






Ce répondeur ne prend pas de messages, 1978
Alain Cavalier
pedro reyes: imagine - musical performance
this video is a recording of a concert played using the instruments pedro reyes produced in collaboration with six musicians over the course of two weeks. see designboom's original article at: designboom.com/weblog/cat/8/view/24291/an-orchestra-of-musical-instruments-made-from-weapons-by-pedro-reyes.html
the mexican artist has created a set of 50 fully functioning musical instruments including a flute, guitar and drum kit fabricated out of a variety of firearms such as revolvers, shot-guns, machine guns...
10:09 08/01/2013 | Lien permanent | Tags : muse-hic, arts |
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03:10 08/01/2013 | Lien permanent | Tags : humoeurs |
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"une main te plaque sur le lit, le plastique est froid, tu te débats, le temps de l’horreur est immobile, le même instant, toujours, visages noirs dans la lumière crue, la tige de métal, lentement, tu ne cesses plus de trembler, non, tu fermes les yeux, l’attente fait de toi un nœud de douleur, planté dans ta gorge il y a comme un cri muet, la pointe de fer touche ta paupière droite, feu dans l’œil, tu hurles, ton corps saute, retombe, saute encore, le cœur, tu étouffes, tu n’y vois plus, mourir, mourir, ayez pitié, on t’arrache la peau, rouge, il y a un visage, tu ne sais plus, le bruit s’est arrêté, tu entends des voix, il recommence, tes lèvres éclatent, tes seins, tout est noir maintenant, tu sens quelque chose tout près de ton visage, un souffle peut-être, pourquoi ont-ils éteint, du blanc flotte pourtant, des mots aussi, tu voudrais les comprendre, tu t’appliques à remonter vers eux, ils sont très haut comme des oiseaux qui passent, ils s’en vont, d’autres les remplacent, artères durcies, tu t’interroges, sur toi il y a des mains, tu en es sûre, tu cherches à les voir, alors très vite tu te vois assise, tout tourne, tu es couchée, un plafond bouge, lampes, tuyaux, tu fermes les yeux, des bruits vont et viennent, des voix, des bruissements de pas comme apportés et emportés par le mouvement régulier qui te berce, quel long voyage, tu es si fatiguée, à un certain moment il t’a semblé voir le ciel, vaguement bleu, des murs aussi, c’est le matin, il doit faire froid mais tu ne sens rien, seul cet éblouissement qui te ferme les yeux tandis que le balancement s’accentue, un fort roulis, tu t’agrippes à quelque chose de dur, ensuite tout est calme, longtemps, tu dois mourir, tu as mal aux jambes, surtout ne te réveille pas, tu es bien tout de même, oui, tu dors, d’où viens-tu je te croyais très loin, il te souris, tu lui tends la main, il t’attire mais ce n’est pas lui, tu vois les petits yeux gris, tu te débats, tu cries, une voix parle, tu ne veux pas, calmez-vous, tu sens une piqûre aiguë à l’avant-bras, la voix encore, elle va dormir, oui, mais tu dors, tu dors, écoute, ce silence, c’est la nuit ou le jour, il y a un bruit maintenant, les cigales, de plus en plus fort, c’est devenu insupportable, arrêtez, non, ils disent regarde si tu ne parles pas, regarde, tu fermes les yeux mais tu vois quand même, l’homme appliqué qui scie, comme un simple menuisier, ce geste"
Jacques Ancet
00:39 06/01/2013 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |
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00:23 06/01/2013 | Lien permanent | Tags : luv |
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19:34 05/01/2013 | Lien permanent | Tags : arts, place net |
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Neon Text Installations by Lee Jung
19:11 05/01/2013 | Lien permanent | Tags : arts |
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Our wishes are enriched by the impressive wealth of knowledge, information and beauty that today, like every year on this day, becomes freely available to humankind. Every year on New Year’s Day, due to the expiration of copyright protection terms on works produced by authors who died several decades earlier, thousands of works enter the public domain - that is, their content is no longer owned or controlled by anyone, but it rather becomes a common treasure, available for anyone to freely use for any purpose.
On this day we welcome the works of a.o. the Brussels author Neel Doff, the feminists Germaine Dulac, Violet Hunt and Tina Modotti, the sf-writers Ernest Bramah, Alexander Beliaev and Nictzin Dyalhis, the novelists Robert Musil, Roberto Arlt, Stefan Zweig and Bruno Schulz, the poets Olena Teliha and Jakob van Hoddis, the Russian futurist Daniil Kharms...
On this day we happily offer you our new year’s publication - available here http://constantvzw.org/publicdomainday/ on 1-1-13! - , a generative novel made with Python and nltk, based on texts of authors we welcomed last year. Karen Guillorel, Clémentine Delahaut, Peter Westenberg & An Mertens will perform the text live on Radio Panik at 17h, FM 105.4.
The print publication will be presented on the Public Domain Day event in March in Bibliothèque Royale.
More info: http://wiki.openrightsgroup.org/wik...
12:57 02/01/2013 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |
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À la veille des fêtes de fin d’année, Culture & Démocratie présente son Journal 27 ! Ce nouveau numéro a pris la forme d’un glossaire alternatif. Au total, dix-sept auteurs ont quitté les sentiers battus pour écrire à leur manière (parfois un peu décalée, parfois plus incisive, mais toujours en adéquation avec l’actualité) sur un terme de leur choix. De l'autonomie à la théorie,en passant par la créativité ou encore la modernisation, les mots sont mis à nus, questionnés et présentés sous un nouvel angle.
Ont collaboré à ce numéro
Jean-François Bastin, Sébastien Biset, Christelle Brüll, Roland de Bodt, Jean Delval, Baptiste De Reymaeker,
Sabine de Ville, Laurent d’Ursel, Hugues Esteveny, Abraham Franssen, Nicole Gesché, Paul Gonze, Marc Guiot, Guillermo Kozlowski, Jacques Lennep, Guillaume Losseau, Nimutella Parlaku, Jérémie Piolat, David Puaud, Milady Renoir, Joël Roucloux, Olivier Sonck, Catherine Vanandruel, Georges Vercheval.
12:03 29/12/2012 | Lien permanent | Tags : act-u, poly-tiques |
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# 1 Huit femmes - avril 2012

# 2 Les belles américaines - juin 2012
# 3 Le gang des Lyonnaises - septembre 2012 
# 4 2012 ou avant? - décembre 2012
| Cabaret est une revue de création littéraire gérée par l'association Le Petit Rameur. Son originalité est de publier des auteurs féminins ainsi que des illustrations. Format A6 ; 20 pages. Textes : poèmes, nouvelles, récits. Cabaret privilégie la forme libre, la prose, de la poésie sans rime. Illustrations : de danseuses uniquement. Rubrique Résidence : la revue invite ponctuellement une auteure à venir pour une résidence d’écrivain à la carte. Trouver des essences afin d'écrire un ou plusieurs textes qui seront publiés ensuite dans Cabaret ou s’entretenir autour de l’écriture, le monde du livre. Rubrique Ecce homo : dans chaque numéro, un espace est réservé à un auteur masculin choisi par la revue. Thèmes : les textes sont regroupés dans un numéro à partir d’un rapprochement géographique (ville de naissance, résidence, balade...), d’un mot-clé, ou à partir d’un titre de film ou de livre. Cabaret cherche uniquement des auteurs féminins, la rubrique Ecce Homo étant sur invitation. |
Casting
Pour ses prochains numéros Cabaret cherche notamment des textes qui puissent rentrer de manière suggestive, voir subjective, dans les thèmes suivants :
- hédonisme, épicurisme
- Femmes au bord de la crise de nerfs
- eau
- Russie (ou URSS…)
- auteures les pays de l'Est
- auteures du nord de la France et de la Belgique
- Sud
- Beach girls
Pour publier dans la revue Cabaret, envoyez vos textes et illustrations par courrier électronique ou papier, accompagnés d'une petite biographie et bibliographie de quelques lignes, avec l’adresse de votre site internet ou blog si vous en avez un.
Consignes :
- Cabaret n'est pas amateur de rimes, même s'il peut arriver d'en publier, ni d'alexandrins. Textes inédits souhaités.
- textes plutôt courts, une page contenant environ 30 lignes, et au maximum 2 à 3 pages par auteur.
- pour les illustrations, style libre, couleurs non nécessaires (la revue n’est pas imprimée en couleur)
La revue n'est pas responsable des textes qu'elle reçoit, ne retourne pas les manuscrits sauf contre enveloppe timbrée.
11:57 29/12/2012 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |
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L'asymbolie désigne l'état de ruine du registre symbolique, lorsque les mots non seulement nous manquent, dérapent et se délitent, - ce qui peut arriver à tout un chacun dans des expériences passagères de déréalisation - mais plus profondément que le symbolique dans son entier révèle sa caducité foncière, son inadéquation définitive et sans reste. Cela, c'est pour un psychiatre, la psychose. Le sujet serait englouti dans un réel sans médiation possible, sans issue, à moins qu'il ait construit de toute pièces un système délirant auquel il adhère sans distance aucune, confondant les mots et les choses, prenant le mot pour la chose. A contrario on mesure la nature propre du langage : c'est la création d'un système de signes qui se substitue à la chose, la met à distance, la transforme en signifiants qui se rapportent à d'autres signifiants, dans un jeu ouvert de substitutions, de combinaisons, d'adjonctions, de soustractions virtuellement infinies. Chaque terme suppose tous les autres, "le trésor des signfiants", la langue dans sa totalité. Ainsi, par exemple, la fille est autre chose que le garçon, le mulet n'est pas un âne, ni un bardot, ni un zèbre ni un cheval. Pour juger d'un mot il faut en somme la totalité du dictionnaire, du moins en principe. C'est la raison pour laquelle Lévi-Strauss soutenait qiue le symbolique apparaît nécessairement d'un bloc, comme un système total qui va embrasser la totalité de la représentation pour un groupe linguistique donné.
La langue nous constitue comme sujet de la parole, nous institue et nous détermine dans la place que nous occupons, dans nos fonctions, nos rôles, nos statuts selon un rapport différentiel avec les autres. Un élève est plus qu'un individu à l'école, c'est un apprenant qui est positionné par l'institution scolaire dans un rapport inégalitaire à l'enseignant quant au savoir, et à l'administration comme administré. Ces données sont antérieures à la scolarisation comme telle. Le sujet scolaire, quelles que soient par ailleurs ses qualités, positions et mérites, se voit positionné dans la structure, fixé dans ses statuts et ses rôles. La seule issue est la désertion, qui elle même détermine un nouveau statut. On n'échappe pas au symbolique, car alors même qu'on inventerait une autre position, pour les autres on sera déterminé par le statut commun. Je refuse le travail, je me mets à l'écart, et voilà que je deviens, bon an mal an, un chômeur, relevant malgré moi d'une autre détermination. Lévi-Strauss notait que le sujet a le choix, en dernière instance, entre l' aliénation sociale (symbolique) et l'aliénation psychiatrique. Il n'est pas sûr que la seconde soit préférable à la première.
Toutes ces analyses sont fort pertinentes. Elles ont le mérite de montrer la puissance déterminante de l'ordre symbolique sur nos conduites, nos discours et même sur nos pensées. Chacun se flatte de disposer d'un libre-arbitre souverain, d'une capacité de choix inaliénable, mais ne mesure pas le poids colossal du conditionnement dont il est à la fois la victime et l'acteur. Toute réflexion sur la libération devrait commencer par là, en dépit de la répugnance que nous inspire spontanément la considération de ces faits.
La plupart se range, au prix de quelques symptômes plus ou moins invalidants, à l'ordre commun, acceptant de fait le processus de normativation sociale. D'autres, intentionnellement ou non, basculent dans le refus, et se voient exclus ou médicalisés. Existe-t-il une autre issue, qui ne soit ni aliénation ni psychiatrisation?
Il y a heureusement les artistes qui inventent de nouvelles possibilités de sentir, de parler, de représenter, inaugurant de nouvelles et fécondes symbolisations, qui, avec de la chance, renouvelleront notre perception du monde. Il y a les savants qui produisent de nouveaux paradigmes, mais leur retentissement public est des plus modeste. Et puis il y a les philosophes.
La philosophie se constitue originellement dans un écart critique avec les conventions et les valeurs en cours. Voyons Héraclite qui fustige les Ephésiens pour leur incurie politique : "Que la richesse, à vous, ne fasse pas défaut, Ephésiens, afin que vous soyez convaincus d'être des misérables"( fragment 37). Diogène le Kunique se flatte de créer de la '"fausse monnaie", plus vraie que la fausse monnaie des Athéniens. Nietzsche veut une transvaluation de toutes les valeurs. Pyrrhon balaie d'un revers de main toutes les opinions et croyances, dans une suspension salvatrice.
Le philosophe connaît la valeur toute relative des opinions, règles et valeurs. Il suspend la dictature du symbolique, ouvre un espace où passe le vent, se tient au plus près de l'originaire. Mais il veut dire, aussi, il veut communiquer : il lui faut une langue. Et c'est là que le philosophe se fait, contre son gré peut-être, poète : poiétès, celui qui crée, fabrique, construit, élabore un nouveau langage, de nouveaux concepts, avec le risque inhérent à toute conceptualisation, de retomber malgré soi dans la fixation, la réification. Et c'est ainsi que ce sublime effort de renouvellement, cette superbe envolée hors des murailles du monde, inmanquablment retombe dans de nouvelles ornières. C'est dire que pour lire vraiment un philosophe, pour entendre cette voix unique venue des profondeurs, il faut se laisser porter dans les abîmes indicibles de son intuition, coller autant qu'il est possible à la grande pensée dont il est le prophète, se laisser féconder et inspirer, avant que de juger. Et, sans l'imiter, y apprendre à voyager dans l'inconnu, à s'égarer, à errer, à toucher le fond et à remonter. Singulières aventures de l'esprit dont nous revenons, les yeux meurtris, mais avec une étrange et pénétrante lucidité.
GUY KARL
sinon, y avait ça aussi: http://guykarl.canalblog.com/archives/2012/11/01/25474901.html
13:00 21/12/2012 | Lien permanent | Tags : humoeurs |
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« Toutes les femmes tournent avec obstination autour de ce qui doit les brûler. »
« Un remords vaut mieux qu'une hésitation qui se prolonge. »
« Quand on vieillit, les colères deviennent des tristesses. »
« La plupart des affections ne sont que des habitudes ou des devoirs qu'on n'a pas le courage de briser. »
Extraits de « La Reine morte » de Henry de Montherlant
17:14 20/12/2012 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |
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16:48 20/12/2012 | Lien permanent | Tags : humoeurs |
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| Florence AIGNER Alexandre ALAPHILIPPE Marc ALBERISIO Daniel APELBAUM Laurence BAUD'HUIN Stanislava BELOPITOVA François BELLENGER Florence BERARD Clémence BOCQUET Nadia BOUJAD Sarah BOUVIER Gwenaël BREES Marion CAMOIN Viviane CANGELONI Axel CLAES Julien CLAESSENS Caroline CLAUS Claire CORNIQUET Maxime COTON Bredan CU Chantal DEBAISE Elise DEBOUNY Dominic DE CLERCQ Werner DE JONGE Fred DELTENRE Delphine DENOISEUX Céline DEPONT Eva DE RIGNY Marine DOMEC Isabelle DORCHAIN Leslie DOUMERC Annabelle DUPRET Céline ESSIANE Serena EMILIANI Sylvie EYBERG Sarah FAUTRE Anthina FE Marie FONTAINE Catherine FORGET Didier FORTIN Valentin GARCIA |
Adrien GAUMET Kristien GEENEN Vanya GEORGIEVA MICHEL Karim GHARBI Mansour GIBRAN Julie GODART Barbara GONZALES Dominik GUTH Mathieu HAESSLER Badra HAFIANE Gérald HANOTIAUX Emilie HUBERT François HUBERT Francesco IAMMARINO Caroline JADOT Alexandre JONGEN Tamara JOUKOVSKY Benoit JOURDAIN Marion JULOT Laurence KAHN Wojtek KEBLOWSKI Caroline KEMPENEERS Véronique KOVER Sylvia KRAFCYK Marita LACATOS Arthur LACOMME Giulietta LAKI Isabelle LAMBERT Laurence LANGLOIS Maette LANNUZEL Sophie LAYSON Elisabeth LEBAILLY Yoann LEBRUN Elise LEVEUGLE Fabienne LOODTS Alain MARCEL Stéphanie MARCES DOS SANTOS Margarita MARIN Pauline MAROY Catherine MARTIN Hermance MARX |
Marie-Eve MERCKX Ian MENOYOT Cécile MICHEL Kate MILIE Loïc MONTEL Sarah MUNERA Catherine OLBRECHTS Célline PAGES Hélène PETITE Mao PIAVAUX Johnatan PONCELET Romain PRADAUT Charles PUTTEVILS Liv QUACKELS Nadège RASE Milady RENOIR Cécile RICARD Thomas RIXENS Laurent ROEKENS Cécile ROESCH Aymen SAHLI Eva SEPTIER Simon SEPTIER Claire SCOHIER Daphné SOURBI Andreas STATHOPOULOS Michelle TERRY Juliette THOMAS Noémie TOTH Ophélie TOUTBLANC Stéphanie TRIEST Petra UYTTERSPROT Serena VANBUTSELE Raphaël VANDEN BOSCH Lieven VAN HULLES Virginie VERDIER Anne VERSAILLES Anne WARNY Andréa WEBER ... |
Infos :
www.ateliers-urbains.be
N'hésitez pas à jeter un oeil (et tendre une oreille) sur le portfolio :
http://expo.ateliers-urbains.be
13:03 19/12/2012 | Lien permanent | Tags : atelier |
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13:00 19/12/2012 | Lien permanent | Tags : humoeurs |
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« Mon sexe baignant dans la joie comme un poisson dans l’eau... » Grâce à ce type d’images, Nancy Huston a décroché le « Bad Sex in Fiction Award » 2012, avec son livre « Infrarouge » (éd. Actes Sud, 2010).
Le prix, décerné mardi par le magazine britannique le Literary Review, récompense « les passages grossiers, mal écrits, souvent superficiels et redondants, de scènes de sexe dans les romans contemporains, et les décourag[e] ». Extraits des huit prétendants au titre de Bad Sex in Fiction.
(Ces extraits proviennent du Guardian (traduits ci-dessous par l’auteure de l’article) et de Bibliobs.)
« Mon sexe baignant dans la joie comme un poisson dans l’eau »
« C’est là que je prends ma photo. De l’intérieur de l’amant. Le Canon fait partie de mon corps. C’est moi, la pellicule ultrasensible. Capturant l’invisible, capturant la chaleur. [...]
Je ne me fatiguerai jamais de cette fluidité argentée, mon sexe baignant dans la joie comme un poisson dans l’eau. [...]
Ils avaient fait l’amour ce matin avant la sonnerie du réveil et elle avait voulu qu’il vienne sur son visage, c’était si fort le moment où, tenant son sexe dans ses deux mains, elle sentait soudain la semence traverser puis jaillir, crème de jouvence tiède et merveilleuse, elle l’avait étalée sur sa figure, son cou, ses seins, l’avait sentie sécher et se rafraîchir ; en se lavant ce matin elle avait tenu à garder, fine et transparente sous la mâchoire, à la naissance du cou, un peu de cette trace invisible de son amant : masque léger pour la protéger, l’aider à affronter l’épreuve... »
« Chacun a fouillé le corps de l’autre »
« Nous nous sommes levés de la chaise et elle m’a conduit à sa grotte féerique, parmi les oreillers et les draps frais. Chacun a fouillé le corps de l’autre pour chaque centimètre de l’histoire. J’ai fouillé ce que j’avais toujours imaginé et j’ai trouvé encore plus. »
« Il lui enfonça son gros membre reproducteur entre les jambes »
« Puis les bouts de ses seins se dressèrent tout seuls, et la crue de ses reins lava les morales, le désespoir, et tous ces autres jugements abstraits, dans un nuage de divine Cologne qu’est la sienne.
Et voilà que d’un coup de bassin qui rappelait celui du jockey sur sa selle, il lui enfonça son gros membre reproducteur entre les jambes, et il se mit à la chevaucher, à la chevaucher plus vite, plus fort et elle l’avalait, l’avalait, l’avalait avec ses propres lèvres de la selle – le tout sans un mot. »
« Il passa à des langages des anciennes steppes alors qu’il éjaculait »
« Il passa à des langages des anciennes steppes alors qu’il éjaculait, sanglotant et incohérent. Chun-li simula un orgasme, gardant son esprit concentré sur la tristesse des paroles du VIIIe siècle, et son visage restait tel un lac en hiver.
Khünbish s’effondra sous le cou du cheval, où il s’accrochait désormais, comme un triste cavalier de cirque, alors que la cacophonie de la steppe enchaînait doucement dans une sorte de musique ruisseau-filant-plus-chant-d’oiseau qu’ils jouent dans les hôpitaux psychiatriques pour calmer les choses. »
« Il connaît son corps maintenant, même fermement gainé et glissant qu’il était »
« Il connaît son corps maintenant, même fermement gainé et glissant qu’il était ; une prune mûre, rouge, sa chair jaune pressant contre le doux arc de sa peau fraîche, parfumée. Il comprenait les fondations basiques, avait visité les vergers comme un fringillidé affamé, s’était gorgé de fruit et rejetait les pépins, avait exploré la géographie. »
« Et il a joui. Tel un trampoline hurlant. »
« Et il a joui. Tel un trampoline hurlant. Sa giclée a dépassé la longueur de son bras. Huit gouttes décroissantes. La première trop haute pour qu’elle puisse la lécher. Juste sur l’épaule. »
« Mettez-la de toutes vos forces »
« En quelques secondes, le Duc avait baissé son pantalon et son caleçon, et s’était placé en face d’une malle en cuir, arborant les armoiries royales du château de Hohenzollern. “Pas de quartier”, ordonna-t-il. “Mettez-la de toutes vos forces”. Cath fit ce qu’il lui avait été ordonné, chuintant durement la brindille dans le derrière royal. »
« Will Notre Bite est Epuisée »
« Clic-clac-clic Will Notre Bite est Epuisée hurlant aimant Will est ravi Will est sauvé je l’ai fait j’ai fait je suis l’Elu je suis son Elu oh Will pour toujours je suis tien pour toujours je suis tien pour toujours je suis. »
10:27 10/12/2012 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |
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22:37 09/12/2012 | Lien permanent | Tags : humoeurs |
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23:27 22/11/2012 | Lien permanent | Tags : muse-hic |
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Chers tous,
j'anime au sein de l'aventure des Ateliers Urbains deux ateliers d'écriture mêlant fiction et réalité, réel et imaginaire (même si les énoncés ne le dé-montrent pas)... dans la ville, quelle qu'elle soit/puisse être/devient.
C'est gratuit, participatif et urbain. au moins.
Au plaisir de... (inscription via les Ateliers Urbains)
RDV au Pianofabriek ces jours là, pour les ateliers, l'expo en croissance et pour toutes les autres propositions de ce LARGE et beau projet.
Milady

Mercredi 5 décembre > 14h
Quartiers de gare
Proposition : Qu’est-ce qu’un quartier de gare ? Un quartier d’immigration ? Un endroit de passage davantage conçu pour les navetteurs qui le fréquentent aux heures de pointe ? Un quartier dangereux, où règnent la drogue, la pauvreté et la prostitution ? Un quartier où les habitants perdent tout droit face au développement international et tertiaire ? Petite plongée dans nos imaginaires et dans les réalités des quartiers de gare.
Animé par : Milady Renoir.
Durée : 5 heures.
Maximum 10 participants.
Mercredi 12 décembre > 14h
Des transports pas très communs
Proposition : Quelles sensations et quelles réflexions procurent par exemple l’architecture des stations de métro, le design des nouveaux trams et bus, ou encore les itinéraires, les horaires et les tarifs de nos sociétés de transports publics…?
Animé par : Milady Renoir.
Durée : 5 heures.
Maximum 10 participants.
Réservations : reservation@ateliers-urbains.be
(voir les infos pratiques et conditions de participation ici)
---------- Message transféré ----------
De : Ateliers urbains <contact@ateliers-urbains.be>
Date : 18 novembre 2012 16:27
Objet : BXXL | Un vernissage, des ateliers et deux films à la télé...
À : bruxxel@lists.collectifs.net
| Florence AIGNER Marc ALBERISIO François BELLENGER Florence BERARD Clémence BOCQUET Nadia BOUJAD Gwenaël BREES Marion CAMOIN Axel CLAES Julien CLAESSENS Claire CORNIQUET Maxime COTON Bredan CU Chantal DEBAISE Elise DEBOUNY Dominic DE CLERCQ Werner DE JONGE Céline DEPONT Isabelle DORCHAIN Leslie DOUMERC Annabelle DUPRET Serena EMILIANI Sylvie EYBERG Sarah FAUTRE Marie FONTAINE Didier FORTIN Valentin GARCIA Adrien GAUMET |
Kristien GEENEN Vanya GEORGIEVA MICHEL Julie GODART Barbara GONZALES Dominik GUTH Gérald HANOTIAUX François HUBERT Francesco IAMMARINO Caroline JADOT Alexandre JONGEN Tamara JOUKOVSKY Marion JULOT Laurence KAHN Marita LACATOS Arthur LACOMME Giulietta LAKI Isabelle LAMBERT Laurence LANGLOIS Maette LANNUZEL Elisabeth LEBAILLY Yoann LEBRUN Elise LEVEUGLE Fabienne LOODTS Alain MARCEL Margarita MARIN Pauline MAROY Catherine MARTIN Hermance MARX |
Marie-Eve MERCKX Ian MENOYOT Cécile MICHEL Luc MONTEL Sarah MUNERA Catherine OLBRECHTS Célline PAGES Johnatan PONCELET Romain PRADAUT Charles PUTTEVILS Laurent ROEKENS Cécile ROESCH Aymen SAHLI Eva SEPTIER Simon SEPTIER Claire SCOHIER Andreas STATHOPOULOS Michelle TERRY Juliette THOMAS Noémie TOTH Ophélie TOUTBLANC Stéphanie TRIEST Petra UYTTERSPROT Serena VANBUTSELE Lieven VAN HULLES Virginie VERDIER Anne VERSAILLES Anne WARNY... |
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17:31 19/11/2012 | Lien permanent | Tags : atelier |
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Terre, Désir.
La Terre a toujours eu ce fameux penchant pour la fusion. Naissante, mortelle, radicale, sublimée. Union sacrée. Elle et ce principe s’animent sans jamais convaincre l’autre qu’une sera victorieuse.
La Terre a la mémoire des strates et des conjonctions, mais finalement peu d’emphase avec ce qui lui correspond au plus profond de ses entraves, le mouvement, cet aller retour entre ça et ça.
Il a y eu le temps et le vide pour que chaque espace se valide, s’autonomise, s’hallucine. Et tout autour de ces amalgames, entre néant et substance, le désir augmente.
De plus en plus vivace, l’exigence de n’être que par le corps et l’impulsion plonge la Terre dans une implacable réalité : exister pour tout et par tout.
S’il devait une nuit n’exister plus rien d’autre que le domaine de l’immobilité, la Terre serait plongée dans sa fange, anéantie attendant que le creux avance. L’attente du désir n’a rien de prospère.
Espérons que ce désir, dieu sur la Terre, ne se soumette jamais au chantage d’être ou ne plus être.
© Milady Renoir – Juillet 2012
Un autre texte issu de mon oeil posé sur une photo de Martine Cornil, de ceux (textes) et celles (photos) qui n'ont pas été choisi pour le livre Bords de Mondes.
11:33 18/11/2012 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |
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J’avais laissé ma tête sur la table, finalement.
La nappe élimée, avec ces motifs pommes et fleurs de printemps, a retenu l'empressement que ma tête avait pris en chutant sur la table. Le poids, la gravité et la petite inclinaison que cette table de cuisine a toujours eu.
Tout s’est accordé sans embuche.
A savoir. Un des pieds de la table plus court ou les tomettes du sol bien trop irrégulières. A savoir.
En tout cas, cela m’a permis de ne pas avoir le visage trop amoché.
Quand les convives sont arrivés, quand tu as sorti le Gevrey-Chambertin de l’année de notre rencontre, quand tu as fait revenir les petits fallafels que j’avais préparés dans de l’huile de sésame, tout était doux, à la faveur de l’été débutant.
C’est Daniel qui a remarqué que la table était encombrée. Lui, sa morale, son éternelle disposition de ne pas entrer en conflit. Il a délicatement repoussé ma tête jusqu’au milieu de la table, de sorte qu’elle touchait le pot de basilique frais, le dessous de table en liège. Quelques coques de nèfles laissées là, suite à une cueillette prospère. Au moins au centre, ma tête ne risquait pas de s’écraser sur le sol. Sol d’ailleurs un peu sale. Un peu de pluie la veille, quelques traces de terre…
Tu parlais fort, comme lorsque tu es heureux d’être vivant. Jeanne et Viviane, en bonnes voisines, avaient apporté du pain frais et des pêches de vigne. Jeanne a toujours cherché ta présence, ton contact. Là, elle déborde un peu. Elle porte une robe décolletée dans le dos, ce qui tire l’attention loin des rides creuses de son visage.
A vous observer tous ainsi être dans le sourire, la joie et l’humeur solaire, j’en aurais presque regretté d’être tuée. Vous trinquez à la santé, à l’amour. Ça me fait plaisir que ce sujet soit abordé. Ce sujet de l’amour. Ce que toi et moi n’avons finalement qu’abordé. Nous sommes restés à l’orée de notre penchant. Un sentiment profond, fort, proche de l’amour nous a tenu pendant ces années. Avons-nous été heureux ensemble ou en même temps ? Je me le demandais souvent. Terminé. La question ne se pose plus. J’ai perdu, si pas la raison, l’énergie de délibérer.
Vous passez dans la salle à manger. Le soleil semble être complice, il perce quand vous entrez. Je vous regarde tranquillement. Je suis soulagée de ne pas avoir à tenir le crachoir ce soir. Fatiguée, je plonge doucement dans un souvenir et laisse mes paupières s’enclore. Le soleil les traverse et réchauffe ce qu’il me reste de corps.
© Milady Renoir – Juillet 2012
La photo de Martine Cornil n'est pas visible et je ne la publie pas ici vu que je n'ai pas son accord et que le texte n'est pas une illustration.
11:31 18/11/2012 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |
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Martine Cornil photographie dans sa cuisine, son jardin et c'est à peu près le seul territoire qu'elle arpente avec son oeil précieux et son regard précis. Presque mille photos des petits riens qui composent un microcosmos vivace, voluptueux, tragique, sublimé.
Un appel a été lancé avant l'été: et si vous écriviez "autour" de ces photos.
Plusieurs auteurs ont répondu d'un ou plusieurs mots. J'ai dit oui, avec plaisir.
J'ai envoyé plusieurs textes. Un a été choisi pour ce livre qui est sorti.
Je parle d'ici du livre et dans deux autres articles, je place les textes en plus de celui publié.
Merci à Martine pour cette "belle" façon de dire le monde, aussi au bord de lui-même soit-il. (et aussi à Luc-André Rey qui m'a lancé l'appel dans la tronche et à David Giannoni pour ses inconsciences attardées).
BORDS DE MONDES de Martine Cornil
Prix: 20,00 €
| Description: Vingt-neuf auteurs Une photographe Trente regards Et l’infini des possibles Avec des textes de : Luc Baba . Marianne Bastogne . Pascal Blondiau . Francis Dannemark . Xavier Deutsch . Sandrine Emmery . Michèle M Gharios . Théophile de Giraud . Alain Helissen . Paul Hermant . Corinne Hoex . Virginie Holaind . Jean Jauniaux . Michèle Lenoir . Françoise Lison-Leroy . Veronika Mabardi . Rony De Maeseneer . Daniel Martin-Borret . Serge Noël . Colette Nys-Mazure . Kenny Ozier-Lafontaine . Patrick Placentino . Vincent De Raeve . Milady Renoir . Luc-André Rey . Dana Shishmanian . Vincent Tholomé . Christine Van Acker . Catherine Ysmal Ouvrage réalisé sous la direction de Luc-André Rey |
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| Pages: 64 pp. | |
| ISBN Maelström: 978-2-87505-138-7 | |
| Format: 20x25 cm | |
| Genre: photographie, textes, poèmes |
11:28 18/11/2012 | Lien permanent | Tags : lis tes ratures |
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20:30 16/11/2012 | Lien permanent | Tags : ego trip-e |
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18:34 14/11/2012 | Lien permanent | Tags : act-u, arts |
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20:36 10/11/2012 | Lien permanent | Tags : humoeurs |
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Tout se rejoint dans les histoires de badernes, de fûts et de semences. On trempe son doigt dans la mare et c’est toute une bande de tanches calcinées, de grelots d’ovins qui s’attache au poignet. L’ivresse du vin, du pain et des romains n’a que peu de vigueur dans l’aujourd’hui qui gronde de crimes. J’ai rêvé d’un siècle lumière, toutefois la bombe aérosol pulvérise chaque puceron qui aspire à la rose. Et chaque fois que je tiens le sexe segmenté sur le côté de ma langue, je goûte le laurier, le cèpe, la mûre, mais rien ne retient le sucre, ni la racine, ni même la cavité. Tout s’enfuit au centre d’un égout bourbeux, criant famille et famine, je vous hais.
L’indigente roue s’acharne en roulant sur des orteils de faïence, plissant avec ferveur chaque phalange d’enfance qui me reste. Je voudrais être un futur antérieur, bringuebalé dans des cerceaux d’ébène, bercé par une louve, qui n’aurait de fourrure que dans la grotte. Demain, je saute à poings joints et démolis le cachot d’origine. La lignée des tares va se retrouver la gueule dans le gravier, c’est SUR !
19:54 10/11/2012 | Lien permanent | Tags : humoeurs |
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"Of course I was drugged, and so heavily I did not regain consciousness until the next morning.
I was horrified to discover that I had been ruined, and for some days I was inconsolable, and cried like a child to be killed or sent back to my aunt."
--Mayhew, London Labour and the London Poor
Even so distant, I can taste the grief,
Bitter and sharp with stalks, he made you gulp.
The sun's occasional print, the brisk brief
Worry of wheels along the street outside
Where bridal London bows the other way,
And light, unanswerable and tall and wide,
Forbids the scar to heal, and drives
Shame out of hiding.
All the unhurried day,
Your mind lay open like a drawer of knives.
Slums, years, have buried you.
I would not dare
Console you if I could.
What can be said,
Except that suffering is exact, but where
Desire takes charge, readings will grow erratic?
For you would hardly care
That you were less deceived, out on that bed,
Than he was, stumbling up the breathless stair
To burst into fulfillment's desolate attic.--
****** Philip Lakin
19:51 10/11/2012 | Lien permanent | Tags : humoeurs |
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The artist introduces two women at the same age and with the same intellectual capacity, while listening to the comments from the audience – abundant and varied since one of the women is attractive, healthy and naked, while the other is a person with a disability, wearing clothes and sitting on a wheelchair.
Perception of the female body – deeply enrooted in our culture – as serving exclusively the pleasure of the beholder is confronted here with the image of a person with a disability, from which we usually turn our eyes away. By pairing these two women, the artist juxtaposes two extremes – bipolar opposites of “gaze” – in order to analyse and lay bare the dominant outlook on reality permeating our culture, as well as something that she calls bad fate.
Apart from critique informed by feminism, another thing that makes itself manifest here is the question of sexuality of people with disabilities. Żebrowska derived inspiration, among other sources, from interviews with young men, who openly admitted that they considered a girl with a disability as devoid of sexuality whatsoever. The film comes as an expression of the artist’s broader interest in the image of and approach to people with disabilities in the society, which she put into practice by organising a cycle of debates around the project Humanitarian Cases.
References: A. Kwiecień, Na płaszczyźnie wyczekiwania. O wnikaniu tabu w twórczość artystyczną Alicji Żebrowskiej; „Fragile” nr 1/2008; Penetrowanie rzeczywistości. Rozmowa Anny Wiatr z Alicją Żebrowską, 2010, http://www.pion.pl; Poszukiwanie jedności. Rozmowa Romana Bromboszcza z Alicją Żebrowską o środkach, przekazie i społecznych rytuałach, 2008, http://medium.perfokarta.net.
(ŁM)
19:03 10/11/2012 | Lien permanent | Tags : arts |
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11:13 09/11/2012 | Lien permanent |
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09:35 09/11/2012 | Lien permanent |
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