30
aoû
dépots
- Casse d'un Canon G11 acheté il y a trois mois (garantie obsolète pour cause de chute): DONE!
- MP3 Zen incapable de se rallumer: DONE!
- Petit PC Portable ACER à l'écran piétiné, écrasé par un ogre blond de 3 ans: DONE!
- Voiture familiale prêtée pour les vacances griffée à deux endroits lors de créneaux entre des roches: DONE!
- Seconde mobylette volée en 3 mois: DONE!
- Petites Maladies inconfortables accumulées: DONE!
- Changement de direction peu souhaité dans mon boulot: DONE!
- Perte de la clé de la cave qui contient toutes les choses utiles à un week-end entre amis et à une brocante prochaine: DONE!
- Enfant malade à deux jours de sa rentrée en 1ère maternelle et divers RDV reportés: DONE!
...
Allez, un peu de culture:
Tout le monde n’ pas de chance, et la chance ne sourit pas toujours. Il arrive même qu’on rencontre son contraire : SCHLEMASSEL (Schlimm Mazal) = "Malchance", "catastrophe".
(schlemassel ou schlamassel : mot composé, avec déformation, de l’allemand schlimm = mauvais, et de l’hébreu mazal = étoile, constellation, chance.)
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Il existe aussi des personnes qui semblent attirer la malchance : sans que l’étymologie de ce terme soit certaine, on les qualifie de "Schlemiehl".
Certains attribuent l’origine de "Schlemiehl" à un personnage biblique, Shloumiel, dont il est question dans Nombres 15:6-8 : n’eut été sa maladresse ou sa malchance, il aurait pu éviter la mort qui lui a été infligée (Talmud Sanhédrîn 62 b).
Pour illustrer à quel point le "Schlemiehl" manque de chance, on dit de lui - et c’est un comble ! - que : Wenn's Bäbb Reyet, hot er ke Leffel "
"S’il pleuvait de la bouillie, il n’aurait pas de cuillère."
Contrairement au fameux proverbe : "on ne peut pas être et avoir été", on peut être "Schlemiehl: et l’avoir été toujours : "A Schlemiehl bliebt a Schlemiehl"
"Un schlemiel reste un schlemiel." (d’après Hoenel Meiss).
J’ai connu un Juif alsacien qui affirmait qu’il détenait le pouvoir de faire en sorte qu’il ne pleuve jamais : "Il suffirait, disait-il, que j’ouvre un magasin de parapluies".
Si le "Schlemiehl" attire parfois la malchance à cause de sa maladresse, il est une autre catégorie de personnes qui semblent marquée par la malchance : c’est celle du "Schlamassel".
Sur le plan étymologique, le terme "Schlamassel" est composé d’un mot allemand (schlimm = mauvais) et d’un mot hébreu (mazel = chance) : il n’arrive que des malheurs ou des catastrophes au pauvre "Schlamassel".
Rien ne permet de saisir la nuance entre le "Schlemiehl" et le "Schlamassel" comme cette illustration populaire :
Si quelqu’un porte une soupière et en renverse le contenu sur l’un des convives, c’est un "Schlemiehl", mais celui sur qui la soupe tombe toujours, presque systématiquement peut incontestablement être qualifiée de "Schlamassel".
14:02 30.08.2011 | Lien permanent | Tags : ego trip-e |
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Livré(s) à Domicile

- Durée: 00:30
- Genre: Magazine
- Journaliste présentateur: Thierry Bellefroid
- Producteur: Anne Hislaire
- Chroniqueur: Laurent Dehossay, Michel Dufranne
Une lectrice Schaerbeekoise = Emmeline Dolléans (alias Milady Renoir)
11:19 30.08.2011 | Lien permanent | Tags : ego trip-e, lis tes ratures |
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21
aoû
retour de danse...
du 23 au 29 juillet, dans une salle des fêtes au parquet non flottant, dans un village dont le nom porte goûts et rossignol, dans une Dordogne vibrante ou morne, selon l'ouverture de l'obturateur, nous avons dansé.
Claude Magne est un danseur moine (ZEN) Pierre Richard homme de taille moyenne et de mains crues. Doux et maladroit, juste et infini. C'est lui qui DONNAIT le stage.
Il a donne (de) l'air. Nous avons respiré.
Nous? un groupe de trop de gens à mon petit goût mais chacun était de trop donc nous étions tous là pour une bonne raison. De totue façon, on se fait à la foule tant qu'elle ne nous écrase pas les genoux.
Cinq jours de roulades, de chamboulements, de tentaculaires approches de soi, de confrontation à l'autre comme passerelle ou comme obstacle.
J'ai été l'observatrice, je crois, celle qui aime le groupe de loin, le conçoit mais ne l'avale pas. (trop de gens vus, sentis, attendus cet été). Je suis restée à côté mais ne suis sortie que pour pisser dans le pré, pas pour m'extirper du monde. J'ai donc été dans ce groupe, emplie d'une unité volontaire et agréable.
Il a fallu que je regarde pour voir. J'ai cependant senti les choses simples monter et descendre dans le corps pendant la semaine. J'ai aimé comprendre que ça vient (présent de généralité) de dedans, vous savez, le geste. Et que parfois, s'il émerge, ce n'est pas de toute notre responsabilité, de toute notre volonté.
Par exemple. D'abord, m'assoir. Prendre les deux jambes à mon cul, tenter de comprendre la chute volontaire.
Lever les bras, ne pas les lever pour dire je suis grande mais bien pour atteindre un point d'ancrage invisible. Former une puissante cloche exponentielle autour de soi et dire: j'y suis. (ou mieux, j'y vais).
Bien sûr, il n'y a pas que le collectif que j'ai observé de "loin", j'ai aussi rejeté la danse, celle qui se voit, celle qui se procure en chorégraphie, en organisation (remake de Fame, Flashdance... le geste qui lance le corps en l'air sur un air de Priesner. cliché), en gestes suivis, au suivant, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, ...9. Du tout cuit (apparemment).
Suivre, être derrière, faire comme, à la manière de... parce que quand le geste est dit, il vient plus vite. Oui mais moi, en manque d'être seule, en manque d'être loin, c'était un peu trop. J'ai regardé, l'ironie sous l'aisselle mais les yeux dans ma vision. (égoïste de mes élans, peureuse d'être à l'aise dans un schéma, trouillarde de danser comme les autres, aussi, de réussir, quelque part à être parmi/avec/comme...).
On apprend de son ridicule, parfois, juste après de souffrir.
Ce que je retiens, là, après un peu de vide et de trop plein (familles, patrie...), c'est une conscience du geste quotidien, un état de danse pour les phalanges, les genoux et le périné.
S'étirer dans le lit est danse.
Prendre mon enfaon par la main est danse.
Embrasser un autre que soi est danse.
Enfiler une robe est danse.
Marcher sous le soleil est danse.
Croire en son pas est danse.
Danser "mal" est danse.
Cette liste... Une évidence pour ceux qui dansent, un détail pour les élégants, les talentueux, les instinctifs... un labeur paysan, un travail à la chaîne en usine des corons pour moi.
Une sculpture de l'âme... sans évoquer le corps, mon pauvre corps, que je lamine, auquel j'assène tant de coûteuses infamies.
De quand date les doutes du bien fait? Je me rappelle le martinet, la gifle et la honte, ils n'étaient pas danse mais vipères au poing. Mais ils étaient des gestes et quand je danse parfois, je me lève comme l'aspic et fonce sur la vitre de la voiture qui m'emporte chez le pharmacien, me retirer ma sève... souvenirs d'enfance et répercutions répétitives, comme un passage à vide à fond de Terry Riley.
Claude n'a pas été un maître pour moi, mais un guide encourageant, chercheur et attentif. Les autres du groupe ont alterné de fragilités en puissances, d'aboiements en soupirs, de rires en fusions.
Je suis sortie avec l'onde qui provoque les résolutions. Depuis, l'oscilographe perdure, un peu, en soutien face aux retours malhabiles à une forme de réalité.
Je regrette cependant (ici, je parle en tant qu'animatrice de groupe) qu'il faille "toujours" terminer sur une apogée de l'intime, une apothéose du parcours. Une transe obligatoire après un cheminement et une fatigue ne conclue pas nécessairement pour moi. Le dernier exercice a eu trop l'allure du dernier exercice. Du coup, les pleurs fondent sur le bois, l'émotion à son comble, les mots et les yeux troubleraient même un corps de pierre.
Oui, j'aime qu'on m'accompagne dans la possible descente de l'après "tout ce qui a été vécu" mais pas dans la largeur, plutôt le rétrécissement, (quitte à me faire faire des gammes ou du Qi Qong 氣功 pour me calmer l'âme, bref, qu'on ne monte pas la sauce juste à la fin, ça me rappelle B-/H-ollywood....
Voilà, la danse entrée dans mon corps riche de nature morte, la danse comme outil de propagation de ma pensée, la danse comme évitement du psychique omnipotent, la danse comme vertèbre sensuelle, la danse comme parade sexuelle, la danse comme nombre premier.
Mais encore, une flagellation de dernière minute:
J'ai encore bien trop peur de danser depuis que je m'use en trops de corps et peu de sens... (suis corporelle pas physique, voici la conclusion en dernier mot entre Claude Et moi sur le parking)... Pourtant, je sens la verve de la chimie se taire dans le thorax avant que la main ne la frotte, cette rage de danser n'émerge qu'en cas d'extrême urgence.
Je devrais danser. Je devrais danser seule ou accompagnée, en fond et improvisé mais je...
C'est ailleurs, avec d'autres, avec un moi ultérieur que je sens la danse aux premiers temps de la valse.
Je ne trouve pas ici la base d'un travail à effectuer, et ceci ne concerne pas que la danse mais la sacrifier me ronge. (procrastination/paresse/peur/manque... et autres épines sempiternelles).
J'ai depuis fait de nombreux rêves de danse, d'allégresse, de transport aérien, d'enthousiastes sauts à travers l'eau, le feu et l'autre. Des élans fétiches, des rages décomposées, des libertés d'herbes fraîchement coupées, d'herbes d'eau claire. Ces rêves viennent du début de ma sensation, celle de faire comme je veux.
Je dois trouver d'autres lieux pour apprendre à apprendre. L'acquis est une quenouille. Le doute, son venin. Je cherche le fil tissé.
(photo prise par un apprenti voyeur, ceci n'est pas un gibet mais un filet de secours)
22:55 21.08.2011 | Lien permanent | Tags : ego trip-e, arts |
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11
jui
ABC...
12:22 11.07.2011 | Lien permanent | Tags : ego trip-e |
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7
jui
Rage neurotrope

je tente incessamment constamment d'identifier ce tropisme qui fait tourner le lait en poudre, je tente, je ressasse la tentation, je crois percevoir, je sens la pointe du couteau sur la langue, les dents sont comptées, je pense que la salive accompagnera le geste de la main, que je cracherai le nom qu'il faut, qu'il me doit, que le corps invite, je pense qu'il arrive, je vise presque, je sens le déluge vrombir, c'est l'incandescence et l'humidité, exactement ce qu'il faut à la réponse pour évacuer le doute, je touche l'annonce, c'est une extase intangible, des plus belles, c'est diurne, une forme d'éclipse, une espèce d'ouverture comme un focus sur lux, je suis imbibée d'auxine, de plancton, de givre, de pois, je suis une bouture, une greffe, un bâton de sourcier, je suis l'élan, geyser de sang, je crois, je croîs, je vois tout, à travers le diaphragme, l'utérus, le grain, inimitable orientation vers la surface, mutine tête au bord de l'eau, en dessous de la clarté, à l'orée d'une forêt sans jugulaire, la tige et la racine s'allient, la pression de turgescence bourre le magma contre mes dermes, ce sera ce qu'il faudra à la vie pour dire oui... et puis, un coup de klaxon anéantit tout, la vitesse reprend son droit, l'urgence réapparait et la ville me tue, à chaque fois. Je retrouve mes pieds entrenoués, et mes seins collés contre le palier du trottoir, l'urine canine au seuil de mes gencives. La ville me pue. Encore une fois. La ville.
15:12 07.06.2010 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : ego trip-e, texte |
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3
jui
"un homme qui dort" (Perec)
« Tu as tout à apprendre, tout ce qui ne s'apprends pas: la solitude, l'indifférence, la patience, le silence ». p62

21:10 03.06.2010 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : lis tes ratures, ego trip-e |
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18
mai
Expo un plus un + guest - vernissage ce vendredi 21 mai dès 18h03
Bon Jour,
L'expo "un plus un" dont je suis joyeusement coupable se vernit vendredi (celui-ci) à partir de 18h03 (Bourse Bruxelles Boulevard Anspach 94-96 1000 Beurs).
En guests, Excellence et moi recevons Un Vrai Semblant (durant les deux mois d'expo) + Jonas Zugzwang en concert à 19h08 (ce vendredi là uniquement mais vous aurez l'occasion de les voir en première partie de Fred Frith aux Ateliers Claus le 27 mai).
Des surprises en papier seront également à vendre au rayon vitrine en verre. (Vous y trouverez notamment quelques exemplaires de la musique adoucit les morts (sorti début mai 2010) & Intérieur Cuir)
Apportez un hard drink, un soft juice, un hard candy ou un sugar daddy mais venez!
(si pas vendredi, deux mois d'expo, ça laisse le temps au vagabondage, à l'errance, à la perdition).
D'autres concerts, performances, interventions, intentions auront lieu durant ces deux mois, restez scotchés.
Au plaisir de vous y VOIR.
Oeillèrement,
Mil' a dit.

10:42 18.05.2010 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : arts, ego trip-e |
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14
mai
celles qui... (merci JR)

"On May Day, just after leaving her fiancé, 23-year-old Evelyn McHale wrote a note. 'He is much better off without me ... I wouldn't make a good wife for anybody,' ... Then she crossed it out. She went to the observation platform of the Empire State Building. Through the mist she gazed at the street, 86 floors below. Then she jumped. In her desperate determination she leaped clear of the setbacks and hit a United Nations limousine parked at the curb. Across the street photography student Robert Wiles heard an explosive crash. Just four minutes after Evelyn McHale's death Wiles got this picture of death's violence and its composure."(Girl jumps to death from Empire State Building, magazine Life du 12 mai 1947, p. 43)
22:19 14.05.2010 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : ego trip-e |
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extrait d'extraits d'extrait
Je ne suis pas convaincu par le terme d'indépendance, auquel je préfère celui de liberté. Dans la question difficile du rapport à autrui et de la place qu'il faut faire aux regards extérieurs, l'indépendance résonne un peu comme un mur qu'on met entre soi et les autres. La liberté me paraît moins figée, car elle consiste non pas - comme on le dit en général - à faire ce qu'on veut, mais à se rendre disponible à autrui, à baisser un peu la garde, à s'ajuster à l'autre, c'est-à-dire négocier la distance qui me sépare d'autrui, savoir être ni trop près ni trop loin. Il y a dans la patience un élément de passivité qui m'est étranger. La confiance est active et tournée vers autrui. Elle est, à mes yeux, ce qu'on peut faire de mieux en matière de rapports humains, dans la mesure où l'empathie est, elle, utopique. Je suis de plus en plus sceptique sur l'aptitude à se mettre à la place de l'autre et à comprendre sa souffrance, mais il reste la confiance, le don de la confiance qui scelle une proximité véritable. La modernité véhicule une idée du bonheur qu'on identifie platement à l'hédonisme ou au bien-être... C'est une définition très pauvre, négative et assez fade, qui résume le bonheur à l'absence de tristesse, à la négation de tout ce qui contrarie le plaisir. La grande, l'infinie différence entre le bonheur et la joie tient en ce que la joie intègre les malheurs, les peines, les difficultés que le bonheur exclut. Être joyeux, c'est assumer la tristesse. Être heureux, c'est la récuser, croire qu'on peut (et qu'on doit) vivre sans elle. Le bonheur est belliqueux, la joie fait la paix. La chance n'est pas une faveur de la fortune, mais elle réside toute entière dans l'aptitude à recevoir le peu qui nous est donné. Alexandre Jollien, Dialogue avec Bernard Campan, Philosophie Magazine, mai 2007
22:05 14.05.2010 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : ego trip-e |
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this time
02:44 14.05.2010 Publié dans Général | Lien permanent | Tags : ego trip-e |
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