. En 1746, Jacques Creed formalisa le premier projet d’une machine à écrire la musique, capable de capter le jeu des doigts de l’artiste au travers du mouvement des touches. Chaque touche du clavier à noter était appareillée d’un stylet inscripteur destiné à laisser une trace visible sur un support papier en défilement régulier. Johann Friedrich Unger présentait un projet similaire de machine à noter à l’Académie Royale des Sciences de Berlin en 1752. Ces machines, conçues pour effectuer le notage automatique de la musique, apparaissent comme des outils d’analyse du jeu, et n’écrivent pas la partition. La lecture musicale automatisée existe depuis longtemps sur les instruments de musique mécanique. Tous ces instruments automatiques sont conçus sur le principe d’un tambour ou cylindre noté, recouvert de caractères en relief : les picots ou les ponts. La musique à exécuter automatiquement est reportée note à note à la surface du cylindre par un noteur musicien. Le cylindre, mis en rotation régulière, actionne par ses reliefs les touches d’un clavier de rapport. Chaque caractère musical en relief agit comme le ferait le doigt d’un musicien sur une touche. Théoricien du caractère graphique mis en relief, Engramelle écrit en 1775 La Tonotechnie, où il enseigne l’art de noter les cylindres et crée des règles du notage destinées à simuler le jeu digital. L’évolution du support de la mémoire musicale est telle qu’en un siècle, le cylindre rigide en relief limitant la durée musicale à quelques révolutions devient une bande plane et souple de papier à perforations pouvant conserver jusqu’à dix minutes de musique. Un premier appareil automatique capable de jouer les pianos carrés de l’époque à l’aide d’une feuille de papier perforée sera breveté en 1841 par Seytre. Charles Cros fut le premier à réaliser l’enregistrement et la reproduction de l’interprétation d’un musicien au clavier. Il mit au point, avec son collaborateur Jules Carpentier, le mélographe répétiteur, un dispositif capable de faire automatiquement ce qu’Engramelle avait fait manuellement, c’est-à-dire convertir les caractères graphiques du support receveur en caractères relief du support émetteur. En outre, le mélographe permettait la répétition immédiate de ce qui venait d’être joué. En 1882, deux raisons rendaient possible une telle conversion : la nature du support, un rouleau de papier perforé, et la puissance et la rapidité de la nouvelle énergie, l’électricité. Le mélographe répétiteur était composé d’un clavier, émetteur pendant l’enregistrement, d’un système inscripteur/lecteur sur rouleau de papier défilant à vitesse constante et du même clavier mis en réception pendant la reproduction. Sous chacune des touches d’un harmonium, un interrupteur électrique ouvrait ou fermait le circuit selon que la touche était abaissée ou relâchée. Sur le mélographe répétiteur, le clavier était utilisé pour deux nouvelles fonctions, enregistrer et reproduire l’interprétation. L’enregistrement automatique des nuances dynamiques fut réalisé en 1925 au moyen d’une machine opérant sur le principe du chronographe. Mais dans les années trente, l’enregistrement phonographique sur vinyle concurrença et détrôna l’enregistrement mélographique sur rouleau. Tous les instruments à clavier fonctionnent sur le principe d’une mécanique relais entre le clavier qui reçoit les gestes du musicien et l’instrument qui déclenche les sons. Synthétiseurs, orgues et pianos numériques fonctionnent également sur ce principe de relais. La liaison entre clavier de touches et générateur de sons véhicule un train d’informations codées. Entre le clavier émetteur de codes et le générateur de sons receveur de ces mêmes codes, on dispose un appareil conçu pour enregistrer les codes : le séquenceur. Par sa fonction « record » il mémorise la séquence des codes relatifs au jeu et l’émet vers le générateur de sons par sa fonction « play ». Le séquenceur n’est donc qu’une transposition moderne du mélographe répétiteur. Les développements actuels du séquenceur en font aussi un éditeur de partitions. Une pièce jouée sur le clavier peut être transcrite et imprimée automatiquement en notation usuelle. L’enregistrement et la reproduction du jeu, la lecture et l’écriture automatique de la partition, ces quatre fonctions musicales particulières du clavier qui avaient été élaborées au long des siècles, sont donc à nouveau exploitées et développées par l’informatique.

20:52 11/09/2013 | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook

8
sep

Atelier(s) en Chantier(s) @ Chantiers Art House.

 

atelier,arts,act-u  atelier,arts,act-u

(clic on pic to get the whole picture / cliquez et agrandissez)

 

13:36 08/09/2013 | Lien permanent | Tags : atelier, arts, act-u |  Facebook

2
sep

Animal, animal, animal, âme dans des poils?

Roland Carré for special edition of Chi Chis magazine, 1951.jpg(art by Roland Carré for special edition of Chi Chis magazine, 1951)

"I often ask myself, just to see, who I am - and who I am (following) at the moment when, caught naked, in silence, by the gaze of an animal, for example the eyes of a cat, I have trouble, yes, a bad time overcoming my embarrassment.
Whence this malaise?
I have trouble repressing a reflex dictated by immodesty. Trouble
keeping silent within me a protest against the indecency. Against the impropriety that comes of finding oneself naked, one’s sex exposed, stark naked before a cat that looks at you without moving, just to see. The impropriety [malséance] of a certain animal nude before the other animal, from that point on one might call it a kind of animalséance: the single, incomparable and original experience of the impropriety that would come from appearing in truth naked, in front of the insistent gaze of the animal, a benevolent or pitiless gaze, surprised or cognizant. The gaze of a seer, visionary, or extra-lucid blind person. It is as if I were ashamed, therefore, naked in front of this cat, but also ashamed for being ashamed. A reflected shame, the mirror of a shame ashamed of itself, a shame that is at the same time specular, unjustifiable, and unable to be admitted to. At the optical center of this reflection would appear this thing - and in my eyes the focus of this incomparable experience - that is called nudity. And about which it is believed that it is proper to man, that is to say foreign to animals, naked as they are, or so it is thought, without the
slightest inkling of being so."

Jacques Derrida, The Animal That Therefore I Am (More to Follow), in Critical Inquiry, Vol. 28, No. 2

11:52 02/09/2013 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

être le monstre de quel monstre, telle est une bonne question

 

"Regarding language, is it best to be careful with our words and aware of what they do (rather than mean), to weigh the possible connotations, echoes, reverberations, all of which are infinite; or, is it best to be impulsive, overcome with it, even at the risk of catastrophe? What I am asking is: does intentionality perhaps weigh even heavier — “matter more” — to we who eschew it? In my extreme focus on each syllable and signifier, and my recognition of their arbitrariness and fragility, I have only given it (the language I use) and myself a strange power, albeit a false power: the idea that, in being careful with my words, lest I risk meaning recklessly or differently, my words might “mean” anything at all. We are careful because we fear that somehow, impossibly, they might mean."

 

Eva Koťátková Parallel biography.jpg (art by Eva Koťátková)

&

Stan Van DerBeek, ”Breathdeath”, 1963.jpg (art by Stan Van DerBeek, ”Breathdeath”, 1963)

 

Is it better to out-monster the monster or to be quietly devoured?

 

— Friedrich Nietzsche


WHO IS THE MONSTER NOWY?


10:32 02/09/2013 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

Cendres/Feu/Langue

The urn of language is so fragile. It crumbles and immediately you blow into the dust of words which are the cinder itself. And if you entrust it to paper, it is all the better to inflame you with, my dear, you will eat yourself up immediately.



Jacques Derrida, Cinders

 

listen to love.jpg


10:20 02/09/2013 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, humoeurs |  Facebook

25
aoû

1ère vision du Scivias

 

Hildegarde

"Je vis comme une grande montagne couleur de fer, et sur elle quelqu'un était assis, resplendissant d'un tel éclat, que sa lumière offusquait ma vue ; et de chaque côté, le voilant d'une ombre douce, une aile, merveilleuse de largeur et de longueur, s'étendait. Et devant lui, au pied de la montagne, une figure toute pleine d'yeux se tenait, de laquelle je ne pouvais distinguer nulle forme humaine, à cause de la multitude d'yeux ; et devant elle, était une autre figure d'enfant, sombrement vêtue, mais chaussée de blanc, sur la tête de laquelle descendit une telle clarté, rayonnant de celui qui était assis sur la montagne, que je ne pouvais plus regarder sa face. Mais de celui-là même qui était assis sur la montagne, une infinité d'étincelles vivantes s'échappaient, qui enveloppaient ces figures, d'une grande suavité.

 

Dans la même montagne, on distinguait, comme de nombreuses lucarnes, dans lesquelles apparurent comme des têtes d'hommes, les unes sombres, les autres blanches. Et voici que celui qui était assis sur la montagne, s'écriait d'une voix forte et pénétrante, disant : O homme, poussière insaisissable de la poussière de la terre, et cendre de la cendre, crie et parle sur l'origine de l'incorruptible salut, jusqu'à ce que soient édifiés ceux qui connaissant la moelle des Écritures  ne veulent ni l'annoncer, ni la prêcher, parce qu'ils sont tièdes et languissants, pour la conservation de la justice de Dieu ; à ceux-là découvre-leur la clef des mystères, que, dans leur timidité, ils cèlent sans fruit dans le secret. Dilate-toi dans la fontaine d'abondance, et coule dans une mystique érudition ; afin que ceux qui te méprisent, à cause de la prévarication de la (première) Ève  soient ébranlés par le débordement de ta source. Car, ce n'est pas de l'homme que tu tiens la pénétration de ces mystères, mais tu reçois (ce don) d'en haut, du juge redoutable et suprême, par qui cette clarté brillera d'un éclat incomparable parmi les autres lumières. Lève-toi donc, fais entendre ta voix, et dis les choses qui se sont manifestées par la puissante vertu du secours divin ; parce que celui qui commande avec bonté et puissance à toutes ses créatures, pénètre ceux qui le craignent et qui le servent avec dilection, en esprit d'humilité, de la clarté de sa divine lumière ; et il conduit ceux qui persévèrent dans les voies de la justice, vers les joies de l'éternelle vision.  Cette grande montagne couleur de fer que tu vois, désigne la force et la stabilité de l'éternité du royaume de Dieu, laquelle ne peut être ébranlée par nul effort d'une mutabilité branlante ; et celui qui est assis sur la montagne, et dont la splendeur est si grande qu'elle offusque ton regard, t'indique dans le royaume de la béatitude, celui-là même qui, dans l'éclat de son indéfectible beauté, commande, comme suprême divinité, à tout l'univers, et est incompréhensible à l'esprit humain. Mais de chaque côté, cette ombre douce qui s'étend comme une aile merveilleuse de largeur et de longueur, signifie, dans l'admonition et le châtiment, la suave et douce protection de la bienheureuse défense, et démontre justement et pieusement l'ineffable justice, dans la persévérance de l'équité véritable. hildegarde2.jpgEt devant lui, au pied de la montagne, une figure pleine d'yeux se tient, qui, devant Dieu, en toute humilité, considère le royaume divin, et, fortifiée par la crainte du Seigneur, exerce sur les hommes avec la perspicacité d'une intention droite et juste, son zèle et son appui ; c'est pourquoi tu ne peux discerner en elle, à cause de la multitude de ses yeux, aucune forme humaine ; parce que, par l'acuité de son regard, elle déjoue à ce point tout oubli de la justice de Dieu, qu'éprouvent trop souvent les hommes dans l'hébétude de leur esprit, que l'inquisition des mortels, dans sa débilité, n'ébranle pas sa vigilance. Avant cette image, une autre figure d'enfant sombrement voilée, mais chaussée de blanc apparaît, parce que, précédés de la crainte du Seigneur, suivent les pauvres d'esprit ; car la crainte du Seigneur par le vœu d'humilité, possède pleinement la béatitude de la pauvreté de l'esprit, qui n'aime pas la jactance et l'exaltation du cœur  mais la simplicité et la modestie, ne s'attribuant rien à soi, mais à Dieu, dans l'abandon de la soumission en toutes ses œuvres ; (ce que signifie le peu d'éclat de sa tunique), pour suivre fidèlement les vestiges éclatants du fils de Dieu. Sur sa tête, une si grande clarté rayonne de celui qui est assis sur la montagne, que tu ne peux voir sa face ; parce que la sérénité de la visite de celui qui commande avec louange à toute créature, infuse une telle puissance et une telle force de béatitude, que tu ne peux en concevoir l'abondance dans tes mortelles et infirmes considérations ; car, celui qui possède toutes les richesses célestes se soumit humblement à la pauvreté. Mais que, de celui-là même qui est assis sur cette montagne, une multitude d'étincelles vivantes sortent, qui voltigent autour de ces mêmes images avec un charme infini, cela signifie que de la toute puissance de Dieu proviennent les diverses et fortes vertus, qui resplendissent dans la divine clarté, embrassent et flattent avec amour, (les entourant de leur aide et de leur protection), ceux qui craignent Dieu en vérité, et qui aiment fidèlement la pauvreté de l'esprit. Dans la même montagne, apparaissent de nombreuses lucarnes, à travers lesquelles se montrent comme des têtes d'hommes, les unes sans éclat, les autres rayonnantes de blancheur ; parce que, dans la suprême hauteur de la très profonde et très pénétrante connaissance de Dieu, ne peuvent être cachées les intentions des actes humains, qui démontrent souvent par eux-mêmes leur zèle ou leur tiédeur ; car les hommes que fatigue l'action et que lassent les désirs du cœur  tantôt s'endorment dans l'infamie, tantôt s'éveillent, revenus à eux-mêmes, pour leur honneur, comme en témoigne Salomon, lorsqu'il dit, selon ma volonté : La main molle aboutit à l'indigence, mais la main des forts prépare les richesses. Ce qui veut dire : que l'homme se rend pauvre et misérable, qui ne veut pas accomplir les œuvres de justice, effacer l'iniquité, remettre sa dette, et qui reste oisif dans les merveilles des œuvres de la béatitude. Mais celui qui accomplit les très puissantes œuvres du salut, courant dans la voie de la vérité, capte la source jaillissante de la gloire, et se prépare sur la terre et dans le ciel, les trésors les plus précieux. Et quiconque possède la science par le St-Esprit, et les ailes de la foi, ne transgresse pas mes avis, mais les reçoit avec amour pour en faire les délices de son âme."

noon fantôme nooon la mort.jpg


(merci PhiLoM...-)

15:39 25/08/2013 | Lien permanent | Tags : love, lis tes ratures, textes |  Facebook

24
aoû

Ouech ouech

I was entering into another dimension of existence. ‘I’ was not. Everything was totally dissolved into a flow of matter continuously moving. No time, no space. A feeling of color, but indescribable. Feeling of movement mainly. Awareness that I, the others, are only collections of clusters of molecules, which are all part of the same stream.
— Timothy Leary

bizarre 14 jiu jitsu.jpg


15:53 24/08/2013 | Lien permanent |  Facebook

16
aoû

Apkass sur SonaLitté - Silence

apkass.jpg

Apkass/// une belle claque/// un sacré délic /// langue et subtil /// corps et vibration - entendez la Capsule No 50 en mp3 pendant laquelle
Apkass nous lit un texte intitulé Silence.

Natif de Kinshasa, Apkass n'a jamais oublié le visage de la ville de son enfance. En témoigne, sa démarche artistique imprégnée de souvenirs et d'un amour passionné pour celle qui l'a vu naître, l'Afrique. Il n'a de cesse de proposer un regard poétique et humain sur le monde et de suggérer un échange, une discussion autour des valeurs qui nous unissent. Sur scène, entre slam et hip-hop, Apkass mêle à des textes riches en images, une instrumentation éclectique empreinte de jazz, de la soul des années 70 et de sonorités africaines.

Les paroles de certains textes de ses morceaux sont disponible sur son site - par exemple, ça.

Cet enregistrement a été effectué à Saint-Malo par Milady Renoir et Christine Van Acker.

apkass ii.jpg

10:25 16/08/2013 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, muse-hic |  Facebook

Rêveries nocturnes 11 (06/08/2013)

Rêveries nocturnes 11 (06/08/2013) p1010523-300x180

Rêveries Nocturnes "SPECIAL FEUILLETS DE CORDE…"
       
Rêveries nocturnes (Radio Panik) vous plonge dans les feuillets de cordes (revue de marché peu marchande):
http://www.traverse.be/feuillets-de-corde.php / Merci Yannick Gueuning , Eric PietteSylvie GiraultMilady Renoir, Lauren Hertzfeld pour cette émission spécial(e) « Feuillets de corde »…

09:17 16/08/2013 | Lien permanent | Tags : act-u, lis tes ratures |  Facebook

8
aoû

Gaga & Marina

AH Oui.

18:12 08/08/2013 | Lien permanent |  Facebook

"Je ne suis personne" (ou si peu)

" Je suis parvenu subitement, aujourd'hui, à une impression absurde et juste. Je me suis rendu compte, en un éclair, que je ne suis personne, absolument personne. Quand cet éclair a brillé, là où je croyais que se trouvait une ville s'étendait une plaine déserte; et la lumière sinistre qui m'a montré à moi-même ne m'a révélé nul ciel s'étendant au-dessus. On m'a volé le pouvoir d'être avant même que le monde fût. Si j'ai été contraint de me réincarner, ce fut sans moi-même, sans que je me sois, moi, réincarné.
Je suis les faubourgs d'une ville qui n'existe pas, le commentaire prolixe d'un livre que nul n'a jamais écrit. Je ne suis personne, personne. Je suis le personnage d'un roman qui reste à écrire, et je flotte, aérien, dispersé sans avoir été, parmi les rêves d'un être qui n'a pas su m'achever.

coffe femme.jpg
Je pense, je pense sans cesse; mais ma pensée ne contient pas de raisonnements, mon émotion ne contient pas d'émotion. Je tombe sans fin, du fond de la trappe située tout là-haut, à travers l'espace infini, dans une chute qui ne suit aucune direction, infinie, multiple et vide. Mon âme est un maelström noir, vaste vertige tournoyant autour du vide, mouvement d0un océan infini, autour d'un trou dans du rien; et dans toutes ces eaux, qui sont un tournoiement bien plus que de l'eau, nagent toutes les images de ce que j'ai vu et entendu dans le monde -défilent des maisons, des visages, des livres, des caisses, des lambeaux de musique et des syllabes éparses, dans un tourbillon sinistre et sans fin.
Et moi, ce qui est réellement moi, je suis le centre de tout cela, un centre qui n'existe pas, si ce n'est par une géométrie de l'abîme; je suis ce rien autour duquel ce mouvement tournoie, sans autre but que de tournoyer, et sans exister par lui-même, sinon par la raison que tout cercle possède un centre. Moi, ce qui est réellement moi, je suis le puit sans parois, mais avec la viscosité des parois, le centre de tout avec du rien tout autour. [...]
Pouvoir savoir penser! Pouvoir savoir sentir!"

Fernando Pessoa, Je ne suis personne

Pour Fi-Low

17:59 08/08/2013 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

26
jui

"Before I die"

Candy Chang - Before I Die (2011-ongoing).jpg

http://candychang.com/before-i-die-in-nola/

14:41 26/07/2013 | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook

la "bonne" journée des citations faisant écho, merci

In order to suggest, delicately, that I am suffering, in order to hide without lying, I shall make use of a cunning preterition: I shall divide the economy of my signs.

The task of the verbal signs will be to silence, to mask, to deceive: I shall never account, verbally, for the excesses of my sentiment. Having said nothing of the ravages of this anxiety, I can always, once it has passed, reassure myself that no one has guessed anything. The power of language: with my language I can do everything: even and especially say nothing.

I can do everything with my language, but not with my body. What I hide by my language, my body utters. I can deliberately mold my message, not my voice. By my voice, whatever it says, the other will recognize “that something is wrong with me." I am a liar (by preterition), not an actor. My body is a stubborn child, my language a very civilized adult…

— Roland Barthes, A Lover’s Discourse: Fragments

Gerhard Richter Mrs. Wolleh with Children (Frau Wolleh mit Kindern) 1967-68.jpg

Gerhard Richter - (Frau Wolleh mit Kindern) 1967-68


14:08 26/07/2013 | Lien permanent | Tags : arts, humoeurs |  Facebook

Ah si, si...

We can no longer sit idly by as others steal our mouths, our anuses, our genitals, our nerves, our guts, our arteries, in order to fashion parts and works in an ignoble mechanism of production which links capital, exploitation, and the family.
We can no longer allow others to turn our mucous membranes, our skin, all our sensitive areas into occupied territory – territory controlled and regimented by other, to which we are forbidden access.

Felix Guattari, ‘To Have Done with the Massacre of the Body’, trans. Jarred Becker (in Soft Subversions, ed. Sylvère Lotringer)

anonymous LSD, Distorted Eyes 1971.jpg

14:01 26/07/2013 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

Constant (asbl) @ Variable - Ce Samedi 27/7/19:30

Projets / Constant Variable /

Samedi 27 juillet 19:30-23:00

Algolit rencontre Grapa : présentations autour de la table de cuisine

Constant Variable Rue Gallait 80 1030 Bruxelles

Une rencontre entre les résidents de Variable : Olivier Heinry et An Mertens, membresdu groupe de travail autour de l’algoritme et la littérature Algolit, et Olatz Otalora et Daniela Brill, membres du collectif Grapa, vous invitent à leur présentation autour de la table de cuisine à Variable pour de multiples échanges autour de la poésie spam, du python, des romans génératifs, des expérimentations en type setting et de possibles pratiques d’écriture.

Merci d’apporter une délice à boire & à manger !

Plus d’info : GRAPA est un collectif et site web transnational émergents, dédié à la promotion de l’édition et de la publication libre. Ce groupe de travail se réunit à Bruxelles pour continuer leur voyage vers la terre promise de l’édition avec des outils Libres. Ils vont experimenter sur et avec les logiciels, le hardware et les pratiques d’écriture afin de repenser la culture de l’imprimé. Avec des contributions de : Daniela Brill, Enrique César, Daniela Brill, Olatz Otalora et Diego Paonessa.

Algolit est un groupe de travail émergent de Constant dédié à l’étude, la création et l’échange de productions littéraires numériques libres. Ce groupe de travail se réunit deux fois par an afin d’échanger des expériences et d’experimenter avec de nouvelles idées, contraintes et outils.

13:24 26/07/2013 | Lien permanent | Tags : place net, arts, lis tes ratures |  Facebook

pour Lui (et moi avec)

Yes, I do believe in something. I believe in being warmhearted. I believe especially in being warmhearted in love, in fucking with a warm heart. I believe if men could fuck with warm hearts, and the women take it warmheartedly, everything would come all right. It’s all this coldhearted fucking that is death and idiocy.
Yes, I do believe in something. I believe in being warmhearted. I believe especially in being warmhearted in love, in fucking with a warm heart. I believe if men could fuck with warm hearts, and the women take it warmheartedly, everything would come all right. It’s all this coldhearted fucking that is death and idiocy.
Yes, I do believe in something. I believe in being warmhearted. I believe especially in being warmhearted in love, in fucking with a warm heart. I believe if men could fuck with warm hearts, and the women take it warmheartedly, everything would come all right. It’s all this coldhearted fucking that is death and idiocy."
Yes, I do believe in something. I believe in being warmhearted. I believe especially in being warmhearted in love, in fucking with a warm heart. I believe if men could fuck with warm hearts, and the women take it warmheartedly, everything would come all right. It’s all this coldhearted fucking that is death and idiocy.
Yes, I do believe in something. I believe in being warmhearted. I believe especially in being warmhearted in love, in fucking with a warm heart. I believe if men could fuck with warm hearts, and the women take it warmheartedly, everything would come all right. It’s all this coldhearted fucking that is death and idiocy.
ad libitum.

D.H. Lawrence, Lady Chatterley’s Lover

Pierre Jahan. Sans Titre, 1950.jpg (art by Pierre Jahan. Sans Titre, 1950)


13:21 26/07/2013 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

22
jui

après moi, un sublime déluge (Saul Williams)

 

saul_williams.jpg


Grande / Petite rencontre au Festival des Etonnants Voyageurs cette année... Saul Williams, apprécié hautement pour ce qu'il est/fait/dit/vit/pratique/débloque/déclame/dévie. Entre une tempête bretonne et un café serré trop cher, j'ai eu la chance d'enregistrer l'homme poètosophe pour SonaLitté.






Capsule No 47 - 22 juillet 2013 - 01:41 - mp3

Saul Williams nous lit un court texte en musique.

Saul Williams est un poète, écrivain, acteur et musicien américain proche du mouvement hip-hop alternatif. Chacune de ses prestations est une expérience unique qui mêle intimement spiritualité et violence, poésie et sociologie. Adepte du Spoken Word, Saul Williams revient, après un détour par le pop rock, à ses premières amours à l’occasion de la sortie de son anthologie de poésie actuelle Chorus.

Cet enregistrement a été effectué à Saint-Malo par Milady Renoir.

Aussi
Capsule précédente
   OU   Capsule suivante

Un projet de L'Arbre de Diane ASBL.

15:48 22/07/2013 | Lien permanent | Tags : arts, lis tes ratures, act-u, place net |  Facebook

Yeux que c'est "beau"!

Les yeux de Giuseppe Penone

Les yeux de Giuseppe Penone

"En marge des rencontres d’Arles, on peut voir  des travaux de Giuseppe Penone datant des années 1970 — l’artiste italien prolifique, associé à l’Arte Povera. Pour cette série qui s’appelle Rovesciare i propri occhi » (“Retourner ses propres yeux.”) il a photographié son propre visage, dévitalisé. Il y apparaît comme aveuglé, porte des verres de contact miroitants. Mais ce qu’il regarde, nous le voyons pas : aucun objet ne s’y reflète.

Retourner ses yeux, c’est envisager “le regard pensif” comme l’écrivait Régis Durand. Et regarder en dedans de soi, c’est s’abstraire du monde.  Dans cette série fascinante, Penone incarne ce regard fantôme avec les stigmates de la possession. Yeux révulsés, extatiques, sortis du temps, et privés de la contemplation de l’espace. Ce n’est pourtant pas encore le visage d’un mort que nous regardons  : la surface de la peau, par son contraste, sa vibrance, nous offre plutôt la vision d’un veilleur  en plein milieu du jour.

Ce geste qui a évidemment une profonde résonance esthétique n’est pas seulement une expérimentation plastique. Dans ces images, Penone matérialise le refus de voir.  Quelle est la nature de cette résistance ? Daniela Lancioni, auteur d’un livre consacré à l’artiste explique que Penone «cherche une identité retrouvée dans une société qui préférait l’apparence à l’être. »  Cette recherche de soi passe sans doute par une phase d’absentement. Qui suis-je ?  Ou plutôt “qui je hante ?” comme l’écrivait André Breton. Dans cette attente, c’est le regard primitif d’un loup qui semble s’être emparé d’un homme."

15:42 22/07/2013 | Lien permanent | Tags : arts |  Facebook

20
jui

Couple? (selon un wiki)

Information mutuelle

Entropies individuelles (H(X),H(Y)), jointes (H(X,Y)), d'une paire de sous-systèmes (X, Y), avec l'information mutuelle I(X; Y).

 

Dans la théorie des probabilités et la théorie de l'information, l'information mutuelle de deux variables aléatoires est une quantité mesurant la dépendance statistique de ces variables. Elle se mesure souvent en bit.

 

L'information mutuelle d'un couple (X,Y) de variables représente leur degré de dépendance au sens probabiliste. Ce concept de dépendance logique ne doit pas être confondu avec celui de causalité physique, bien qu'en pratique l'un implique souvent l'autre.

 

Informellement, on dit que deux variables sont indépendantes si la réalisation de l'une n'apporte aucune information sur la réalisation de l'autre. La corrélation est un cas particulier de dépendance dans lequel la relation entre les deux variables est strictement linéaire.

 

L'information mutuelle est nulle si et seulement si les variables sont indépendantes, et croit lorsque la dépendance augmente.

10:38 20/07/2013 | Lien permanent | Tags : humoeurs |  Facebook

19
jui

Une réalité mathématique dessinée en fractales par un homme atteint par le syndrome du savant.

 

JPadgett-fractales1

 

Jason Padgett est un américain qui a acquis, sans le vouloir, des capacités étonnantes en mathématiques après une agression en 2002. Il a été durement touché à la tête et il vit maintenant la réalité sous forme de fractales mathématiques descriptibles par des équations. Il est atteint du syndrome du savant qui lui permet désormais de pratiquer une forme de synesthésie.

 

Image d’entête : “une main quantique à travers mes yeux” (J.Padgett)

 

Avant l’incident, Jason ne possédait aucune capacité particulière en math, il était même plutôt mauvais. Il a copié la plupart des réponses à son examen de géométrie dans l’enseignement secondaire et n’a jamais eu beaucoup d’intérêt pour cette matière. Il est allé à l’université pour la quitter sans finir son cycle. Il a ensuite travaillé dans la vente pendant quelques années et puis s’est installé dans un magasin de meubles fabriqués par son père. L’accident vasculaire cérébral provoqué par son agression a ostensiblement changé l’architecture du cerveau de Jason. Après une période d’introspection d’une durée de trois ans, il a commencé à dessiner ce qu’il voyait juste en face de ses yeux. Les résultats étaient incroyables, une série d’approximations mathématiques, de fractales dessinées à la main, les premières du genre. Les mathématiciens et les physiciens ont été surpris : certains des dessins de Jason dépeignent des équations mathématiques qui, jusque-là, étaient seulement présentables sous forme graphique. D’autres représentent de réels modèles d’interférences électroniques.

 

Ci-dessous : trou noir de Planck”.

 

JPadgett-fractales7

 

Dualité onde-particule

 

JPadgett-fractales2

 

“Une dérive dans l’espace-temps”

 

JPadgett-fractales8

 

Selon la bio de Jason Padgett :

 

La beauté des numéros et leur connexion à la géométrie pure de l’espace-temps et de l’univers sont présentées dans ses schémas de fractales… Il étudie actuellement la façon dont toutes les fractales posent des limites et comment la formule E = MC2 est elle-même une fractale. Quand il a commencé à dessiner, il n’avait aucune formation en mathématiques traditionnelles et ne pouvait dessiner ce qu’il voyait comme des mathématiques. Finalement, un physicien a vu ses dessins et l’a aidé à obtenir une formation en mathématiques traditionnelle pour être capable de décrire, sous forme d’équations, la géométrie complexe de ses dessins. Il est actuellement étudiant en mathématiques dans l’État de Washington, où il apprend les mathématiques traditionnelles afin qu’il puisse mieux décrire ce qu’il voit sous une forme plus traditionnelle. Beaucoup de ses schémas ont été dessinés avant qu’il n’ait eu une formation en mathématique traditionnelle. Son dessin de E = MC ^ 2 est basé sur la structure de l’espace-temps au niveau quantique et sur le concept qu’il y a une limite physique à l’observation qui est l’échelle de Planck. Il montre comment au plus bas niveau, la structure de l’espace-temps est une fractale… Alors, asseyez-vous et appréciez la beauté des mathématiques d’origine naturelle sous forme géométrique pure connectant E = MC2 (énergie) à l’art. Elles sont toutes dessinées à la main en utilisant uniquement un crayon, une règle et un compas.

 

“Cosinus sinusoïdale et ondes tangente”

 

JPadgett-fractales5

 

“Fusion hW=MC^2”

 

JPadgett-fractales6

 

“L’expérience des doubles fentes” (Fentes de Young)

 

JPadgett-fractales3

 

Vous pouvez admirer d’autres œuvres de Jason Padgett sur Fine art america. A partir du Laboratoire de recherche sur la synesthésie de St Louis (Etats-Unis) : St. Louis Synesthesia Lab – Jason.

13:22 19/07/2013 | Lien permanent | Tags : place net, humoeurs |  Facebook

17
jui

Sonalitté m'a pas tuer...

 

http://www.sonalitte.be/

Capsule No 46 - 15 juillet 2013 - 05:00 - mp3

 

Milady Renoir lit un texte inédit à la Maison de la Francité.

 

Milady anime des ateliers de désordre littéraire, créatif, expérimental et ludique (conséquemment...) pour des adultes, des adolescents et d'autres espèces.
Elle fait de son mieux pour réduire sa pile de livres à lire avant sa mort. A écrit un opéra écolo-trash et quelques recueils de poésie intestine publiée ici ou là. Rédige des textes pour des revues sociales, culturelles, artistiques. Son tumblr : photographie avec l'œil droit.
Lit des textes avec son grand corps lors de performances organiques. Et regarde pousser son ogre blond âgé d'à peu près 5 ans avec l'œil gauche.
Depuis l'hiver 2010, Milady coordonne à deux mains le réseau Kalame (animateurs d’ateliers d’écriture).

19:09 17/07/2013 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, act-u |  Facebook